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Des dépassements tous azimuts

28/06/16 - Selon un bilan de la DCP pour la période s’étalant du 25 mai au 20 juin, les services de contrôle chargés de la qualité (26 brigades) ont opéré 1480 interventions sur tout le territoire de la wilaya de Béjaïa, ayant conduit à la détection de 294 infractions, 280 poursuites judiciaires et la saisie de 1,6899 tonne de produits alimentaires d’une valeur de 373 632 DA. Le même bilan précise que ces saisies se composent de 160 litres de lait pasteurisé, 474 litres de boissons, 127 kg de viande rouge impropre à la consommation, 101,2 litres de boisson «cherbet» chez un anonyme, 19 kg de couscous préparé et 26 litres de crème glacée.   Toujours dans le chapitre qualité, le même document renseigne que 102 prélèvements ont été effectués, se répartissant en 56 analyses physico-chimiques et 46 analyses microbiologiques, tandis que les infractions les plus importantes s’apparentent au défaut d’hygiène, les produits impropres à la consommation et le défaut d’information du consommateur. Au chapitre des pratiques commerciales, le bilan indique que les 29 brigades affectées à ce service ont émis, durant la même période, 570 procès verbaux et enregistré 588 infractions ainsi qu’un montant de défaut de facturation de 3 369 175,06 DA. Les infractions les plus importantes sont : défaut de publicité des prix, défaut de facturation et défaut du registre de commerce, est-il encore indiqué.  

«Au consommateur de s?impliquer aussi»

28/06/16 - La prolifération des pratiques commerciales anarchiques, notamment l’exposition des denrées alimentaires sur la voie publique,  s’accentue en ce mois de Ramadhan. Est-ce dû à un relâchement des services de contrôle? En ce qui nous concerne, nous faisons notre travail. Et ce, suivant un programme d’intervention qui obéit à un ordre de priorités. En ce moment, il y a une pression sur certains produits que nous ciblons. Nous avons aussi la responsabilité de contrôler les produits à la source, nécessitant des analyses et autres. En plus, nous intervenons sur la chaîne de distribution à travers toute la wilaya, où notre présence doit être importante. Suite à cela, nous réprimons si besoin est, nous poursuivons en justice, nous signons des PV, etc. Mais au consommateur aussi de s’impliquer et de bouder les mauvais commerçants. Qu’on nous signale les infractions. Nous devons agir ensemble car, d’une part, s’il n’y a pas cette réaction positive du consommateur et sa prise de conscience du danger qui le guette, le contrôle ne suffira pas du moment qu’il ne vient qu’en appoint d’une organisation globale. Cet effort collectif devrait mobiliser également les collectivités locales. Dans les marchés par exemple, elles sont appelées à faire des efforts d’aménagement, comme leur dotation ne serait-ce qu’en électricité pour assurer la continuité de la chaîne du froid aux produits sensibles, tels que les viandes. Ce ne sont que de petits investissements mais dont l’utilité est grande. Devant l’ampleur des infractions, avez-vous prévu de nouvelles dispositions pour renforcer la force de la répression ? Nous avons pour atout la compétence de nos inspecteurs qui sont tous des universitaires et des ingénieurs. C’est une donnée très importante. Grace à leurs contrôles analytiques et autres effectués, nous pouvons nous prévaloir aujourd’hui de la prise de conscience des opérateurs économiques qui commencent à comprendre que la qualité est un enjeu de concurrence. Sachant que les infractions pourraient leur être nuisibles, ils font des efforts pour s’autocontrôler. Le contrôle donc c’est des objectifs. A certain moment, on ne réprimait que les infractions attentant à la quantité. Mais depuis quelques années, de grands efforts ont été fournis pour réguler la qualité. Il faut reconnaître qu’il y a une nette amélioration. Dans le circuit de distribution, en matière de manquement à l’hygiène, certains phénomènes persistent et leur endiguement n’est possible qu’une fois certaines conditions liées à l’urbanisme ou la politique de consommation par exemple, seront réunies. Mais, là aussi, il faut mettre en valeur les améliorations réalisées. Ceci dit, il n’est pas exclu que certains commerçants ne sont pas professionnels. Mais du point de vue de la loi, la Constitution garantit la liberté de commercer dans toutes les branches, à l’exception de certaines activités.    Entre autres relations commerciales pénalisant le consommateur, les dépassements liés à la pratique des prix sont fréquents… L’ordonnance 03-03 consacre le principe de la liberté des prix. Nous avons le prix de certains produits qui sont fixés, mais pour le reste c’est la concurrence et le marché qui en décident. D’un autre côté, le consommateur doit réguler sa consommation non pas dans un sens de rationnement privatif mais en rationalisant ses besoins. La ruée sur certains produits se répercute négativement sur les prix.  

Anarchie, risque et gourmandise

28/06/16 - En ces temps de jeûne, où la gourmandise devient une seconde nature, l’instinct semble avoir pris le pas sur le bon sens de certains consommateurs qui cèdent les yeux fermés aux pièges gustatifs que leur tendent des commerçants visiblement peu scrupuleux. Bien qu’elle soit monnaie courante à longueur d’année, la vente des denrées alimentaires sur la voie publique prend des proportions alarmantes durant le mois de Ramadhan à Béjaïa. Des aliments sensibles sont exposés à même les trottoirs dans le manquement total aux normes d’hygiène, d’étalage et de la chaîne du froid. Ce sont les friandises telles que kelb el louz et zlabia qui tiennent le haut du pavé en la matière en ce mois de consommation démesurée. Et ça marche ! «Vous savez, cela fait des années que je consomme des friandises exposées en plein air, pourtant ni moi ni aucun membre de ma famille ne nous plaignons de quelque mal que ce soit. Ya weldi normal, nous sommes en Algérie, nous avons l’estomac solide», lance sur une note d’humour un quinquagénaire tenant dans sa main un sachet rempli de zlabia. Et son ami confondant culture et incivisme d’abonder dans le même sens : «C’est tout cela qui fait le charme du Ramadhan. Sans ces friandises, Ramadhan ne signifie rien». Bien évidemment, ces affirmations relèvent au mieux de l’insouciance, au pire de l’ignorance des dangers que pourrait induire la consommation de produits dont non seulement on ignore la provenance des fois, mais qui sont écoulés dans des conditions lamentables. «Zeweq t’biâ» En arpentant les rues de la ville de Béjaïa, le phénomène est présent à chaque coin de rue. L’occupation du trottoir est un enjeu de concurrence. «Zeweq t’biâ, orne ta marchandise, et tu vendras mieux», nous dit un restaurateur, converti conjoncturellement dans la confiserie. Son restaurant sis place Daouadji est fermé et c’est sa petite terrasse mordant sur le trottoir qui lui sert d’espace commercial. Y sont exposés des plateaux remplis de toutes sortes de friandises. Et comme l’astuce c’est de faire saliver le passant, aucun de ces plateaux n’est couvert de façon à le protéger des molécules de poussière et autres saletés qui viennent s’y déposer ou des essaims d’abeilles et de mouches qui tournoient tout autour. Pis, durant la journée, tandis que certains commerçants prennent le soin de protéger leur marchandise du soleil à l’aide d’un parasol, d’autres n’y voient aucune nécessité à le faire. Dans les marchés hebdomadaires en plein air, ce phénomène touche notamment les produits animaliers, tels que les viandes rouges et blanches et les œufs. Alors que ces aliments nécessitent un respect strict de la chaîne du froid, on les expose à l’air libre, foulant aux pieds la plus élémentaire des règles régissant leur commercialisation. Consommer des produits exposés dans ces conditions peut s’avérer fatal. «En plus d’être des produits riches en sucres, donc à consommer avec modération, l’autre danger que représente la consommation de produits sensibles écoulés dans l’irrespect des normes de commercialisation peut provoquer de graves intoxications, voire la mort dans certains cas d’atteinte aiguë», avertit un médecin généraliste interrogé sur le sujet. «Le plus grand danger dans tout ça ce sont les molécules de CO2 dégagées par les véhicules, qui viennent se déposer sur le produit, mais surtout la menace que représentent les insectes tels que les mouches ou les cafards qui sont des vecteurs de maladies extrêmement dangereux», ajoute notre vis-à-vis. Et les autorités ? Et les autorités dans tout cela ? Dans un entretien accordé à El Watan (voir interview ci-dessous), le directeur du commerce de la wilaya (DCW) Béjaïa, Amar Yahia Mourad, défend le bilan de ses services et pointe du doigt en revanche l’inconscience du consommateur. «Le consommateur doit prendre conscience de la situation et pénaliser les mauvais commerçants. De notre côté, nous réprimons, nous faisons des PV et des saisies, nous lançons des campagnes de sensibilisation à travers la radio, aux associations et organisations citoyennes de bouger car la loi le leur permet», a-t-il déclaré, non sans évoquer une certaine «amélioration» des pratiques commerciales dans la wilaya. Alors, pourquoi l’anarchie perdure-t-elle ? Le responsable refuse qu’on lui parle d’inefficacité, encore moins d’échec de la DCW dans sa mission de répression des pratiques anarchiques du commerce, alors que tout prête à avancer que c’en est incontestablement un. Car en plus d’être appelée à endiguer la prolifération des pratiques irrespectueuses de la qualité des produits et les normes de la chaîne de distribution, la DCW doit encore faire du chemin en ce qui concerne le contrôle des prix et l’expansion du commerce informel.  

PNL, hypnose et solidarité

26/06/16 - Hier en fin de matinée, des groupes de personnes ont convergé vers la maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa, des sacs remplis de denrées alimentaires aux bras. Dans le hall de l’institution, des membres associatifs s’affairent à vider les sacs et à entreposer les produits après les avoir pesés. «Il est midi. Nous avons collecté pour le moment près de 2000 kg de nourriture. Les gens nous ont offert un peu de tout : des pâtes alimentaires, du sel, du sucre, des légumes frais, des   boîtes de conserves…», dit tout sourire une bénévole.  L’institut de formation The Source, avec la participation d’une quinzaine d’associations locales a réédité, pour la troisième fois consécutive, le séminaire caritatif annuel pour aider les familles démunies. Rencontré sur les lieux, Hamid Yahi, représentant du club de spéléologie et sports de montagne de Béjaïa dira : «Cette action caritative est associée à une activité scientifique plutôt qu’à un gala. Cela permettra aux bienfaiteurs qui seront de passage de déposer leurs dons, d’assister et de profiter des connaissances du directeur de l’institut, en programme neurolinguistique et hypnose, puisque c’est le thème de cette année». Il s’agit de Nadjib Mizi, coach hypnothérapeute, formateur et consultant en développement personnel et en ressources humaines qui a décortiqué la thématique : «PNL & Hypnose : faire la paix avec son passé, devenir l’architecte de son futur». Parrainée par le wali de Béjaïa, qui en a donné le coup d’envoi, le concept de cette collecte de dons est original du fait qu’il implique une activité scientifique, le tout placé sous le slogan «Donner avant de recevoir».   

Un panneau commémoratif à la cité CNS

26/06/16 - Un grand panneau commémoratif en licobande a été érigé, dans la nuit de samedi 18 juin au niveau de la cité dite CNS, jouxtant le rond-point du 19 Mai 1981 (Daouadji), non loin du siège de la wilaya, en hommage à quatre martyrs du Printemps noir. Grâce à une initiative citoyenne ayant mis à contribution plusieurs communes de la wilaya de Béjaïa, un vibrant hommage a ainsi été rendu à quatre martyrs originaires de la commune de Béjaïa, à savoir le couple Yamina et Abdelkader Aribi, Djamel Saidani et Serraye Hafnaoui, et au-delà à tous les martyrs tombés lors de la révolte de 2001 en Kabylie. Décliné en 3 mètres sur 3, ledit panneau représente les photos des quatre martyrs en plus de deux messages en français et en tamazight, avec comme toile de fond la photo d’une marche citoyenne en Kabylie. Il a été accroché dans un endroit voyant de manière à le rendre visible sous tous les angles. Des dizaines de citoyens ont assisté à son inauguration qui s’est déroulée juste après la rupture du jeûne, sous des airs kabyles contestataires. Le choix du 18 juin pour son installation se veut à la fois une commémoration de la marche du 14 juin 2001 sur Alger et de l’assassinat de Djamel Saidani lors de cette action, a-t-on appris d’un participant à cet hommage.   

L?environnement source de danger

26/06/16 - Une commission est en cours de création pour lutter contre les MTH et réfléchir à des mesures pour prévenir l’apparition de maladies et protéger la santé publique. Un arrêté portant mise en place d’une commission de wilaya chargée de la lutte contre les maladies à transmission hydrique sera signé prochainement, a annoncé le wali lors de l’ouverture de la journée d’étude organisée dernièrement par la wilaya au profit des présidents d’APC, des secrétaires généraux et responsables des bureaux d’hygiène au niveau de toutes les communes de la wilaya. Plusieurs communications ont été présentées par les directeurs de l’exécutif concernés par le thème de cette journée d’étude qui s’inscrit dans le cadre de la prévention de la santé publique pendant la saison estivale. La prévention de la santé publique nécessite, selon le wali, des «mesures particulières caractérisées essentiellement par un contrôle rigoureux de tous les produits périssables et de large consommation et des conditions de stockage particulières», mais aussi des analyses des points et réservoirs d’eau et des eaux de baignade, ajoutant que ce sont là les principaux vecteurs de contamination et d’intoxication qui nécessitent un strict contrôle en amont et en aval. Une communication sur les maladies à transmission hydrique et les zoonoses et hygiène de l’eau a été présentée par la responsable du service prévention de la direction de la santé, qui a tenu à préciser que le lien entre l’environnement et l’état de santé des populations est bien établi, et que toute dégradation du premier se solde par des catastrophes sanitaires. La situation actuelle des MTH est caractérisée, d’après cette responsable, par la diminution des cas de fièvre typhoïde et l’apparition d’épidémies et de cas sporadiques d’hépatite virale A. «L’apparition de certaines maladies réémergentes (leptospirose) nous interpelle sur la dégradation grave de l’hygiène environnementale» a-t-elle signalé. Pendant l’année 2015, 23 cas d’hépatite A ont été enregistrés dans la wilaya de Béjaïa, et 16 pour l’année 2016. L’exploitation des enquêtes épidémiologiques autour des cas effectués par ce service fait ressortir que les habitants sont alimentés par des réseaux d’AEP, et utilisent parfois des puits individuels ou collectifs, des sources non captées, non traitées. Il ressort également de cette enquête que l’on utilise l’eau de réserve provenant de citernes domestiques mal entretenues. Les responsables des directions de l’environnement, commerce, hydraulique et agriculture ont présenté des communications autour de ce thème pour expliquer que l’environnement ou le milieu est source de danger, notamment par le biais de phénomènes naturels, d’activités économiques (énergie, industrie...), de lieux d’activité humaine (habitations, lieux de travail...), et que les vecteurs entre l’environnement et l’homme peuvent être les eaux, la chaîne alimentaire, l’air ambiant extérieur et intérieur, les animaux, les rayonnements ionisants ou non, etc. La santé environnementale est un domaine interdisciplinaire qui interpelle la mobilisation de nombreux acteurs concernés par la préservation d’un milieu sain et ainsi œuvrer à travers des actions d’information, d’éducation et de communication pour un changement de comportement. La sensibilisation demeure le seul moyen efficace pour lutter contre ces maladies. Des campagnes d’information au profit des citoyens et surtout les agriculteurs ainsi qu’au niveau des établissements scolaires et universitaires sont indispensables.  

En hommage à Achour Djerrada

26/06/16 - En partenariat avec la direction de la culture de Béjaïa, l’Etoile culturelle d’Akbou (ECA) organise, du 23 au 28 juin, la douzième édition du Festival du théâtre amazigh de la Soummam. Après avoir honoré, dans les années précédentes, Slimane Azem, Mohya et d’autres, cette édition se veut un vibrant hommage à Achour Djerrada. Né à Tazmalt, Djerrada, l’infatigable humaniste au sourire éternel, comme décrit par ses proches, a été militant démocratique, poète et homme de théâtre qui a dirigé une troupe pendant une dizaine d’années. Cette manifestation permettra à 19 troupes théâtrales venues des quatre coins du pays, de présenter leurs pièces aux thèmes aussi diversifiés que captivants, et ce, concomitamment dans quatre localités différentes, à savoir Akbou, Chellata, Ighram et Seddouk. «Au-delà du renouement de la ville d’Akbou et sa région avec l’art et la culture, ce festival constituera un espace de rencontres de prédilection où l’émulation et l’apprentissage seront les maîtres mots», dira Mouloud Salhi, président de l’ECA, avant de communiquer les objectifs tracés pour cet événement. Il s’agit «d’encourager et de promouvoir le théâtre d’expression amazighe et la comédie musicale, de témoigner du parcours et des œuvres de Djerrada Achour, de développer l’animation de proximité et l’échange entre comédiens, artistes et associations et, enfin, d’ouvrir un espace d’expression pour toutes les troupes participantes». Après la cérémonie d’ouverture, où des témoignages des amis et de la famille de Achour Djerrada ont été écoutés, la troupe Foursan Arouh, venue d’Adrar, a présenté une pièce sous le thème Azouzen (bercement), d’une durée de 60 minutes, enchantant une assistance nombreuse dont les familles ont constitué la moitié. Quant aux autres troupes, venues d’Oran, Béjaïa, Tizi-ouzou, Sétif, Adrar, Bouira et Batna, elles se produiront en l’espace de quatre jours dans quatre localités, en collaboration avec des associations locales.  

La demeure des Amrouche en voie de classement

22/06/16 - Un dossier complet sera présenté le 30 juin au ministère de la Culture par la commission chargée du classement de la maison de Jean et Taos Amrouche, à Ighil Ali, à l’extrême sud de la wilaya de Béjaïa, comme bien culturel national. «Lors de sa visite à Ighil Ali en mars dernier, le ministre de la Culture, Azeddine Mihoubi, a instruit le directeur de la culture pour constituer un dossier pour le classement de la maison des Amrouche comme bien culturel. Le dossier est prêt et son dépôt auprès du ministère de la Culture est programmé pour ce 30 juin»,  a indiqué hier à El Watan l’attachée de presse de la wilaya. Cette nouvelle ne manquera pas de réjouir les habitants d’Ighil Ali et, au-delà, tous les citoyens de la wilaya de Béjaïa et les militants engagés pour la reconnaissance des Amrouche, qui commencent à s’impatienter. La visite, le 16 mars dernier à Ighil Ali, du ministre de la Culture a été interprétée comme un signal fort des autorités pour réhabiliter les personnes et l’œuvre de Jean et Taos Amrouche, et leur mère Fadhma Ath Mansour, une famille ostracisée par l’Algérie indépendante pour sa confession chrétienne. Après s’être rendu sur le site en compagnie du directeur central de la conservation et de la préservation du patrimoine, Mourad Bouteflika, et de Slimane Hachi, anthropologue et directeur du CNRPAH, le ministre a instruit le directeur de la culture de la wilaya de Béjaïa d’établir un dossier de classement, et le directeur central de la conservation et de la restauration du patrimoine «d'étudier les possibilités de la restauration» du patrimoine en question. Sur place, le ministre a expliqué ce soudain regain d’intérêt pour cette famille en déclarant que «la classification de la maison des Amrouche est une nécessité, car il s'agit d'un patrimoine qui fait partie de notre mémoire et de notre identité nationales». 

«Il y a des données favorables à la dissolution de l?APC»

21/06/16 - Actuellement chef de file de l’opposition, vous étiez membre de l’exécutif et colistier du maire. Pour quelle raisons avez-vous jeté l’éponge ? On a composé avec le maire autour d’un programme ambitieux. Trois mois après notre installation, nous avons commencé à remarquer une prise de décision unilatérale et derrière nos dos, notamment en ce qui concerne la gestion du patrimoine de Tazmalt et son foncier. Les cas de Merlot I, Merlot II et Tiouirine II sont des exemples édifiants. A tout cela s’ajoutent les marchés douteux. Dans quelles conditions l’alliance «Tazmalt, vision et ambitions» est née ? Cette alliance est spontanée, dans la mesure où elle regroupe des gens soucieux du développement de leur commune et qui s’accordent que le maire actuel, qui exclut tout le monde dans les affaires de la gestion de la commune, n’est pas habilité à le faire. Il n’y a même pas 5% des projets qui ont été réalisés, y compris la statue de Abderrahmane Mira lancée en 2013. A 15 mois de la fin du mandat, comptez-vous durcir le ton ? Justement, pour ne pas tomber dans le piège de la réglementation, qui stipule que quand il reste une année ou moins de la fin du mandat, le P/APC restera en poste, nous comptons saisir davantage les autorités afin que l’Assemblée soit dissoute. Il y a tout un arsenal de données favorables à sa dissolution

«Qu?ils reviennent avant que je ne les remplace»

21/06/16 - Des élus, fonctionnaires de la commune et citoyens dénoncent une pression que vous exercez sur eux. J’ai ôté les délégations de signature aux élus que j’ai attaqués en justice, ce qui est garanti par la loi. J’ai sanctionné tous les fonctionnaires qui n’assument pas leurs tâches convenablement, à l’instar de ceux qui arrivent en retard, ceux qui délaissent leurs bureaux pour vendre des légumes dans le marché ou travailler en tant que taxi clandestin... Quant aux citoyens, je n’ai fait qu’appliquer la loi et la justice tranchera. L’opposition affirme que l’APC n’a même pas réalisé 5% des projets accordés par les autorités. Qu’en pensez-vous ? L’APC a réalisé tous les projets qui lui sont alloués et ils sont opérationnels. On est même en train de construire une unité de traitement de déchets et c’est une première en son genre dans toute l’Afrique du Nord. Elle emploiera plus de 1000 personnes. Pensez-vous que l’APC pourra être dissoute ? Le code communal stipule clairement que je suis élu pour la durée du mandat. Si ceux qui bloquent sont soucieux de l’avenir de leur commune, qu’ils reviennent travailler avant que je ne les remplace en application à l’article 41 du code communal stipulant que les élus poursuivis en justice dans le pénal sont dépermanisés de fait.

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