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La gestion confiée à la Sogral

10/04/16 - Comme annoncé dans l’une de nos précédentes éditions, la moribonde gare routière de la capitale des Hauts- Plateaux se trouve, depuis mars dernier, sous la coupe de la Société d’exploitation et de gestion des gares routières d’Algérie (Sogral, gérant plus de 60 gares à travers le territoire national). Après avoir réalisé un sommaire audit de ladite infrastructure, n’ayant de gare que le nom, le nouveau gestionnaire de l’espace se lance dans les choses sérieuses. Pour la mise à niveau de la structure, s’étendant sur 40 000 m2  et qui a connu de sérieuses dégradations ces dix dernières années, le nouveau concessionnaire va engager des investissements permettant non seulement la bonne prise en charge du voyageur, de jour comme de nuit, mais aussi la modernisation et l’informatisation de l’outil de travail. Afin de connaître les intentions et les projets du nouveau repreneur, qui vient de parapher un contrat de 10 ans, on a pris attache avec le directeur général de Sogral, Azzedine Boukechida, qui répond en exclusivité à El Watan : «On concevait mal que la gare routière de la deuxième wilaya du pays en nombre d’habitants ne soit pas gérée par Sogral en charge de plus de 60 gares du pays. Je ne vais pas m’étaler sur la situation antérieure de la structure. Une fois le contrat paraphé, nos équipes se sont mises au travail. Avec notre savoir-faire et l’expérience acquise, nous allons relever le défi, d’autant plus que les autorités locales nous accompagnent et ne ménagent aucun effort pour que nous puissions redorer le blason  de la structure pouvant être une importante source financière pour la collectivité.» Concernant  les différentes actions, notamment les plus urgentes, le premier responsable de Sogral estime que l’hygiène, le bien-être et la sécurité du voyageur sont les principaux axes de la feuille de route de la société à Sétif. «Pour pouvoir établir des statistiques fiables sur le mouvement des bus et des voyageurs, l’informatisation est indispensable tout comme la propreté des lieux où le voyageur doit se sentir à l’aise. Comme la gare est fonctionnelle 24h/24h, le renforcement de la sécurité s’impose. Parallèlement aux travaux de peinture et d’électricité, on va installer le wifi à titre gratuit. Comme nous sommes liés par une convention avec Algérie Poste, on compte ouvrir une agence postale au niveau de la gare de Sétif, où les vendeurs à la sauvette n’ont plus leur place. Pour le respect de l’hygiène et  de l’environnement, de  nouveaux contrats vont être signés avec les exploitants qui devront respecter le cahier des charges de Sogral, décidée à faire de cette gare une référence. Avec le système informatique, les gens qui n’exploitent pas les lignes seront identifiés et démasqués. On va pour la première fois depuis la création de cette gare pouvoir déterminer le chiffre d’affaires des transporteurs qui devront désormais payer des impôts», précise notre interlocuteur, n’ayant pas oublié de souligner que les gares de Aïn Oulmène et d’El Eulma sont, elles aussi, gérées par Sogral qui s’attend  à  la résistance des adeptes de l’ordre établi.    

Barrage de Aïn zada à Sétif : Le taux de remplissage a atteint 71%

07/04/16 - Le premier trimestre de l’année en cours a été marqué par l’abondance de la neige et d’importantes quantités de pluie. Ces apports ont permis au barrage de Aïn Zada, alimentant en eau potable les populations des wilayas de Sétif et de Bordj Bou Arréridj, d’augmenter  son  volume  de remplissage pour enregistrer un taux des plus appréciables. Ainsi, les apports enregistrés ces derniers mois ont atteint 86 millions de m3 pour une capacité de 125 millions de m3, soit un taux de remplissage global de 71%. Selon un cadre de la direction des ressources en eau de la wilaya de Sétif, ce taux peut évoluer, puisque la neige qui occupe actuellement de grandes surfaces des sommets des montagnes environnantes va, une fois fondue, prendre le chemin du barrage via oued Bousselam. Il convient de préciser que l’année dernière le taux de remplissage du barrage en question avait dépassé les 100 millions de m3. En dépit de la baisse, les gestionnaires de ressources hydriques gardent espoir. Concernant le volet des grands transferts devant régler le problème d’alimentation en eau potable d’un million de personnes et l’irrigation de plus de 35 000 hectares, notre interlocuteur révèle que le taux d’avancement des travaux du barrage de Maouane avoisine les 80%. Alors que celui de Draâ Diss, se trouvant non loin de Tachouda, est freiné par des problèmes techniques. Pour étancher leur soif et voir l’eau couler dans les  robinets  H24, les Sétifiens devront donc prendre leur mal en patience. D’un autre côté, les 12 retenues collinaires sur les 17 existantes sont remplies à 100%. Au grand bonheur des agriculteurs de la région, qui se frottent les mains. D’autant plus que la saison est sauvée. Le directeur des services agricoles de la wilaya (DSA), Ali Zerarga, le dit d’ailleurs : «Dieu merci, le spectre de la sécheresse est dépassé. Les nouvelles précipitations du mois d’avril ont redonné de l’espoir aux professionnels du secteur tablant cette année sur des résultats positifs. Il est prématuré de parler de chiffres, mais on espère que la prochaine récolte sera meilleure». Les services de la météo de l’aéroport de Sétif connaissant des travaux de rénovation depuis ce vendredi, par la voie d’Ahmed Benothmane confirment la tendance : «Durant le mois de mars, nous avons enregistré 66 mm de pluie. Un taux supérieur à la moyenne. En plus des 22 mm enregistrés au début du mois d’avril, on prévoit pour ce week-end des averses  qui feront l’affaire du monde agricole.»                       

Cacophonie autour de la durée de fermeture

31/03/16 - L’aéroport du 8 Mai 1945 de Sétif cessera toute activité le 1er avril à 0 heure. L’établissement, qui fête à l’occasion 14 années d’existence, fermera ses portes pour le renforcement de la piste sur une longueur de 2400 m.  Celle-ci ne peut  plus supporter le poids d’un Boeing 737/800 transportant 162 passagers. Appréhendée, cette fermeture causera d’innombrables désagréments aux voyageurs, obligés de transiter par les aéroports de Béjaïa, de Constantine et pour beaucoup d’entre eux par l’aéroport d’Alger. On compte aussi parmi les victimes de cette fermeture les agents contractuels de la compagnie Aigle Azur, qui se retrouvent désormais au chômage technique. Les concepteurs de la «rénovation» n’ont pas pensé à ces gens et aux locataires, obligés de mettre la clé sous le paillasson des mois durant. Faute d’une bonne communication, la compagnie précitée a été, nous dit-on, contrainte d’arrêter ses vols sur Sétif, le 15 mars dernier. Afin d’entamer les travaux dans les délais, l’on apprend que l’entreprise chargée de l’opération devra boucler l’installation du chantier ce week-end. Ayant fait couler beaucoup d’encre, la question de la durée des travaux fait l’objet d’un contentieux entre le maître de l’ouvrage et l’entrepreneur. Ce dernier aurait refusé de parapher un nouveau contrat stipulant la fin des travaux dans un délai ne dépassant pas les 4 mois au lieu des 10 mois prévus initialement. Pour officialiser la revue à la baisse de la durée des travaux et permettre, le cas échéant, aux compagnies aériennes (Aigle Azur, Air Algérie, Tassili Airlines et Atlas Atlantique Airlines) desservant l’aéroport de Sétif de se redéployer, le ministère des Travaux publics aurait instruit la direction des travaux publics afin de revoir certains points du contrat, notamment celui relatif à la durée. Selon certaines indiscrétions, l’entreprise aurait opposé un niet . Et dire que son patron avait officieusement promis au wali de boucler l’opération avant fin juin prochain. Afin d’avoir de plus amples informations, on a essayé de connaître le son de cloche de la direction des travaux publics, de l’entreprise en charge des travaux pour un montant de 600 millions de dinars, en vain. Elément important dans l’équation, la direction des transports de la wilaya s’est inscrite, elle aussi, aux abonnés absents. Il convient de souligner qu’en matière de communication, la wilaya de Sétif ne répond plus aux sollicitations de la presse à la quête d’une information officielle. En plus de la réhabilitation de la piste, l’opinion publique voudrait avoir une idée sur le sort réservé à l’extension de la piste à 3200 m et à l’histoire de la nouvelle aérogare «frappée» par le gel de la nouvelle aérogare. Au moment où une opération similaire à celle de l’aéroport d’Oran obtient une dérogation, l’installation de l’ILS (Instrument-Linding-Système), faisant défaut à l’aéroport du 8 Mai 1945 est toujours d’actualité. Pour son efficacité, aucun obstacle ne doit exister entre l’ILS et la piste. Son installation nécessite, nous dit-on, la déviation de la route Timelouka-Aïn Arnat. Les autorités locales, ne jugeant pas utile de  répondre à des journalistes, vont-elles prendre le taureau par les cornes et éclairer par là même les lanternes de l’opinion publique ? La question  est posée.                                                                                             

Le célibat forcé de 6 frères

30/03/16 - Pour un petit problème de logement à Sétif où pourtant des milliers d’appartements de différents segments ont été distribués ces dix dernières années,  six frères âgés respectivement de 27, 30, 31, 34, 43 et 44 ans, dont un handicapé, n’ont toujours  pas pu mettre un terme à un pesant  célibat. A  cause  d’un toit leur tournant le dos depuis de longues  années, les six malheureux  frères  ne savent plus à quel saint se vouer. D’autant que leurs demandes de logement locatif public (LPL) ou social participatif (LSP) ne sont jamais arrivées à bon port. Contrairement à beaucoup d’attributaires, ces malheureux n’ont pas bénéficié d’un «coup de pouce» qui aurait pu mettre fin à leur calvaire. N’ayant pas le choix, ils sont encore et toujours pris en charge par leur vieille mère de 65 ans qui partage avec eux un minuscule F3 de la cité des 1006 Logements de Sétif où toutes les portes se ferment au nez des frères H. Avant de pouvoir exposer leur supplice aux responsables  la capitale des Hauts Plateaux, les frères H. ont déposé, en 2009, deux dossiers  dans le cadre du LSP. Un segment qui a pourtant redonné de l’espoir et du sourire à des milliers de familles sétifiennes. A l’exception des frères H. dans l’obligation de prendre leur  mal en patience et de différer le «divorce» avec le célibat à une date ultérieure. Ne voyant rien venir, ils postulent pour un LPL en 2014. Cette nouvelle démarche  ne reçoit pas le résultat escompté. Sollicité à maintes reprises pour l’envoi d’une  commission d’enquête afin de connaître de visu leur situation, le chef de daïra (peut importe s’il s’agit de l’ancien ou du nouveau) ne donne pas suite à leur doléance. En ultime recours, ils envoient deux lettres, trois demandes d’audience et deux télégrammes au wali de Sétif, le dernier transmis le 15 mars 2016. S’apparentant à des SOS, ces correspondances restent lettre morte, au grand désappointement de ces malheureux célibataires  au bord de la  déprime. «En plus de l’indifférence de l’administration qui n’a pas voulu prendre en considération nos demandes d’achat de logement LSP, des personnes nous font  barrage pour qu’on ne puisse pas exposer notre problème au wali de Sétif, inaccessible pour les  petites gens comme nous. Trouvez-vous normal que 6 gaillards, dont malade un mental, demeurent en 2016 à la charge d’une vieille femme ?» s’interroge Amirouche H. qui interpelle le chef de l’exécutif de la wilaya pour non seulement prendre en charge leur problème, mais démanteler ces «barrages» en costume qui empoisonnent la vie à  tout  citoyen  demandant audience au wali …

Attallah Rabah honoré

28/03/16 - Samedi après-midi, un hommage particulier a été rendu à l’ancien président du MCEE, Attalla Rabah, communément appelé Ripol par l’association de  la wilaya de Sétif pour l’environnement et le développement de la ville. La  cérémonie, organisée au centre culturel Djilani Embarek en présence d’anciens joueurs, de dirigeants et de supporters, s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse et bon enfant. Au-delà de l’hommage qui lui a été rendu après toutes ces années de silence et d’oubli, c’est surtout pour le sacrifice consenti durant plus de quatre décennies au service de son  ce club. Et ce, au détriment de sa famille et de sa santé. Durant toutes ces années, l’homme incarnait les valeurs humaines et la disponibilité au service de cette équipe à laquelle il est resté attaché pour toujours. Le doyen des dirigeants eulmis, âgé aujourd’hui de 83 ans et de santé fragile puisqu’il a été victime d’un AVC en début de l’année, lutte  courageusement  contre sa maladie. En dépit de son état de santé,  il a tenu à être présent à cette rencontre. Ripol est venu en chaise roulante accompagné des membres de sa famille ainsi que de dizaines d’amis et fidèles compagnons. Ce fut un moment de grande émotion pour lui de retrouver tout ce monde. Les yeux embués de larmes, l’ancien  président de babiya  n’a pu se retenir, il était inconsolable. L’émotion a été très forte pour le vieux dirigeant qui ne s’attendait pas à cette reconnaissance après toutes ces années d’oubli et de marginalisation. Passé ce moment d’émotion, le président de l’association, Djellas Rabah, a, dans une courte intervention, mis l’accent sur le parcours de plus de 45 ans de Attallah Rabah, tout en soulignant l’indifférence et la marginalisation de l’homme par les responsables qui se sont succédé à la tête du club malgré tous les sacrifices consentis pour le MCEE. Ce fut ensuite la remise des présents en guise de gratitude et de reconnaissance. Il convient de noter l’absence des dirigeants actuels du MCEE qui ont été pourtant conviés à prendre part à la cérémonie…    

8 morts depuis le début de l?année

24/03/16 - Les intoxications par le monoxyde de carbone continuent de faire des ravages du côté des Hauts-Plateaux sétifiens,  où l’on a enregistré depuis le début de l’année 2016 pas moins de 8 décès pour 150 personnes secourues. Rien que pour le mois de mars en cours, 3 cas d’asphyxie ont été signalés dans différents coins de la wilaya. Soulignons que le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore, insipide et non irritant, ce qui rend sa détection difficile. On doit en outre savoir que ce même gaz avait fait à Sétif 15 morts en 2014 et 20 en 2015. Des statistiques alarmantes, d’où l’importance de la prise en charge de ce volet pour la préservation de la vie des citoyens. Afin d’avoir une idée sur les causes de ce problème qui prend des proportions alarmantes, nous avons pris  attache avec le responsable de la communication au niveau de la Société de distribution de l’électricité et du gaz de Sétif (SDE), Khalil Hedna, qui explique : «Défaillants ou mal installés, le chauffe-eau, la chaudière et le chauffage à gaz sont les premiers responsables de ces intoxications. Celles-ci résultent particulièrement d’une mauvaise combustion. La mauvaise ventilation des locaux, l’utilisation d’équipements domestiques (chauffe-eau, chauffage...) contrefaits et le manque d’entretien, sont les autres causes de ces accidents, qui continuent malheureusement à faire des ravages». Notre interlocuteur va plus loin en responsabilisant et le citoyen et les entreprises de construction de logement : «Dans bon nombre de cas, l’intoxication au monoxyde de carbone est indirectement provoquée par l’inconscience du citoyen. Ce dernier se permet de procéder au changement d’équipements contrôlés préalablement par nos services bien avant l’installation d’un compteur. Certains vont jusqu’à installer des appareils de chauffage dans les chambres et le chauffe-eau dans les cuisines ou salles de bain. D’autres optent pour des appareils de chauffage (appareils à filtres) sans évacuation. Pourtant contre-indiquée, l’utilisation de tuyaux en aluminium est monnaie courante. Le ramonage de la cheminée est éludé. A cause de cheminées obstruées, la SDE qui ne veut pas mettre en danger la vie des citoyens, n’a pas voulu signer dernièrement le procès-verbal de réception de logements publics locatifs à Aïn Azel, Bir El-Arch et Aïn Lagradj. La position de la SDE n’a pas plu à certains intervenants dans ces projets. Afin de prévenir les citoyens sur les dangers encourus, la SDE lance une nouvelle campagne de sensibilisation. On recommande de vérifier les installations domestiques de gaz et d’électricité. On conseille par ailleurs de vérifier et d’entretenir les installations. Nos agents incitent les citoyens à respecter les conditions d’utilisation de l’énergie gazière et d’exiger de leur fournisseur une facture et un certificat de garantie de l’appareil. Nous recommandons aussi d’opter pour les appareils produits localement disposant non seulement d’un très bon rapport qualité prix, mais aussi d’une traçabilité», précise le cadre de la SDE.

Les restaurateurs ambulants d?El Eulma dans l?incertitude

24/03/16 - Les restaurateurs ambulants, au nombre de 27, activant au niveau de la commune d’El Eulma,  sont dans l’expectative et ne savent plus quoi faire depuis l’interdiction d’exercer qui leur a été signifiée. Une mesure prise par la commune dans le cadre de la campagne d’assainissement et de lutte contre le commerce informel, et ce, conformément à l’arrêté du wali n°15/5013 du 7 décembre 2015, interdisant toute activité aux commerçants non sédentaires, leur installation dans les lieux publics, trottoirs places publiques, espaces verts, devant les mosquées et les marchés publics. Par lettre du 8/2/2016, les intéressés ont saisi le P/APC d’El Eulma, lui demandant l’autorisation de reprendre leur activité au niveau de leur emplacement habituel. Dans sa réponse en date du 15 février 2016, dont une copie est en notre possession, le maire a rappelé les dispositions prises par le wali dans le cadre de la lutte contre le commerce informel. Toutefois, il leur a fait savoir qu’ils peuvent exercer leur activité dans des lieux où ils ne peuvent pas gêner la circulation ni porter préjudice au commerce fixe comme le marché hebdomadaire, programmé le  dimanche, à  proximité du stade Messaoud Zeghar, le jour des rencontres de football, et les circuits d’auto-école. Cette réponse est selon eux, pénalisante et les oblige à chômer le reste de la semaine. D’autant plus que certains d’entre eux ont consenti des crédits et aides auprès de l’Ansej. En attendant qu’une solution soit trouvée à leur préoccupation les marchands ambulants veulent en ultime recours saisir le wali.                  

Le camion de distribution de viandes intercepté

23/03/16 - Le camion de transport et de livraison de viandes provenant de l’abattoir en vue de leur distribution à l’ensemble des bouchers de la ville a été intercepté lundi dernier au niveau de l’intersection Bazer-Sakhra à El Eulma , juste à sa sortie de l’abattoir, par les éléments de la brigade de gendarmerie en faction sur les lieux. La vérification qui s’en est suivie a permis aux gendarmes de constater l’absence totale de système de refroidissement. Immédiatement, le véhicule avec son chargement a été conduit à la brigade où il a été immobilisé. Après la procédure d’usage, la gendarmerie a saisi les bouchers concernés par cette marchandise pour son enlèvement par leurs propres moyens et ce n’est que vers 17h30 que le véhicule a été libéré avec interdiction de l’utiliser avant l’installation du système de refroidissement. Il convient de rappeler que ce problème a déjà été rapporté dans un précédent papier sans que la commune propriétaire du véhicule en cause remédie à cette grave carence aussi bien pour les bouchers que pour les consommateurs. La municipalité qui ne manque pas de moyens va-t-elle cette fois prendre les mesures idoines ? La question est posée. 

La bureaucratie «achève» la polyclinique de Tala Ifacen

22/03/16 - A l’origine du blocage et de l’annulation de nombreux et importants projets de développement et d’utilité publique, la bureaucratie continue à faire des ravages du côté des Hauts-Plateaux sétifiens, où la population s’explique mal la manière de faire , ou plutôt les deux poids, deux mesures des décideurs. Le cas de la polyclinique de Tala Ifacen (chef-lieu de commune situé 60 km au nord-ouest de Sétif) en est l’exemple parfait. Inscrite en 2012, la structure devant  répondre aux besoins sanitaires de la population et rapprocher les soins de base du citoyen, plus particulièrement celui des zones enclavées, la réalisation de la polyclinique est bloquée pour un problème de réévaluation. Le dossier est donc  «ballotté» d’un bureau à un autre, au grand désappointement des citoyens de la localité pointant du doigt l’aléatoire couverture sanitaire assurée par quatre salles de soins. «La réalisation et l’équipement d’une polyclinique à Tala Ifacen pour une autorisation de programme de 116 millions  de dinars a été notifiée en 2012. A cause d’un problème de réévaluation de 40 millions de dinars, l’opération n’est toujours pas lancée. Ce retard pénalise les malades et les parturientes d’une commune de 25 000 habitants. Evacuées vers les hôpitaux de Bougaâ ou Sétif, les parturientes de la région sont obligées, le plus souvent, d’accoucher en cours de route, non sans risques», souligne Lyazid Bouandas, le P/APC de Tala-Ifacen. Afin de connaître le son de cloche de l’administration concernée, on a pris attache avec le directeur de la population et de la santé de Sétif, Abdelkader Baghdous, qui nous a dit : «Ce dossier est complètement ficelé. Pour entamer les travaux, on n’attend que la réévaluation de l’opération par le ministère des Finances.» N’étant pourtant pas une affaire d’Etat, l’opération fait depuis plus de deux années  l’objet de bon nombre de correspondances entre la wilaya de Sétif et la direction générale du budget du ministère des Finances (El Watan détient une copie du dossier), en vain. Pour débloquer la situation, la wilaya a, à travers la correspondance transmise en mai 2015 à la direction générale du budget,  annulé certaines opérations. La énième démarche qui vient d’être appuyée par l’intervention du député Salah Dekhili, ayant dernièrement interpellé le ministre de la Santé et de la Population, Abdelmalek Boudiaf, fait le moins que l’on puisse dire du surplace, au grand désarroi des gens de la lointaine Tala Ifacen, assommée par une bureaucratie à la peau dure.    

Sétif : La forêt de Chouf Lekdad victime du déboisement

22/03/16 - Véritable poumon de la cité et lieu de prédilection des randonneurs, des adeptes de footing, de marche et de parties de football, la forêt récréative de Chouf Lekdad,  jouxtant le complexe Lahmar Cherif, de l’entreprise Eriad-Sétif, fait actuellement l’objet d’un déboisement, au grand dam des habitués des lieux. Sans crier gare, des mains s’adonnent depuis un certain temps à l’abattage d’arbres. «L’un des rares endroits à Sétif où l’on pouvait faire une activité sportive et se dégourdir les jambes est inexplicablement attaqué à la tronçonneuse, arrachant des arbres- cœur de l’espace qui n’avait pas besoin de ce coup de masse. Attendant avec impatience la réhabilitation qui a été sans nul doute renvoyée aux calendes grecques, les gens sont ahuris de constater les dégâts causés à la forêt transformée en champ de patates», pestent rageusement des joggeurs s’expliquant mal la manière de faire des responsables de l’opération. Laquelle opération fait très mal à un environnement, déjà malade. Contacté pour avoir sa version des choses, le P/APC de Sétif est étonné d’apprendre une telle chose. Avant de répondre, il prend le soin de vérifier: «Effectivement, l’opération en question ne touche pas les arbres malades. Comme le tracé des grands transferts d’eau traverse la forêt, les chargés du projet sont dans l’obligation d’abattre  ces arbres», a expliqué le premier magistrat de la cité. Pour les usagers du site, la réponse du maire est loin d’être convaincante : «Au lieu de porter atteinte à un site d’une incommensurable portée écologique, les chargés du projet ont, le moins qu’on puisse dire, opté pour la solution de facilité et la moins coûteuse financièrement. La préservation de l’écosystème et des aires de repos et de divertissement du citoyen lambda n’est pas une priorité pour eux. Comme l’avis du citoyen demeure négligeable, les responsables concernés n’ont pas jugé utile de connaître notre avis sur le sujet…», tonnent nos interlocuteurs obligés, la mort dans l’âme, de constater l’ampleur des dégâts et la mort lente de la forêt.     

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