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La SEACO nous écrit

16/04/14 - Suite à notre article paru dans notre édition du 13 avril intitulé « Le système de payement des factures bloqué», nous avons reçu les précisions suivantes de la Seaco : «Le système informatique des agences clientèles de la Seaco était hors service durant quelques jours suite à une simple panne technique indépendante de sa volonté, et qui n’a aucun lien avec l’expiration de la mise à jour du logiciel de gestion de la clientèle. A ce jour, le système informatique de l’ensemble des agences commerciales de la Seaco fonctionne parfaitement et les clients peuvent s’acquitter de leurs factures dans n’importe quelle agence.» Continue reading

Travaux dangeureux

16/04/14 - Non seulement la restauration de la vieille ville a été tardivement lancée compte tenu de l’échéance de l’évènement Constantine capitale de la culture arabe 2015, mais ce qui est pire c’est que les travaux lancés dans l’anarchie représentent une menace réelle pour les riverains, les badauds, les commerçants et les ouvriers. Selon certains entrepreneurs, les travaux de réhabilitation sont très difficiles à mener sur des lieux habités et fréquentés, particulièrement à Souika. Nos interlocuteurs disent qu’ils rencontrent beaucoup de problèmes, à commencer par l’absence de gardiennage, sachant que leur matériel, -très couteux- a été plusieurs fois volé. «Nous avons rencontré beaucoup de difficultés d’ordre bureaucratiques avec le comité des marchés de la wilaya. Les responsables concernés ne nous facilitent pas les choses ; ils nous bloquent, en nous faisant attendre pour rien. De plus, ils nous demandent de payer 52 millions de centimes au minimum de caution de bonne exécution, mais nous ne pouvons pas payer une telle somme», martèle, à bout de nerfs, l’entrepreneur et membre à l’UNEB, Kamel Benahar, chargé de la restauration de la maison Benkhelil. «et ce n’est pas fini, nous ne recevons de l’aide que de la part de la direction de la culture, les autres services concernées ont abandonné le projet. Par exemple, les agents de nettoiement de la mairie ne se chargent plus de l’enlèvement des déchets jetés au milieu des chantiers. Ces maisons sont devenues de vraies décharges publiques. Maintenant je fait double travail, je nettoie les lieux chaque matin avant de commencer», fulmine notre interlocuteur, ajoutant qu’il y a un manque de communication entre les directions. Il faut que les responsables informent les deux sociétés, des eaux et de l’assainissement (SEACO) et celle de distribution de l’énergie, la SDE, du lancement des travaux. Car, insiste-il, jusqu’à maintenant ils n’ont coupé ni l’eau ni l’électricité, alors que les travaux ont commencé. «Qu’attendent-ils encore ? En plus, il va y avoir des dégâts irréparables, vu que les plafonds des magasins et des maisons sont infiltrés. Si ces bâtisses viennent à s’effondrer, ce sera la catastrophe», insiste-t-il. En somme, les entrepreneurs souffrent réellement de conditions de travail désastreuses et très dangereuses.Et notre interlocuteur de poursuivre : «En plus ils nous ont donné un délai d’un an pour achever la restauration, chose qui est impossible. Ce n’est pas facile de démolir ces maisons car elles sont construites avec du parpaing moulé dans la terre glaise et du bois de frêne, ça va nous prendre du temps. Nous ne pouvons pas faire un travail hâtif et bâclé, parce que ces maisons pourraient tomber sur les têtes des gens, c’est pourquoi, il faut carrément procéder à la fermeture de cette partie de la vieille ville.» Apparemment la manifestation de 2015 est compromise à cause des lenteurs et tergiversations incompréhensibles et impardonnables.                                                                            Continue reading

Les travaux au point mort

16/04/14 - Au fur et à mesure de l’avancement des chantiers, l’on s’aperçoit que les projets ont été lancés dans la précipitation au niveau central, ce qui ouvre la voie à tous les dépassements. Rien n’a, semble-t-il, changé sur le chantier du projet du palais des expositions de Zouaghi, depuis la dernière visite de la ministre de la Culture Khalida Toumi à Constantine, le 31 mars dernier, suivie par celle du wali une semaine plus tard. Ainsi, les plans d’exécution du projet qui devaient être ramenés d’Espagne pour être avalisés par les services du contrôle technique des constructions (CTC), ne sont toujours pas ramenés. Un contretemps qui cause des soucis aux autorités et que ni le représentant du CTC, ni le représentant du bureau d’étude n’ont pu justifier. D’un autre côté, l’entreprise de réalisation, très soucieuse de la signature du contrat-programme, a tenté de scinder le projet en deux parties : la fourniture et la pose de la charpente qui doit abriter la structure, mais elle a essuyé un refus catégorique de la part de la Dlep. Cette dernière a mis en garde contre une telle procédure. «Vous devez savoir que la charpente a des caractéristiques particulières et seule cette entreprise, de par le brevet qu’elle détient dans ce domaine précis, ne peut en cas d’impondérables sous-traiter avec une autre entreprise, en un mot, le contrat doit resté uniforme», expliquera le Dlep. Devant cette affirmation sans équivoque, les représentants de l’entreprise ont argué le motif des paiements qui risque de les pénaliser en cas de retard. Pour les rassurer, le wali dira : «Vous serez payés mensuellement selon l’état que nous fournirez, mieux, nous sommes en mesure de vous accorder une avance de l’ordre de 50% mais à charge pour vous de nous remettre tous les documents y afférents.» C’est le même état d’esprit qui a prévalu au niveau du musée d’histoire et des arts où les plans n’ont, jusqu’à ce jour, pas été remis, alors que le bureau d’étude et de réalisation parle de paiements, un non-sens que le wali et le Dlep ont mis en exergue pour un ultime rappel d’une réglementation qui ne doit en aucun cas être transgressée. C’est un cadre de la wilaya qui nous fait cette remarque lourde de sens, contre les autorités centrales qui ont pris les choses à la légère pour avaliser n’importe quoi et n’importe comment. Il nous dira dans ce sens : «Heureusement qu’il y a toutes ces visites et ce suivi rigoureux, cela nous a permis d’agir dans le strict respect de la règlementation car les crédits sont astronomiques, outre le fait que les travaux ont été entamés dans une précipitation qui peut générer des bourdes et autres dépassements.» A une question sur la participation des architectes étrangers, qui n’ont pas été agréés par le conseil de l’ordre des architectes, comme stipulé par la loi régissant cette catégorie professionnelle, le wali dira: «Ceci ne me concerne pas, c’est aux instances nationales d’y répondre, mais il faut savoir que les architectes étrangers retenus, travaillent dans le cadre d’un groupement avec une participation algérienne, ce qui enlève de facto cette notion d’étranger.» Et d’ajouter : «En tout état de cause, cet aspect juridique ne relève pas de mes compétences. A contrario, je vous informe que nous disposons d’architectes algériens qui procèdent au suivi de tous les projets inscrits et je suis en mesure de vous fournir leur liste nominative.»                             Continue reading

Le combat d?une femme de caractère

16/04/14 - Une femme, âgée de près de 40 ans, attend dans son véhicule récent, guettant d’éventuels clients à transporter de Aïn Smara vers Constantine. Elle n’est pas chauffeur de taxi réglementaire, mais… clandestin ! Elle travaille donc dans l’illégalité. Son nom est Azza B. Nous sommes montés dans son véhicule en tant que client, avant de décliner notre identité de journaliste voulant en savoir plus sur les raisons l’ayant poussée à exercer ce métier, plutôt d’habitude réservé aux hommes. «C’est par nécessité que j’ai bousculé toutes les traditions, bravé les interdits et les risques inhérents à cette activité. Et je vous avoue d’ailleurs que j’y trouve de la satisfaction, sachant que d’une part j’y fait de bonnes recettes et d’autre part je découvre les gens», nous confie-t-elle. Notre interlocutrice nous raconte aussi comment elle a découvert ce métier : «Un jour où je me trouvais dans mon véhicule très tôt le matin à proximité des taxis de la cité Boussouf, j’ai été accostée par une dame qui m’a demandé de la conduire en ville ; ce que j’ai fait de bonne grâce, mais quelle fut ma surprise quand la dame m’a glissé dans la main un billet. J’ai refusé, mais devant son insistance et ses arguments, à savoir que toute peine mérite salaire, j’ai fini par accepter. Je suis partie dans un état d’esprit à la fois confus et satisfait. Je venais de réaliser ma première recette en tant que transporteur; ça a été le déclic, c’était l’opportunité à ne pas rater pour gagner ma croûte.» Elle poursuit, néanmoins, son aventure mais non, avoue-t-elle, sans un pincement au cœur, car il faut dire qu’elle a un niveau de scolarité appréciable. Elle a aussi, affirme-t-elle, effectué un apprentissage en électronique, ce qui lui a permis de retaper des appareils électroménagers pour des particuliers. Elle a même installé des antennes paraboliques pour des gens. «Mais c’était limité, car mes parents ont toujours été contre toute forme d’activité», regrette-elle. Du «protectionnisme» mal placé, selon elle. Néanmoins, à côté des quelques satisfactions, il y a les déboires que l’on devine dans ce métier rarement pratiqué par une femme dans cette région, à commencer par les comportements «machistes, irrespectueux et provocateurs» de certains clients. Ces derniers vont même jusqu’à l’insulter ou lui lancer des propos indignes. Même ses «collègues», les autres chauffeurs de taxi la regardent d’un mauvais œil. Ils voient en elle une intruse et une concurrente déloyale. «Je pourrais les comprendre s’ils avaient la même attitude avec les autres fraudeurs hommes, mais ils en ont après moi parce que je suis une femme», déplore-t-elle.   Continue reading

Les habitants d?El Gammas chargent le P/APC

16/04/14 - La cité El Gammas est devenue un véritable casse-tête pour le wali, Hocine Ouadah,  qui s’y est rendu dans l’après-midi d’hier pour la énième fois. Les habitants de cette mega-cité dépourvue des moindres équipements publics, ont pu enfin «vider leurs sacs». Les services de l’APC de Constantine ont été qualifiés de tous les noms. Bon nombre de ces citoyens, excédés, ont crié haut et fort misère, hogra, et les passe-droit et copinage. Le wali était à l’écoute. A un moment, il y a eu une scène de colère que les agents chargés de la sécurité du ont eu  du mal à calmer. Le jeune Nadjib qui est désormais connu par le premier responsable et les gens de la presse pour ses coups de gueule, a traité, devant tout le monde, le P/APC Seif-Eddine Rihani de «menteur». Il faut dire que la cette cité, avec une chaussée impraticable, un réseau d’AEP et d’assainissement défaillant, un programme de relogement flou, se trouve dans une situation catastrophique, d’où la colère perpétuelle de ses habitants. L’on saura que l’entreprise chargée des travaux de la restructuration et de l’aménagement d’El Gammas n’a pas les moyens nécessaires pour cette mission. Suite à cela, le wali  a inscrit cette cité oubliée dans son agenda et promis de revenir tous les jours sur les lieux pour superviser les changements qui y seront opérés.                                             Continue reading

La direction de la santé ouvre une enquête

15/04/14 - Une enquête sera menée par la cellule de veille de la direction de la santé publique (DSP) sur la qualité du vaccin antitétanique et antidiphtérique (DT) administré, entre autres, aux écoliers, et ce de son acheminement à son utilisation, a-t-on appris lors d’une conférence de presse organisée, hier, par ladite cellule, présidée par Pr. Djamel Zoughailech, au siège de la DSP. Ce dernier a assuré que la situation n’est pas très grave, même si elle a pris une «ampleur inhabituelle». Et de poursuivre : «On ne peut pas avancer les causes de cette épidémie, en outre ce genre de choses arrivent souvent après une campagne de vaccination.» Se voulant rassurant, Le Pr Zoughailech ajoutera que des lots de vaccin ont été envoyés à l’institut Pasteur qui déterminera si les symptômes dont ont souffert les douze écoliers du Chalets des Pins sont dus à ces vaccins.«En mars dernier, l’EPSP Mentouri a reçu 10 000 doses. Nous avons vacciné dans 2 100 personnes, entre enfants scolarisés, femmes enceintes et autres personnes âgées, mais aucune anomalie n’a été remarquée après la vaccination. Ces douze enfants ont été les seuls cas enregistrés», a déclaré une femme médecin, exerçant au même EPSP. Elle a ajouté que «les lots de vaccin sont transportés avec soin et bien conservés».Selon Pr. Zoughailech, les écoliers souffrants sont bien suivis et leurs parents sensibilisés. A la moindre anomalie constatée, ces derniers devront rapidement contacter les établissements hospitaliers où ils ont reçu le vaccin. Pour l’heure, dit-il, il est inutile de générer la panique au sein de la population, car cette épidémie n’est pas grave. L’on saura que les huit enfants qui étaient hospitalisés ont quitté l’hôpital avant-hier, nous apprend une femme médecin au service d’épidémiologie du CHU. Seulement quatre ont été retenus pour d’autres problèmes de santé, tel le diabète.                                  Continue reading

La réhabilitation prochainement lancée

15/04/14 - Les études pour la restauration et la modernisation des deux hôtels étatiques, Panoramic (4 étoiles) et Cirta (3 étoiles), confiées au bureau d’étude étranger, Fabris et partners, par la société d’investissement hôtelier (Sih), sont achevées», nous a révélé hier Saïd Boudraâ, directeur de l’entreprise de gestion touristique de l’Est (EGTEst). «Ce bureau d’études vient de déposer le permis de construire auprès des services concernés», assure notre interlocuteur. Datant de quelques années déjà, le projet de restauration des deux infrastructures a connu bien des tergiversations liées surtout à la désignation des entreprises de réalisation. Décidée dans le cadre du plan de la qualité et de la conformité touristique engagé par l’Etat (décret exécutif 2000-301 du 11 juin 2000), cette opération sera revalorisée à l’annonce de la manifestation, Constantine capitale de la culture arabe 2015. C’est pourquoi une deuxième opération a été inscrite pour la modernisation des constructions et des prestations dans l’objectif d’atteindre les standards internationaux. A ce propos, nous saurons qu’il est projeté de donner un nouveau label à ces deux structures hôtelières. Interrogé sur les procédés envisagés pour une telle opération, le directeur de l’EGTEst a refusé de se prononcer, disant qu’il est encore trop tôt pour décider. Rappelons aussi que lors d’une session de l’APW consacrée à l’événement de 2015, l’ex- wali de Constantine, Noureddine Bedoui, avait déclaré qu’effectivement le Cirta sera labellisé «Sheraton». Notons, d’autre part, que c’est le bureau Fabris et partners qui a effectué l’étude pour la réalisation de l’hôtel Mariott (5 étoiles), encore en chantier. Concernant la date de fermeture au public des hôtels en question, et celle du lancement des travaux, le même responsable n’en a pas soufflé mot.         Continue reading

El Watan ? Constantine 2014-04-15 09:00:00

15/04/14 - Dix hommes âgés entre 28 et 40 ans, ont tenté de se jeter, hier après-midi, du haut du siège de la direction de l’action sociale (DAS). Ces personnes, des pupilles de l’Etat, qui résidaient au centre de l’enfance assistée de Ziadia, et dont certains se disent mariés, revendiquaient des logements. Après le meurtre qui a eu lieu la semaine écoulée à la cité Sarkina, et qui aurait été commis, nous dit-on, par un pupille de l’Etat sur un jeune de la cité susmentionnée, le centre d’accueil en question a été transféré à Hamma Bouziane. Du coup, ces hommes se sont retrouvés sans toit. Ils ont été éjectés du centre du fait qu’ils sont majeurs. Au jourd’aujourd’hui, ils sont à la rue.             Continue reading

Un «joyau» laissé à l?abandon

15/04/14 - La bibliothèque municipale de Constantine, abritée par le siège de l’APC, au boulevard Zighoud Youcef est délaissée. Ce « joyau » ne jouit d’aucune attention de la part de ces mêmes services. Ouverte au grand public en 1903, la bibliothèque a été réduite à un petit espace, où les futurs bacheliers y viennent pour préparer leur examen. Ce laisser-aller de la part des services concernés à l’égard d’un tel édifice, censé renfermer le savoir, a franchi le seuil de l’intolérable. La réhabilitation d’un tel lieu ne fait  apparemment pas partie des priorités de ces services. L’on se demande si le P/APC, Seif-Eddine Rihani, est au courant de la situation navrante dans laquelle se trouve cette infrastructure. L’on nous dit qu’il ne l’a jamais visitée depuis son élection à la tête de la mairie. À titre informatif, il faut savoir que cette bibliothèque est une vraie banque de données ; elle dispose de plus de 14 000 titres et de plus de 18 000 ouvrages dans divers domaines. Cet héritage culturel, inappréciable pour les lettrés, croupit dans la poussière, la dégradation et l’anarchie. C’est ce que nous avons constaté sur place. La bibliothèque n’a hélas bénéficié d’aucune réforme en terme de technologie. L’on notera l’absence totale d’informatisation, une classification anarchique des livres, les références des ouvrages écrites à la main de manière illisible… «Dans le passé, on faisait appel à nous pour faire une sélection des nouveaux titres publiés pour enrichir les rayons de la bibliothèque, tout en prenant en considération les besoins des lecteurs; ce n’est plus le cas aujourd’hui», déplore, non sans amertume, un ancien bibliothécaire, ayant passé de longue longues années au service d’un important lectorat. L’absence de maintenance a favorisé la dégradation de milliers d’ouvrages. Quel gâchis ! Le lecteur ne peut que s’étonner : est-il vraiment dans une bibliothèque, ou dans un lieu poussiéreux et abandonné ? Le désordre et la mauvaise volonté ont affecté aussi le personnel ; les agents semblent peu soucieux de travailler, et encore moins de fournir une bonne prestation de service. Notre interlocuteur nous a fait savoir que la bibliothèque municipale n’a jamais suscité l’intérêt des assemblées communales qui se sont succédé. En revanche, l’on saura que dans le cadre da la manifestation, Constantine capitale de la culture arabe 2015, la ville va bénéficier de nouvelles bibliothèques urbaines, en plus d’une annexe dans chaque commune de la wilaya. Prions pour que ces nouvelles structures ne connaissent pas le même sort que celle-ci.                                                                                                Continue reading

Un pan du patrimoinede la ville qui sera rénové

15/04/14 - Fondé en 1950 par le défunt Rabah Belhi, le lieu qui a conservé tout son charme d’antan, demeure, durant toute l’année, la destination privilégiée pour les familles de Constantine et des autres wilayas. De père en fils, les membres de la famille Belhi tiennent toujours à leur moulin comme un précieux héritage. Situé dans le quartier du Chatt, délimité par l’intersection entre la rue Mellah Slimane et la rue Sidi Nemdil au sud, et la Medersa au nord, le plus vieux moulin de la vieille ville et de toute la wilaya de Constantine, et même l’un des plus anciens à l’échelle nationale, est une destination privilégiée pour de nombreuses familles constantinoises et même des autres wilayas du pays. «On y vient pour moudre toutes sortes de céréales, d’épices, et de fruits secs pour la préparation de divers plats et gâteaux en prévision du Ramadhan, des fêtes religieuses et des fêtes de mariage», nous dira Mohamed-Salah Belhi, un des fils du défunt ammi Rabah, celui qui a fondé ce moulin en 1950, après avoir géré un autre au lieudit le Remblai, devenu aujourd’hui la place des Frères Kerkeri. Pour l’histoire, le local servait d’étable pour les chevaux des beys de Constantine durant l’époque ottomane, avant d’être délaissé après la prise de Constantine par les Français. L’on ne sait pas exactement à quoi il a servi durant la colonisation française, avant d’être repris par Rabah Belhi, un meunier bien connu dans la ville, originaire de Chelghoum Laïd, dont la famille s’est installée depuis plusieurs générations à Constantine. «Mon père avait commencé avec un moulin datant des années 1930, avant d’acquérir d’autres machines ; aujourd’hui nous disposons de quatre moulins et un finisseur pour le tamisage ; cette machine a remplacé les femmes qui travaillaient ici autrefois en faisant le tamisage des produits moulus», nous explique Mohamed-Salah Belhi. Le moulin, ouvert durant toute l’année, garde encore son cachet d’antan avec des piliers en pierre taillée surmontés d’arcs. Il est toujours utile, même s’il paraît quelque peu vieux. «Nous avons préservé le local tel qu’il était depuis son ouverture, sans rien changer», nous affirme notre interlocuteur. Le moulin a une seule entrée située juste derrière Hammam Bentebbal, en face des escaliers descendant vers Dar D’bagh où se trouvaient les ateliers des tanneurs. On accède au moulin par un passage d’un mètre de large et environ trois mètres de long, où sont entreposés les sacs de différents produits, dont des céréales et des épices moulus. Au fond sur le mur trône toujours le portrait du défunt Rabah Belhi. En passant dans la grande salle, qui se trouve juste à droite, on y découvre le vieux moulin qui occupe encore une place de choix parmi les nouvelles machines. «Il est toujours en service, malgré son âge, car il est encore bien entretenu ; l’on se débrouille même pour rebobiner son vieux moteur ou confectionner les pièces qui s’usent chez le tourneur», révèle Mohamed-Salah Belhi. Considéré comme un pan du patrimoine historique de la vieille ville de Constantine, le vieux moulin du Chatt a été retenu dans l’opération de réhabilitation, lancée il y a quelques mois, en prévision de l’évènement culturel de 2015. Selon ses gérants, les travaux qui n’affecteront pas sa structure d’origine, permettront de le réaménager, mais aussi de régler le problème des infiltrations des eaux de pluie, en plus de l’installation d’un système de ventilation. Une remise à neuf qui donnera un nouveau look et permettra aussi de préserver son cachet d’origine.                    Continue reading

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