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Le procès de l?affaire de la Laiterie Numidia reporté

12/11/14 - Le procès, tant attendu de l’affaire de la Laiterie Numédia a été, encore une fois reporté au 16 décembre prochain. La décision de ce report est intervenue, suite à la défection de plus de la moitié des témoins sur un total de trente, dont l’un d’eux a été victime d’un accident de la circulation en se rendant à ce procès, information fournie par son défenseur, hier, au pôle judiciaire de Constantine. Pour rappel, 23 employés de la laitere, dont le directeur, ont été cités dans ette affaire qui remonte à 2010. Une enqûete de la gendarmere nationale avait révélé un préjudice de 20 milliards de centimes causé par des détourements de deniers publics et autres procédés criminels. Des commerçants et des responsables de l‘administation sont également impliqués.

Retrait du permis de conduire, le cauchemar continue

12/11/14 - Ils étaient vingt, puis trente pour atteindre plus d’une cinquantaine de personnes agglutinées en face des trois guichets destinés à prendre en charge le renouvellement des permis de conduire, hier, au siège de la daïra d’El Khroub. En face, il n’y avait, malheureusement qu’un jeune fonctionnaire, se débattant comme il pouvait, pas seulement pour solutionner les problèmes des citoyens, mais surtout pour contenir leur colère qui s’accentuait à mesure que les minutes s’égrènaient. Selon un citoyen, revenu pour la énième fois actualiser son récépissé de dépôt, cette situation dure depuis plus de quinze mois du fait qu’au niveau national, la mise en pratique du nouvel imprimé du permis de conduire n’a pas abouti et rien d’officiel n’est parvenu à ce jour. Il nous dit : «Je suis un routier et cette pièce est très importante pour moi et à chaque fois que je me présente à ce guichet, il me faut presque une matinée pour renouveler mon récépissé de dépôt, ce qui me révolte davantage, c’est que l’administration, consciente du déficit en personnel, n’a toujours pas renforcé ce service, laissant le citoyen livré à lui-même au même titre que le pauvre fonctionnaire qui doit gérer une situation, à la limite de ses capacités». En effet, nous nous sommes rendus auprès du chef de service pour en savoir plus. «Effectivement, c’est un service géré par un seul fonctionnaire pour une population estimée à plusieurs centaines de milliers au regard des communes qui nous sont rattachées; nous avons demandé l’ouverture de postes budgétaires auprès de la wilaya, mais la demande est restée sans suite et nous ne pouvons que nous résigner devant une telle situation», nous dira-t-il. Cela semble plausible, mais il est quand même navrant qu’au niveau de cette daïra, les responsables n’ont pas pris des mesures internes pour permettre à ce service de souffler un tant soit peu.     

Incidence et coût privé du cancer du sein

12/11/14 - Le coût unitaire global du cancer du sein, selon cette étude, dépasse en moyenne le chiffre de un million de dinars. L’association d’utilité publique Waha vient d’éditer une seconde brochure de vulgarisation dédiée au cancer du sein dans la wilaya de Constantine. Cette brochure intitulée : les indispensables de Waha est destinée à un large public et dont les auteurs, experts dans leur domaine de compétence font le point sur une question. Après un premier numéro consacré à la lutte contre le tabagisme, cette seconde publication a ciblé, cette fois-ci, le cancer du sein, son incidence, ainsi que le coût privé de la maladie. Il s’agit, en fait, de deux études élaborées respectivement par le Pr. Nezzal et Abdelkrim Benarab. La première étude a révélé une incidence de 39,38 nouveaux cas de cancer pour 100 000 femmes âgées de plus de 15 ans d’après une projection pour l’année 2014 concernant la wilaya de Constantine. Une incidence qui donne à penser, selon l’étude, que le nombre de nouveaux cas de cancer du sein pour 2014 serait compris entre 162 et 247. Par ailleurs, dans le cadre d’une projection (période 2013-2018), il est apparu, selon l’âge, que 57 % de jeunes femmes âgées entre 15 et 44 ans sont atteintes du cancer du sein. Outre cela, l’étude a également mis en évidence la place prépondérante du cancer du sein chez les femmes âgées entre 30 et 74 ans. Ce même registre met, hélas, en exergue des statistiques alarmantes s’agissant du taux de survie des malades atteintes du cancer du sein. Ce taux, de l’ordre de 39 %, est jugé très bas par rapport à ceux d’Europe (il est de plus de 80 %) et signifie que 61 % des femmes cancéreuses décèdent durant les 5 années suivant le diagnostic. Selon l’étude, il est «le reflet tragique des conditions de prise en charge qui prévaut dans nos structures de santé. C’est une double tragédie que vit la femmes atteinte du cancer du sein : sa maladie ainsi que les inqualifiables conditions de prise en charge de sa maladie». Dépenses tous azimuts La seconde étude, quant à elle, porte sur le calcul des coûts privés du cancer du sein, autrement dit les dépenses engagées par les malades ou leurs familles pour payer leurs soins que ce soit dans une structure publique ou privée. L’auteur de l’étude précise, à cet effet, que l’acte chirurgical coûte à une malade 10 000 DA et peut atteindre parfois la somme de … 900 000 DA. Quant au coût de la radiothérapie, il oscille entre 100 000 DA et 390 000 DA, sachant que les séances nécessitent un matériel lourd et font appel à un savoir-faire spécifique. Autres frais privés que doit notamment débourser les malades ou leurs familles : l’imagerie (mammographie, IRM), autres examens radiographiques ainsi que les analyses médicales, dont le coût moyen unitaire reste, selon l’étude, relativement faible en comparaison avec les deux types de dépenses précédemment évoqués. S’agissant des coûts indirects liés au régime alimentaire, le coût moyen s’avère exorbitant d’autant que la cherté du régime repose sur le type de produits consommés notamment l’absorption de trois litres de miel par mois en plus du poisson et des fruits. Et s’il faut également ajouter les frais de transport et d’hôtellerie, le coût unitaire global du cancer du sein en Algérie serait de l’ordre de 1.094.769,80 DA. Bien entendu, la radiothérapie occupe la première place du classement en matière de coût. Il est à souligner, enfin, qu’en plus de ses publications vulgarisées, visant à sensibiliser un large public sur la nécessité d’un diagnostic régulier et permanent, Waha, association venant en aide aux malades atteints du cancer tente, depuis sa création, il y a trois ans, de concrétiser ses objectifs: créer une maison d’accueil pour les cancéreux et leurs familles (Dar Waha) et développer des actions soutenues et adaptées envers les malades. Cette structure, dont les travaux ont été entamés, sera édifiée à la nouvelle ville Ali Mendjeli, sur une assiette de 6 000 m2 et sera composée de cinq bâtiments appelés à accueillir les malades cancéreux et leurs proches ne résidant pas sur le territoire de la wilaya de Constantine. Si les travaux avancent normalement, la structure devrait être opérationnelle d’ici fin 2015.

Le réveil tardif des élus de l?APW

12/11/14 - La visite hebdomadaire qu’effectue régulièrement le wali sur les chantiers des projets de la manifestation culturelle de 2015 a été marquée, hier, par la présence de pas moins de douze élus de l’APW. En effet, cette première est intervenue, suite à l’intervention de deux élus de cette même assemblée, ayant manifesté, lors de la dernière plénière, leur intérêt de s’impliquer activement dans la préparation de l’évènement précité, non sans pointer du doigt leur président qui semble en être le principal obstacle. Il est impératif pour nous de s’informer de tout ce qui touche notre wilaya ; on est là pour cela et on doit s’impliquer plus, surtout pour cet évènement qui semble nous échapper. Nous avons un grand retard à combler, surtout que beaucoup de problèmes retardent significativement les chantiers.», nous a déclaré l’élue RND, Soumeya Abdellaoui.

L?évasion spectaculaire de Benboulaïd

10/11/14 - L’évènement a été un coup très dur pour les autorités françaises. Le jeudi 10 novembre 1955 à 18h30, les sirènes de la prison du Coudiat sont  déclenchées. Les bruits atteignent tout le centre-ville de Constantine. L’établissement se trouve à quelques dizaines de mètres de la place de la Pyramide. L’information fait le tour de la ville comme une traînée de poudre : Mustapha Benboulaïd s’est évadé. Un évènement qualifié de spectaculaire et même de sensationnel par la presse française de l’époque et qui révèle le génie de Mustapha Benboulaïd. Arrêté à la frontière libyenne au mois de février 1955, alors qu’il était en mission pour ramener des armes, le chef charismatique de la région des Aurès a été condamné à la peine capitale en septembre 1955 par le tribunal militaire de Constantine. A la prison du Coudiat, il n’avait qu’une seule idée en tête : s’évader. Après avoir recueilli toutes les informations sur la prison, Benboulaïd se rendit compte que la cellule collective du rez-de-chaussée, où se trouvaient les 30 détenus, tous condamnés à mort, est mitoyenne d’un débarras qui s’ouvre sur une petite cour intérieure. Les deux locaux de la prison se trouvent du coté de la rue de Généraux Morris (actuelle rue Benlazrag Brahim). Le plan commence à se dessiner : il suffit de desceller la dalle de ciment et creuser un tunnel pour rejoindre le débarras jouxtant le dortoir. C’est ainsi qu’on a commencé à creuser au début du mois d’octobre 1955. Un travail de longue haleine qui durera 28 jours.  Le tunnel s’ouvre sur le débarras où se trouvent entreposés des ballots de crin et du matériel de couchage. Rien de plus simple que de fabriquer une échelle, en assemblant trois lits, attachés avec des bandelettes de toile découpées des draps. Onze détenus prennent la fuite Le jour de l’évasion a été choisi : le jeudi 10 novembre 1955, après le tirage au sort effectué par Benboulaïd pour choisir les détenus qui sortiront les premiers. L’heure a été fixée juste après 17h. C’est le moment où les gardiens quittent la prison pour rentrer chez eux. Il n’en resta plus que trois gardiens. L’un à la porte d’entrée, et deux autres pour effectuer les rondes. Les détenus commencent à passer dans le tunnel. Dans le débarras, la serrure céda rapidement et la porte s’ouvre sur la petite cour intérieure. Il n’y a aucun gardien. Les ballots de crin adossés au mur intérieur servirent à le grimper. Une fois sur le mur, ils le traversèrent jusqu’à la partie située en face de l’ex-rue Stephane Gsell (aujourd’hui la station Benabdelmalek du tramway). Un lieu désert et mal éclairé, avec une piste impraticable. Les évadés se servent de l’échelle comme d’une passerelle pour franchir le vide surplombant le chemin de ronde séparant les murs intérieur et extérieur. Au passage du 12ème évadé, la passerelle s’est effondrée. Celui qui passait à ce moment était Saïd Chouki. Il sera trouvé entre les deux murs avec une jambe cassée. Onze détenus ont réussi à descendre le mur extérieur et prendre la fuite. Le premier était Mohamed Laifa, suivi de Mustapha Benboulaïd, Tahar Zebiri, Brahim Taibi, Mohamed Beziane, Hocine Arif, Hamadi Krouma, Ahmed Bouchemal, Lakhdar Mechri, Slimane Zaidi et Ali Haftari. Les 19 autres détenus, descendus dans le chemin de ronde se sont trouvés enfermés. Ils regagneront la porte du garage, près de l’entrée de la prison où ils se sont rendus. Ils seront reconduits vers leur cellule. Les recherches déclenchées pour retrouver les évadés n’en donneront rien. Le coup a été très dur pour les autorités françaises. Dans son édition du samedi 12 novembre 2014, La Dépêche de Constantine a révélé qu’en se rendant à la prison, le préfet de Constantine, Pierre Dupuch, a été choqué à la vue du trou creusé dans la cellule. Les premières mesures tombèrent. Louis Maudru, directeur de la prison du Coudiat, et Louis Bernardino, surveillant-chef, ont été relevés de leurs fonctions et mis sous mandat de dépôt pour négligence grave dans l’accomplissement de leur service. Ils ont été écroués dans le même établissement. Les sanctions ont touché Mr Augusti, directeur de la Circonscription pénitentiaire de Constantine, qui a été relevé de ses fonctions. La nouvelle de l’évasion ne sera pas publiée le lendemain dans la presse sur ordre des autorités « pour ne pas alerter les complices qui auraient pu aider les évadés ». La nouvelle ne fut donnée que le samedi 12 novembre 1955. Les 19 autres détenus seront transférés en janvier 1956 vers la prison de la Casbah, où les exécutions à la guillotine furent entamées dès le mois d’août 1956.

Le retour du « tueur silencieux »

09/11/14 - Les wilayas qui ont enregistré le plus grand nombre d’asphyxies par le monoxyde de carbone sont Alger, Sétif, Biskra, Constantine, Chlef et Bordj Bou Arreridj. La première incursion du froid en cette saison automnale, avec en toile de fond une pluviométrie appréciable, a vite fait vie de mettre en avant le gaz et les risques inhérents à son utilisation. Comme à l’accoutumée, l’équation froid-fuite de gaz revient tel un leitmotiv et en dépit des campagnes inlassables des services de la SDE, le monoxyde de carbone «résiste» et s’invite souvent dans de nombreux foyers entrainant parfois l’irréparable. Mauvais branchements, cheminées obstruées, installations vétustes, flexibles périmés, absence totale d’aération, mauvais choix de l’emplacement du chauffe-bain, représentent autant de paramètres susceptibles de provoquer un drame, d’autant que le monoxyde de carbone ne pardonne pas généralement. Cette année encore, la SDE revient à la charge pour sensibiliser la population puisque l’on annonce d’ores et déjà le lancement d’une campagne visant 7 000 foyers, essentiellement du côté de la nouvelle Ali Mendjeli et des cités situées dans les communes d’El Khroub, Didouche Mourad et Zighoud Youcef. Il est également question de dépêcher des agents de la SDE au niveau des résidences universitaires pour alerter quant au risque majeur de l’utilisation des bombonnes de gaz dans les chambres. Cela dit, en dépit des tentatives de la direction de la SDE,  «déterrant» au début de saison hivernale sa campagne anti-fuite de gaz, force est de constater que cette campagne soutenue n’a pas vraiment abouti aux résultats escomptés. Comment donc arriver à amorcer réellement une baisse du nombre d’accidents lié aux fuites de gaz ? La SDE devrait peut-être repenser sa politique de sensibilisation à même d’inverser la tendance. Durant les années 2012 et 2013, 13 décès ont été enregistrés sur  le territoire de la wilaya de Constantine. Heureusement les agents de la Protection civile ont réussi à sauver plus de 70 personnes au cours de cette même période. Un chiffre important qui renseigne sur la gravité de la situation nécessitant une mobilisation tous-azimuts d’autant qu’il s’agit là d’un problème d’ordre national, car la généralisation du raccordement en gaz naturel a été accompagnée par l’accroissement des accidents liés à l’inhalation du monoxyde de carbone. En 2012, en effet, pas moins de 150 personnes ont trouvé la mort à travers le territoire national. Des familles entières ont été décimées, asphyxiées par le monoxyde de carbone lequel, estime-t-on du côté de la Protection civile, sévit essentiellement entre les mois de novembre et février. On estime également que les wilayas qui ont enregistré le plus grand nombre d’asphyxies par le monoxyde de carbone sont Alger, Sétif, Biskra, Constantine, Chlef et Bordj Bou Arreridj. Par ailleurs, il est bon de rappeler que la saison du froid connait aussi une augmentation inquiétante du nombre de compteurs d’électricité qui prennent feu. Fin septembre, un incendie s’est déclaré dans la niche renfermant des compteurs électriques, dans un immeuble de la cité H’richa Amar, dans la commune de Aïn Smara, réduisant en cendres les 10 compteurs qui s’y trouvaient.  

Duel à l?APC

05/11/14 - Alors que la ville croupit sous les déchets ménagers, que les travaux dits de réhabilitation étouffent les citoyens par les poussières à l’instar d’une circulation automobile démentielle sur toutes les artères de la ville, le premier magistrat de la ville s’évertue plutôt à régler ses comptes avec un élu de la même obédience partisane pour consacrer toute une matinée à tenir une commission de discipline, qui s’est soldée par un timide avertissement à son détracteur, Mourad Barka. Une gestion qui révèle, si besoin est, le peu d’intérêt accordé aux affaires de la ville qui accuse d’énormes retards à tous les plans et pour qui, les élus, s’affairent à d’autres occupations, plus personnelles et carriéristes au grand dam des citoyens qui accusent le coup, bien malgré eux.

Des toilettes publiques japonaises pour la ville

05/11/14 - Durant plusieurs années, l’APC n’a jamais pensé doter la ville de ce genre d’installations, mais il a fallu cet évènement pour s’en rendre compte. Les services de la municipalité de Constantine s’apprêtent à contracter un marché avec une société privée nippone pour la livraison et l’installation de toilettes publiques en préfabriqué. Et pour accélérer les procédures administratives inhérentes à cette opération, l’APC a été autorisée à recourir au fameux système de gré à gré, qui a pignon sur rue ces derniers temps à l’occasion de la préparation du rendez-vous culturel de 2015. Une importante enveloppe financière de l’ordre de 36 millions de dinars va être dégagée par la municipalité pour l’installation de 6 toilettes publiques qui seront implantées à divers endroits de la ville (centre-ville, aux alentours du CHUC, cité Daksi…), avons-nous appris de source proche de l’APC de Constantine. La pose devrait avoir lieu d’ici le début du mois de décembre 2014 et s’achever à la fin du même mois, sachant que les raccordements nécessaires ne réclament pas beaucoup de temps. Voilà donc une action louable, mais qui s’apparente beaucoup plus à une opération de Com’. En clair, que ne ferait-on pas pour satisfaire les visiteurs ! Quant au citoyen lambda, qui aura attendu … 2015 pour que l’auguste APC daigne penser à le soulager, il n’en bénéficiera, en fait, que par effet de transitivité. Une incongruité déconcertante dont nous gratifient les officiels constantinois qui se sont ingéniés depuis des années à «dépouiller» Constantine, désignée ville la plus propre d’Algérie en 1987, de ses attributs. Du coup, bien que ce soit une belle ville, Constantine est, paradoxalement, une ville bien sale ! Non pas à cause des travaux de réhabilitation dont elle fait l’objet depuis quelques mois, elle l’est déjà depuis de nombreuses années. C’est un triste constat également établi par des étrangers de passage, séduits d’une part par la beauté des gorges du Rhumel ou encore la majesté du pont de Sidi M’cid, mais écoeurés, d’autre part par l’amoncellement des ordures à chaque coin de rue. Est-ce normal d’accueillir des milliers de visiteurs dans une ville éprouvant du mal à gérer ses ordures domestiques ? Insalubrité ingérable Réhabiliter, colmater, retaper et réaménager une partie des infrastructures culturelles de Constantine pour que celle-ci fasse bonne figure constitue indéniablement une chance unique pour cette ville millénaire de se mettre à niveau, mais il est inconcevable qu’elle reçoive ses invités dans un environnement insalubre. Dépenser des milliards de dinars pour révolutionner la ville et laisser les déchets l’enlaidir serait un véritable revers pour les organisateurs de la manifestation de 2015. Cela dit, la gestion des déchets issus de l’activité domestique des ménages de Constantine a toujours été catastrophique. Un véritable nœud gordien pour les services de l’APC qui éprouvent beaucoup de difficultés à se débarrasser des 400 tonnes d’ordures journalières à cause, notamment, de «l’éloignement de la décharge publique de la commune de Benbadis et des atermoiements de la direction de l’environnement qui tarde à prendre les choses en main  pour transformer la décharge du 13ème kilomètre (sur la route d’Ain Smara, ndlr) en centre de transfert», relève à ce sujet notre source. Celle-ci met également en exergue le manque de civisme des citoyens irrespectueux des horaires relatifs au ramassage des ordures et qui participent ainsi à accentuer le problème. «Nous faisons actuellement 2 rotations par jour uniquement, car les camions de l’APC prennent énormément de temps pour arriver à la décharge de Benbadis alors qu’il faudrait en faire 5 à 6 pour que les quartiers de la ville soient complètement propres. Il faut dire aussi que les gens jettent leurs ordures indépendamment des horaires fixés pour le ramassage», nous dit-on, par ailleurs. Pour que tout soit réellement prêt pour 2015, si l’on se base sur les promesses et les allégations des autorités concernées, Constantine a besoin, plus que jamais, d’une opération de décrassage pour que le regard des convives attendus ne soit pas agressé par des détritus qui n’ont aucune raison d’être.  

Les promoteurs Maghraoui et Yaïche mis en demeure

04/11/14 - Les souscripteurs au projet de 502 logements participatifs OMNI BAT ont tenu, pour la énième fois, un sit-in devant le cabinet du wali pour exprimer leur colère envers les autorités qui n’arrivent pas à solutionner ce problème qui dure depuis 14 ans. Après leur dernier sit-in, le wali a orienté ces citoyens vers le chef de daïra, et leur a promis que dans 15 jours ce responsable va les recevoir, affirme Nabil Laârbaoui, l’un des revendicateurs. Mais ils étaient sidérés, toujours selon notre interlocuteur, quand le chef de daïra a refusé de les accueillir. Djaâfer Mellakh, un autre souscripteur, nous a déclaré qu’ils ont saisi le directeur du logement (DL) pour connaitre les mesures décidées contre ces promoteurs, en l’occurrence Driss Maghraoui et son associé Abdelghani Yaïche. «Le DL nous a affirmé avoir mis en demeure les promoteurs, après avoir envoyé une commission sur le chantier, laquelle a constaté que le projet n’a pas évolué. Il nous a aussi promis de faire une autre mise en demeure si les travaux ne reprennent pas. Et si ça continue les autorités vont leur retirer le projet et les accorder à un autre promoteur.» raconte le même souscripteur. Ces pauvres souscripteurs se demandent quel sera leur avenir ? Et combien de temps faut-il encore attendre afin d’habiter leurs appartements ? Notre deuxième interlocuteur a précisé que cette situation a eu des conséquences désastreuses sur leurs vies personnelles. D’après Mme S. M., le chef de cabinet du wali a accueilli, hier matin, deux souscripteurs, et leur a promis de suivre la procédure administrative nécessaire, commençant par une autre mise en demeure contre ces promoteurs ! Mais les protestataire disent ne pas supporter d’attendre des années de plus, et se résignent à demander à l’Etat de prendre en charge ce projet inachevé depuis 1999, et leur donner d’autre logements.  

Le toubib au long parcours de militant

04/11/14 - Nombreux sont les Constantinois et autres visiteurs de la ville des Ponts qui continuent de croire toujours que le centre hospitalo-universitaire de la ville porte le nom de l’imam Ben Badis, alors que l’établissement a été baptisé au nom du neveu du Cheikh, le docteur Lakhdar Abdeslam Ben Badis, le militant ophtalmologue qui a sacrifié sa vie pour la cause nationale. «C’est grâce à un ami intime, le professeur radiologue Messaoud Bendib ayant entrepris des démarches auprès du ministère de la Santé, que le CHU de Constantine porte le nom de Lakhdar Abdeslam Ben Badis», nous a révélé  Abdelhak Ben Badis, frère cadet du cheikh Abdelhamid. Fils de Mouloud Ben Badis, second frère dans la famille du cheikh et directeur, à l’époque, de l’orphelinat musulman de Sidi Mabrouk, Lakhdar Abdeslam est né le 27 janvier 1923 à Constantine. Il fit ses études primaires en français avant de fréquenter le lycée d’Aumale (actuellement Rédha Houhou) où il obtint son bac en 1941. Le cheikh Mohamed Belabed, élève du cheikh Ben Badis, lui assurait des cours particuliers en arabe. Intéressé par des études en médecine, il fit un passage par la faculté d’Alger entre 1941 et 1945, avant de poursuivre son cursus à la faculté de médecine de Paris entre 1945 et 1951, pour se spécialiser en ophtalmologie de 1950 à 1952. Il fera son internat à l’hôpital Charles Nicole de Tunis, sous le patronage du professeur tunisien Raïs pour clôturer par une thèse de doctorat en médecine. L’ouverture de son cabinet médical au n°29 de l’ex-rue Georges Clemenceau (actuellement Larbi Ben M’hidi) fut l’un des événements les plus marquants de la vie de Lakhdar Abdeslam Ben Badis. Militant convaincu, il fut membre de l’Association des étudiants musulmans algériens (1941-1944), puis membre de l’Association des musulmans algériens de France (1950-1952). Son intense activité militante au FLN à Paris comme à Constantine, où son cabinet médical servait de refuge pour les membres du FLN et de l’ALN, n’était pas sans lui créer des problèmes avec les autorités françaises. Arrêté et interné en 1957, alors qu’il prenait part à la grève des six jours, il sera transféré vers le centre d’internement d’El Ghirane de Hamma Bouziane, à 10 km au nord de Constantine, puis vers celui de Bir El Ogla, aux environs de Aïn M’lila. Là, il a refusé catégoriquement de servir comme médecin. Transféré au centre d’internement d’El Djorf, à Tébessa, il prend contact avec les éléments de l’ALN. C’est lors d’une sortie à M’sila pour approvisionner le centre en médicaments qu’il réussit à prendre la fuite et rejoindre le maquis. Depuis, sa famille n’aura plus aucune nouvelle de lui jusqu’au jour où elle apprendra sa mort au maquis. Le 13 mars 1963, sa famille reçoit une attestation de la 5e région militaire mentionnant que le frère Docteur Lakhdar Abdeslam Ben Badis qui a rejoint les rangs de l’ALN en 1959 est tombé au champ d’honneur en 1960.  

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