PUB Ads

bajaia INFO Journal bajaia INFO Journal

 

Algerieinfo.be  Bejaia ? Actualite Sports Politique sante economie
Guide-dz.com

Ighil Ali : Le mausolée d?El Mokrani en réalisation

26/01/16 - Après avoir sommeillé des lustres durant dans les catacombes de l’administration, le projet du mausolée en hommage à l’illustre El Mokrani a été exhumé pour enfin épouser un contenu concret. Entamé durant l’année 2015, l’édifice commence à émerger des entrailles de la terre, avons-nous pu constater. A en croire une source proche du dossier, une provision budgétaire de près de 14 milliards de centimes a été mobilisée sur le sectoriel pour bâtir un lieu de mémoire à la hauteur de la stature de l’homme que fut l’instigateur de l’insurrection de 1871. La réalisation de ce mausolée, nous informe-t-on, participe d’une démarche de réhabilitation et de réappropriation du patrimoine historique de la Kalaâ des Ath Abbas, siège du royaume éponyme. Cette forteresse, aujourd’hui en ruine, est juchée sur une colline à 900 m d’altitude, à 25 km au sud-est du chef-lieu communal d’Ighil Ali. La Kalaâ recèle de nombreux sites historiques, à l’image de la mosquée Si Ahmed Ousahnoune, un éminent théologien de l’islam, le vieux mausolée d’El Mokrani dans lequel gisent les 5 rois d’Ath Abbas, ainsi que les vestiges de l’une des toutes premières banques, sous forme d’un labyrinthe taillé  sous terre et servant à mettre en sécurité les trésors de la famille royale durant les guerres. Jusqu’à sa destruction en 1871 par l’armée coloniale française, la Kalaâ des Ath Abbas était une plaque tournante de fabrication de canons et d’armes diverses. Elle était aussi connue et reconnue pour son activité artisanale prolifique.

CFPA d?El Kseur (Béjaïa) : Bruits autour d?une minute de silence pour Aït Ahmed

26/01/16 - Un enseignant dénonce la cessation de son contrat de travail pour avoir observé une minute de silence, avec ses stagiaires, en hommage à feu Aït Ahmed. Son employeur réfute et dénonce à son tour des propos diffamatoires. Un jeune enseignant vacataire au centre de formation professionnel et d’apprentissage (CFPA) de Berchiche, à El Kseur, 20 km à l’ouest de la ville de Béjaïa, se dit victime d’une résiliation de contrat pour avoir «observé avec ses stagiaires une minute de silence à la mémoire de feu Hocine Aït Ahmed». Les faits remontent au 3 janvier dernier, soit deux jours après l’enterrement du défunt révolutionnaire et de la semaine de deuil national. L’enseignant, Mohand Haddadou, contractuel avec le CFPA depuis quatre mois, a été informé de vive voix de la fin de son contrat de travail et, selon lui, de la «suspension des activités qui lui sont attribuées». Le motif est, selon lui toujours, «infraction de mauvaise conduite durant son exercice de travail». «J’ai été convoqué par la directrice concernant la minute de silence et le chef du personnel m’a dit que j’ai violé le cadre du travail», témoigne-t-il. Agé de 26 ans, Mohand Haddadou, militant actif d’Amnesty International Algérie, de la LADDH et du FFS, «dénonce vivement ces pratiques arbitraires, machiavéliques et déshonorantes», ne comprenant pas cette réaction disproportionnée qui intervient après la période de deuil national de huit jours décrétée par le chef de l’Etat. Il dit même ne pas renoncer à demander sa réhabilitation dans son poste, au moment où il est destinataire, sur les réseaux sociaux notamment, de nombreux messages de soutien. Promptement, le Centre des droits de l’homme (CDDH) de Béjaïa, qui y voit un «licenciement», condamne des «agissements arbitraires». Des élus du FFS, dont des députés, relaient l’information et dénoncent eux aussi la décision. Contrat Contactée, la directrice du CFPA de Berchiche, Mme Boukhemal, ne semble pas vouloir trop s’étaler sur ce cas. «J’ai une tutelle, adressez-vous à elle», répond-elle à El Watan, avant de réfuter l’accusation d’une fin de contrat en rapport avec l’observation de la minute de silence. «Rien de tout cela. Il s’agit d’un enseignant intervenant avec un contrat de vacation de 8 heures par semaine. Son contrat est arrivé à terme le 31 décembre  2015», explique-t-elle. Un motif auquel s’en tient aussi Hacène Oudène, chef de service à la direction de la formation professionnelle, qui se dit «étonné» du bruit qui tend à accompagner cette «affaire». «Vous pensez qu’on peut sanctionner un enseignant parce qu’il a observé une minute de silence, alors que toute l’Algérie était en deuil ? Je vous donne la garantie qu’aucun directeur ne peut le faire», nous répond-il. Décidée à se défendre, la directrice du CFPA nous re-contacte pour soutenir que l’enseignant a fait l’objet d’un «écrit de la part d’une vingtaine de stagiaires, garçons et filles, de la section magasiniers qui se sont plaints que leur enseignant ait mis une vidéo d’eux en ligne». Ce que nie le concerné. «Archifaux», nous répond Mohand Haddadou qui dénonce une manipulation et un règlement de comptes. «Nous lui avons même préparé avant cela un nouveau contrat, mais il n’est pas revenu après cet incident», assure la directrice, qui dénonce, quant à elle, des «propos diffamatoires». L’enseignant affirme, de son côté, avoir pourtant travaillé jusqu’au 10 janvier et qu’il a été remplacé, au pied levé, par une enseignante. «Je n’ai pas cessé de demander mon contrat de travail, en vain. Je n’ai rien reçu même pour la fin de la relation de travail», ajoute-t-il. Instrumentalisation, règlement de comptes ou abus d’autorité ?

Sortie médicale à Seddouk Ouadda

26/01/16 - Pour une première sortie, qui s’est effectuée samedi dernier, l’association humanitaire d’aide aux malades et nécessiteux Soummam-Akbou a choisi le village de Seddouk Ouadda comme destination, répondant à l’invitation de l’association Azar du même village. «C’est un honneur que nous soyons les premiers récipiendaires de ces faiseurs de bien», se réjouit Nabil Djellouah, président d’Azar. Lors de cette action, il a été procédé à 33 dépistages du cancer du sein dont sept cas ont reçu des orientations pour des examens minutieux, à savoir mammographies et échographies, 13 consultations médicales à domicile où une femme a été diagnostiquée hypertendue et évacuée en urgence vers l’hôpital de Seddouk. «La majorité des femmes que nous avons consultées nous ont confié qu’elles évitent de communiquer leurs symptômes, arguant qu’elles ne souhaitent pas être une source de dérangement pour la famille», nous explique Mlle Hammar, psychologue. Et d’alerter : «Plusieurs cas nécessitent un suivi psychiatrique.» Interrogé sur le bilan de cette première expérience, le président de l’association Soummam-Akbou, Hamid Djernine, répond : «Bien qu’il y ait des lacunes, notamment sur la sensibilisation qui n’a pas eu lieu  avant l’action, la sortie a été une réussite et je remercie le DSP de Béjaïa qui nous a accordé une autorisation pour agir.» Créée en janvier 2016, Soummam-Akbou a comme but de garantir une prise en charge gratuite à tous les patients dépourvus de moyens financiers. «Se composant essentiellement de personnes travaillant au sein de l’hôpital d’Akbou, le groupe, pour créer cette structure, est parti du constat que l’établissement n’est pas en mesure de subvenir adéquatement à tous les besoins des patients qui le sollicitent», déclare M. Djernine. «L’association regroupe 50 bienfaiteurs entre médecins et paramédicaux auxquels s’ajoutent quatre psychologues. Elle se veut un accompagnateur de malades enclavés. Nous avons aussi établi des conventions avec des cliniques privées et des pharmacies en vue d’éventuelles aides», nous confie le chargé de la communication, Djamel Tebakh.

APC de Tinebdar : Lancement d?un site web

24/01/16 - «www.Tinebdar.com» est le nouveau site web que l’APC de Tinebdar a mis à la disposition de sa population à l’occasion de Yennayer 2966. Un site qui se veut, selon le maire, Braham Bennadji, «un outil de transparence, et un moyen de communication afin de diffuser l’information rapidement et la rendre accessible pour tous, instantanément». Mais surtout, il permettra aux citoyens ainsi qu’à la diaspora de communiquer avec le maire directement, via le lien «contact» dédié à cet effet. En outre, le site, indique un communiqué de l’APC, «englobe des échos divers dont les avis à l’attention de la population, les informations nécessaires pour tout dossier administratif relevant de la vie civile, du domaine de l’urbanisme et social. Les moindres détails sont rendus publics dans une transparence totale». Le document précise également qu’«il est attendu de chacun de faire sa critique afin d’améliorer son contenu», qui est géré par Belkacem Chambi, le webmaster.

Toudja : Réseau d?AEP défaillant

24/01/16 - Les villageois de Aït Oussalah, Ihegaren, Souk El Djemaâ, pour ne citer que ceux-là, souffrent de l’absence d’eau potable été comme hiver. En 2005, un projet d’alimentation des cinq villages et hameaux a été lancé, puis réceptionné cinq ans plus tard, fin 2010. Cependant, depuis la mise en service du réseau, les habitants n’ont profité d’aucune goutte d’eau, et sont toujours contraints de s’approvisionner aux fontaines. Aujourd’hui, «nous demandons à ce que ce réseau soit refait dans le respect des normes afin qu’on puisse bénéficier de l’eau courante». A cet effet, les citoyens se sont organisés en coordination des associations et comités de village afin de porter leur problème au niveau de la  wilaya. Mais à ce jour, «nous n’avons pas réussi à rencontrer le nouveau wali», regrettent-ils. Ce projet, expliquent nos interlocuteurs, «a été lancé pour 3 millions de dinars dans le cadre d’un PCD. Près de 3 km de tuyauterie ont été mis sous terre, mais ironie du sort, aucune goutte n’a coulé depuis maintenant 6 ans !»  Pour les représentants des villageois, «il y a eu tromperie sur la marchandise. Ceux qui ont suivi ce programme et l’entrepreneur qui l’a réalisé nous ont livré un réseau qui ne fonctionne pas». Un autre villageois a indiqué – un jugement du tribunal de la deuxième instance à la main – que «ces personnes ont été estées en justice et nous avons eu gain de cause et maintenant nous demandons réparation». Après une petite enquête menée par les villageois et appuyée par des spécialistes en la matière, il a été relevé que la capacité du puit ne peut pas couvrir plus d’un village. De plus, la dimension des conduites, qui ne sont pas enterrées assez profond, n’a pas été respectée, ce qui a provoqué des cassures, puis d’importantes fuites sur le réseau. 

Des projets entre oppositions et lenteurs

24/01/16 - En plus des oppositions qui bloquent l’avancement des programmes de raccordement de la wilaya de Béjaïa aux réseaux de gaz naturel et de l’électricité, il y a la performance de la Société de distribution de l’électricité et de gaz de l’Est (SDE) qui a été mise en cause par les élus et certains directeurs de l’exécutif de la wilaya. Ces derniers, lors de la réunion de travail initiée par le wali et en présence du PDG de la Sonelgaz, M. Bouterfa, des cadres des filières ainsi que du responsable de la SDE, ont reproché à la SDE la lenteur de l’exécution des travaux et l’absence de contrôle et de suivi des chantiers. Les élus ont soulevé le problème de la remise en l’état des routes communales qui demeurent dans un état de délabrement préjudiciable pour la population. A ce propos, le président de l’APC d’Ath R’zine a regretté l’absence de contrôle et de suivi des projets du groupe Sonelgaz sur le terrain. «Dans ma commune, il n’y a aucune opposition. Le problème est posé par rapport aux entreprises engagées par la SDE. Certaines d’entre elles tardent à entamer les travaux pendant que d’autres ont disparu après avoir commencé, comme cela s’est passé à Taourirt Abla», dit-il. A Derguina, les élus, à qui l’administration demande de l’aide pour débloquer les projets, semblent dépassés par la situation et en appellent à l’utilisation des moyens de répression juridiques par les pouvoirs publics. Le P/APC a indiqué que «le programme de gaz qui devrait soulager 30 000 habitants est gelé à cause d’une opposition à Aokas où devaient passer les réseaux». A Seddouk, en l’absence d’un programme, les habitants de 22 villages et hameaux attendent le raccordement de leur foyer au réseau électrique depuis 2010. Le maire d’Amalou a mis le doigt sur l’un des facteurs bloquants qui est le retard dans le versement des indemnisations aux expropriés. Le directeur des travaux publics, Rachid Ourabah, a exprimé son inquiétude quant à la cadence des travaux de déplacement des réseaux au niveau du projet des Quatre chemins et de la pénétrante autoroutière, qui ralentissent l’exécution des travaux des sociétés chinoise et nationale à pied d’œuvre sur les sites. A ce titre, les délais de réalisation risquent d’être dépassés. La même remarque est destinée à l’Algérienne des eaux (ADE). Par ailleurs, les oppositions, au nombre de 89 selon le wali, ont fortement pénalisé l’avancement des projets. Béjaïa, selon les aveux de Ouled Salah Zitouni, est classée à la dernière place, avec seulement 35% du taux de pénétration en gaz naturel. Sur le réseau électrique, il y a lieu de signaler une opposition sur le principal réseau qui devait sécuriser l’alimentation de la ville de Béjaïa. Il s’agit de la ligne 60 KV (Derguina) dont l’administration a eu gain de cause au niveau de la justice pour traverser les 800 mètres de terre objet du conflit. Afin de lever ces oppositions, l’administration en appelle aux élus locaux comptant sur un travail de proximité et de connaissance du terrain afin de traiter équitablement les différents dossiers. Il faut noter aussi que le taux de 35% de réalisation n’est pas dû exclusivement aux oppositions. Le gazoduc de 20 pouces reliant Beni Mansour à Béjaïa -qui alimente la wilaya depuis 1978- est vétuste et ne peut alimenter les nouveaux DP, selon le directeur de la SDE. Il y a dix ans, la société a été obligée de baisser la pression sur ce réseau de transport au lieu d’engager des réparations ou son replacement au moment où l’aisance financière le permettait. Fort heureusement, la seule bonne nouvelle apportée par M. Bouterfa dans ces bagages est les financements qui sont maintenus pour l’investissement dans cette wilaya. Pour les responsables, le règlement des oppositions portera le taux de pénétration en gaz à 75% d’ici fin 2017.

Des parents d?élèves ferment une école

24/01/16 - Des parents d’élèves ont procédé, mercredi dernier, à la fermeture de l’école primaire Taourit Saïd du village Zounina pour protester contre l’état «calamiteux» de celle-ci. Leur représentant, Ichalalene Hacène, affirme que l’établissement ne répond à aucune norme qui garantisse le bon déroulement de la scolarité de leurs enfants. «Murs fissurés, eau qui tombe sur les élèves à la moindre chute de pluie vu l’usure des dalles, absence de chauffage et la liste est longue», déplore-t-il. Et d’enchaîner : «Tout le village est raccordé au gaz naturel depuis quatre ans  alors que l’école ne l’est pas». Visiblement consterné, il ajoute : «Comment accepter qu’une classe soit transformé en cuisine où sont préparés les repas de nos enfants? Comment accepter que des cours soient donnés dans un logement de fonction ?» Avant cette protestation qu’ils qualifient de «dernier recours », les protestataires assurent n’avoir manqué aucune occasion pour alerter les autorités locales sur cette situation. «Ni le président de l’APC, ni le chef de daïra, ni le wali, à qui nous avons même remis des photos de ce sinistre, n’ont répondu favorablement à nos innombrables requêtes», avant d’ajouter : «Nous ne sommes pas les seuls à avoir réagi, tous les directeurs et les enseignants qui sont passés par ici ont exprimé leur mécontentement suite au délabrement constaté.»A.  

Seddouk : Un entrepreneur défile avec ses containers

24/01/16 - Un entrepreneur, Saïd Meloui, a défilé lundi, vers 16h, dans les rues de la ville de Seddouk avec cinq camions remorquant des containers. Guidés par une voiture conduite par l’entrepreneur, des camions, de type semi-remorque, ont fait le tour de toute la ville avec des coups de klaxon assourdissants, devant l’étonnement des passants. L’entrepreneur nous explique qu’il fête ainsi le déblocage de ses containers bloqués au niveau du port de Béjaïa depuis... 2000. «J’ai eu gain de cause après 16 ans d’errements et de bataille juridique», lâche-t-il. Et de s’indigner : «J’ai subi toutes formes de pressions et de bureaucratie. De trafiquant à blanchisseur d’argent, j’ai fait l’objet d’interminables accusations.» En 2000, alors qu’il avait importé des produits de quincaillerie, des articles scolaires et des éléments de cuisine, répartis dans 56 containers, l’entrepreneur, à sa grande surprise, s’est vu refuser la réception des produits en question. «Les services des Douanes m’ont fait savoir que les deux containers arrivés dans le port de Béjaïa – les 54 restants étaient encore au port de Marseille – faisaient l’objet d’un contentieux. Sur le coup, ils ont procédé au blocage des containers se trouvant dans le port de Marseille et au gel de tous mes comptes à l’étranger. Ils ont fouillé minutieusement les containers, mais aucune anomalie n’a été constatée.» Pour se défendre, le mis en cause a décidé de recourir à la justice. «J’ai été blanchi à plusieurs reprises et la Douane n’a pas arrêté de formuler des cassations jusqu’à ce que la Cour suprême tranche en ma faveur», conclut-il.  

L?incommodant ballet des poids lourds chinois

17/01/16 - Sous un abribus situé sur le chemin qui mène vers la carrière d’agrégats de Toudja, à 25 km au sud de Béjaïa, un groupe de jeunes se protège de la bourrasque en ce jour pluvieux. Ils viennent de lever les barricades avec lesquelles ils bloquent le passage aux camions de gros tonnage de la société chinoise CRCC, qui extrait des agrégats pour les besoins du chantier de la pénétrante autoroutière. Pour eux, la société chinoise n’a pas respecté l’accord qui a été conclu avec les transporteurs et les associations villageoises en présence des autorités locales. «Il s’agit de limiter le nombre d’engins et de navettes sur cette route que nous empruntons tous les jours. Car la colonne de camions ralentit les transporteurs de voyageurs et rend la conduite cauchemardesque pour les automobilistes compte tenu du danger qu’elle représente avec leur conduite, parfois périlleuse», dit un jeune protestataire, visiblement courroucé. Cette route, qui mène vers la carrière, dessert également une vingtaine de villages et hameaux qui comptent plus de 5000 habitants. Les va-et-vient incessants des camions qui acheminent les agrégats l’ont rendue impraticable. Les transporteurs et les automobilistes se sont plaints, d’ailleurs, du nombre impressionnant d’engins qui y circulent. C’est pour ces mêmes raisons que la population locale a fermé la carrière durant trois jours, début août 2015, ce qui a conduit alors la direction des travaux publics (DTP) à engager des travaux d’élargissement de la voie dégradée. «Il y a au moins 80 camions qui font le va-et-vient tous les jours sur ce tronçon», indique Abderrahmane Sadi, vice-président de l’APC chargé des affaires sociales. L’APC, dans son rôle d’intermédiaire, a porté les doléances des habitants à la connaissance des responsables de la wilaya. Un habitant de Tala Hiba témoigne avoir assisté à une agression sur un citoyen qui a demandé à l’un des camionneurs de circuler moins vite sur cette route étroite. Selon l’élu, «il a été proposé de scinder l’équipe en deux, l’une travaille la nuit, soit 20 camions qui circuleront de 21h à 5h, et l’autre, 15 camions, de 8h jusqu’à 16h». Aussi, lors de la réunion du 7 novembre 2015, en présence des représentants de la DTP et de l’Agence nationale des autoroutes (ANA) à Toudja, les habitants ont proposé l’utilisation de deux chemins différents pour soulager un tant soit peu la route empruntée actuellement. «Nous constatons malheureusement que cela n’a pas été respecté», ajoute notre interlocuteur. Va-et-vient vers la vallée Le vent froid et la pluie fine qui s’abattent sur le mont de Toudja contraignent les travailleurs de la carrière d’agrégats à s’abriter dans leurs chalets. Seuls les conducteurs d’engins et de  camions de gros tonnage de la société chinoise poursuivent le déplacement des amas de sable, de gravillon et de tout-venant de la carrière vers la vallée de la Soummam. Mais il y a aussi les agents de sécurité d’une société privée qui n’ont pas d’autre choix que de se confiner dans leur loge. «Nous sommes les agents de sécurité de l’extrême», lance Rabah pour résumer la difficulté de leur travail et les conditions dans lesquelles ils évoluent, dans cette carrière perchée à près de 1000 m d’altitude. A peine la phrase lâchée, un camion conduit par un Chinois passe à vive allure sur une route caillouteuse et ondulée qui rappelle les circuits de rallye. «On a demandé l’installation d’une barrière à l’entrée pour obliger les camions et les visiteurs à s’arrêter ou à ralentir, en vain», dit son collègue,  Djamel. Les déboires des transporteurs et automobilistes de Toudja ne sont pas près de s’estomper. La carrière, qui a été mise en service exclusivement début 2015 pour la construction de la pénétrante autoroutière, doit encore fournir l’équivalent de 50 000 camions de 20 t  d’agrégats. C’est le volume nécessaire pour achever ce projet structurant, dont 50 km seront ouverts à la circulation en juin 2016, selon l’administration. Si la société chinoise cherche à maintenir la cadence des travaux sur le chantier de l’autoroute, les habitants ne veulent pas que cela se fasse au détriment de leur quiétude et de leur environnement. De même pour les 40 agents de sécurité du site qui ne souhaitent pas être oubliés par leur employeur sur ces hauteurs où le froid, la poussière et les nuisances sonores sont courants.   Des gardiens de sécurité : «Nous touchons nos salaires dans des enveloppes» Le déplacement vers la carrière de Toudja, qui avait pour objet les protestations de la population locale suite aux désagréments induits par son exploitation, a permis de découvrir qu’une société privée de sécurité emploie plus de 40 personnes non déclarées, selon les témoignages des ouvriers eux-mêmes, documents à l’appui. Pas seulement, ajoutent-ils, «nous percevons nos salaires dans une enveloppe. Nous ne pouvons même pas avoir une fiche de paie comme tous les travailleurs, ni aller à la banque comme tout salarié digne. Et ce, sans parler des retards dans le versement d’un misérable salaire de 14 000 DA !» D’aucuns peuvent imaginer l’impact des augmentations du transport, du gaz et de l’électricité sur le quotidien de ces travailleurs. Sur le toit de la loge, deux projecteurs défectueux sont placés pour «la décoration». «J’utilise mes propres moyens», dit Djamel, en retirant une torche électrique de la poche de sa veste. L’éclairage qui participe à la sécurisation du site est donc indisponible au niveau des postes de gardiennage. Cette lacune complique la tâche des veilleurs de nuit.

Médias : nouveau siège pour radio Soummam

17/01/16 - Radio Soummam a désormais un nouveau siège, inauguré mardi dernier par le ministre de la Communication, Hamid Grine. La nouvelle structure à quatre niveaux et à l’architecture moderniste est implantée au niveau du boulevard Krim Belkacem, au centre-ville. Elle est conçue de façon à améliorer les conditions de travail du personnel et d’accueil des invités. Pour répondre efficacement aux besoins du montage, de la production et de la diffusion, le nouveau siège, dont le financement est assuré conjointement par le ministère de la Communication, l’ENRS et la wilaya, est doté de trois studios, en plus d’un studio mobile, un réseau de diffusion sur digi-média et un poste d’audition sur site web (streaming). Par ailleurs, il a été retenu que la radio locale, qui n’a pas encore déménagé vers ses nouveaux locaux, diffusera de 6h55 à minuit.

Copyright © 2004/2011 presse.algerieinfo.be .......