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Front social : Mécontentement chez les Aït Melloul

10/04/16 - Plusieurs personnes appartenant au collectif associatif du douar Aït Melloul ont procédé à la fermeture, pendant quelque temps, du siège de l’APC de Tichy, avant que le président de la commune, Kadi Madjid, ne leur fasse entendre raison en les invitant à venir débattre de leurs problèmes dans la trop petite et exiguë salle des délibérations de la mairie. Le douar des Aït Melloul est situé à la sortie est de Tichy, avec une dizaine de villages accrochés au flanc de montagne, où la vie est extrêmement rude en été comme en hiver. L’accès à ces villages est difficile, l’ascension vers ces lieux étant comparable à celle du village d’Ighil Nezman, décrite dans la célèbre formule de Mouloud Feraoun : «Il faut emprunter les chemins qui montent.» Et pour les atteindre, il faut «zigzaguer follement au-dessus des précipices» et il n’y a, en fait, aucune garantie d’y arriver, puisqu’on n’y parvient ordinairement qu’après avoir franchi «les virages dangereux et les ponts étroits». Ceci dit, le collectif des associations a mis à profit cette réunion avec les élus locaux pour réitérer de vive voix une énième fois — même si les échanges avec les élus n’ont pas dépassé la bienséance — leurs doléances longtemps ignorées, se plaignent-ils. Les intervenants ont insisté notamment sur l’alimentation en gaz de ville de leurs villages dont les travaux accusent une année de retard malgré les promesses, restées sans suite. Des promesses faites par un responsable de Sonelgaz en présence d’un membre de l’exécutif communal. Le problème du renforcement de la force motrice qui alimente les cinq châteaux d’eau a été aussi au menu des discussions. De même que l’éclairage public qui demande de sérieuses réparations par les services de Sonelgaz qui avaient aussi promis de remédier à la situation par l’apport de câbles torsadés et la construction de quatre postes de transformation en ouvrages maçonnés. Cependant, il semblerait que sur les quatre villages concernés, seuls deux ont été dotés de simples baraques toujours non fonctionnelles. Selon les représentants des villageois, les travaux «seraient abandonnés par l’entrepreneur en charge de leur réalisation». Mais toujours est-il que, selon l’un des animateurs du collectif, à la fin de la réunion, le président de l’APC  a  annoncé que «dès cette semaine (la semaine passée, ndlr), les travaux d’alimentation en gaz de ville seront entamés par deux sous-traitants originaires de la région».  

L?insurrection de 1871 célébrée

10/04/16 - C’est dans le souci de ressusciter l’appel à l’union de toutes les régions, prêché par Cheikh Aheddad  un certain  8 avril 1871, au marché hebdomadaire de Seddouk, que l’association culturelle des activités de jeunes Cheikh Aheddad a fait vibrer toute la commune de Seddouk, du 26 mars au 8 avril, au rythme des activités organisées à l’occasion de la commémoration du 145e anniversaire de l’insurrection populaire de 1871. «Négligée durant des années, ce n’est qu’après 1971, centenaire de cette insurrection, ayant été marquée par la visite de Mostafa Lachraf, Mouloud Mammeri, Mahfoud Kaddache et Mouloud Gaïd, que le 8 avril commençait à susciter la curiosité du mouvement associatif et culturel», témoigne Ali Batache, professeur d’histoire et spécialiste de la Tariqa Rahmania. Avec une équipe jeune et dynamique aux commandes, le programme concocté est aussi riche qu’innovant. Du 26 au 28 mars, la salle de spectacles de la Maison de jeunes de Seddouk a abrité des rencontres, où des troupes de toute la vallée de la Soummam se sont produites, suscitant l’engouement d’un  public admiratif, parmi lequel figurent des familles.  «Le théâtre doit être intégré dans les habitudes culturelles de nos associations vu son accessibilité et la force de sa représentation», dira Sofiane Aït Madour, membre de l’association. Avec la présence d’une troupe essentiellement féminine, venue de Chemini, c’est l’association des femmes au 4e art qui est visée. «A l’instar de l’émancipation de la femme dans la société, il y a des messages sans lesquels la présence de la femme sur scène ne peuvent être transmis», ajoute-t-il. A partir du 29 mars, Seddouk est plongée dans l’ambiance que des tournois dans plusieurs disciplines ont générée, et ce, jusqu’au 6 avril. Outre une compétition de handball pour filles et des tournois de jeu d’échecs, tennis de table et de pétanque, une  discipline s’est invitée à Seddouk pour la première fois, le cross à vélo, en l’occurrence. Son organisation a mobilisé la vigilance de toute la population pour qu’il se déroule sans incidents. «Je ne voyais ceci qu’à la télé. Voilà qu’il se réalise à Seddouk», se réjouit un adolescent. Le 7 avril, la place des Martyrs a été la destination d’un public curieux, dont l’envie de regarder la projection du film Ccix Aheddad sautait aux yeux. En effet, ce film retrace le parcours l’ayant emmené à sillonner les contrées pour prêcher la Tariqa Rahmania, symbole de l’islam modéré et tolérant. La journée du 8 avril a vu le dépôt d’une gerbe de fleurs et une visite guidée au mausolée de Cheikh Aheddad. A la clôture, après la remise des prix aux lauréats de toutes les compétitions organisées, une pièce théâtrale a été présentée par le TRB. A noter qu’une exposition mettant en valeur des objets et documents en relation avec l’insurrection de 1871 était au rendez-vous tout au long des 12 jours d’activités.  

Le lycée Ouadak Arab se dégrade

10/04/16 - Le lycée Ouadak Arab, dans la commune de Chemini, a été paralysé, dimanche et lundi derniers, par un débrayage de son personnel. Plusieurs problèmes sont à l’origine de cette protestation. D’après Chabane Benani, enseignant dans l’établissement, il s’agit de l’absence de clôture, donnant l’occasion aux étrangers de s’infiltrer dans la cour, des bruits assourdissants causés par les chantiers dans le lycée qui rendent impossible le déroulement des cours, d’une cuisine vétuste ayant été, rappelle-t-il, à l’origine, il y a un mois, d’une intoxication alimentaire. L’enseignant déplore aussi un manque flagrant d’adjoints de l’éducation. «Le règlement stipule que chaque lycée doit employer sept adjoints, alors que le nôtre ne dispose que d’un seul. Le proviseur étant en cours de stage et le gestionnaire en congé de maladie pendant presque toute l’année, nous avons décidé de transmettre les problèmes dans lesquels est englué notre lycée par nous-mêmes», s’indigne l’enseignant. Et d’ajouter : «Ces problèmes ont été signalés à maintes reprises à la direction de l’éducation, en vain.» Lundi après-midi, une commission a été dépêchée sur les lieux. Après des pourparlers, la tutelle a promis de pallier  cette situation dans les plus brefs délais. «Nous leur donnons un ultimatum de 15 jours pour voir du concret. Faute de quoi, nous recourrons à une grève illimité», avertit notre interlocuteur.

Mobilisation en deçà des besoins

10/04/16 - La mobilisation des ressources en eau à Béjaïa, une wilaya connue pour être une région hydrique par excellence, n’est pas optimisée. L’exploitation effrénée des eaux souterraines (nappes phréatiques, sources et puits) et du barrage de Tichy-Haf ne satisfait plus les besoins de la population, de l’agriculture et de l’industrie de la région. La mauvaise gestion de la distribution de l’eau et l’état vétuste du réseau AEP favorisent le manque d’eau dans beaucoup de villages et quartiers. Ajouté à cela le manque d’investissements et les projets abandonnés ou non encore lancés qui devraient améliorer le quotidien du citoyen. Le plus important de ces projets est la station de dessalement de l’eau de mer qui est projetée à Djebira, dans la commune de Boukhlifa. Cette dernière, d’une capacité de 100 000 m3, a été programmée pour couvrir, en appoint, la ville de Béjaïa et surtout alimenter la côte est qui souffre, notamment, en été. Ce projet a accumulé un retard au point que même l’assiette de terrain qui lui a été réservée en 2008 est menacée par l’érosion marine. Son lancement est prévu pour le quinquennat 2015-2019, mais la population l’attend depuis près de 10 ans. Dans les perspectives de la direction de l’hydraulique sont mentionnés, mais sans les délais, des projets qui soulageront à coup sûr les habitants des communes du littoral ouest (Adekar, Toudja, Beni Ksila…). Il s’agit de la réalisation d’un barrage hydraulique sur Oued Flidoun, un affluent de l’oued Dass d’une capacité de 12 hm3 et l’étude et la réalisation de 26 petits barrages et retenues collinaires à travers la wilaya, pour ne citer que ceux-là. Des projets qui sont présentés à chaque examen du secteur au niveau de l’APW et qui n’arrivent pas à voir le jour. Ayant longtemps compté sur les eaux souterraines, la wilaya voit la plupart de ses puits et forages taris ou menacés par  la pollution. Béjaïa dispose de 201 forages et autres puits et sources d’une capacité de 172 000 m3/jour, mais une partie de cette production est orientée vers l’agriculture et l’industrie puisque les capacités d’épuration des eaux usées sont insignifiantes (8%) et le nombre de retenues collinaires s’est rétréci à 8 seulement contre 42 initialement (la production est passée de 1,6 à 0,3 hm3). La mise en service du barrage hydraulique de Tichy-Haf, en 2010, n’a pas amélioré sensiblement la dotation en eau pour la population, bien que l’ouvrage ait porté la production à 103 000 m3 en 2015. Celui de Ighil Emda (Kherrata) est destiné plutôt à l’AEP et l’irrigation des hautes plaines de Sétif avec 119 hm3/an et seulement 3 pour l’AEP de Draâ El Gaïd (Béjaïa). A ce stade-là, les chiffres concernant le taux de distribution de l’eau par habitant, qui est de 145 litres par jour, sont  une chimère, selon le rapport de la commission de l’hydraulique de l’APW, qui révèle plutôt un chiffre de 50 litres/jour par habitant.       

Ighil Ali : Première Fête de l?agriculture

05/04/16 - C’est dans l’optique de valoriser le potentiel agricole de la région que le collège Ibn Badis, situé au chef-lieu de la commune d’Ighil Ali, a abrité, du 29 au 31 mars, la Fête de l’agriculture. «Ce rendez-vous se veut une façon de sensibiliser les jeunes agriculteurs et les mettre en contact avec leurs confrères», dira Ahmed Nait Zerad, vice-président de l’APC d’Ighil Ali, organisatrice de cette fête. Première du genre dans la commune, voire dans toute la région d’Ath Abbas, cette édition a connu la participation de 87 exposants, venus des quatre coins du pays. Dès son ouverture au public, un important nombre de visiteurs s’est précipité afin de découvrir ce que les exposants ont mis sur les étals. «Cette Fête de l’agriculture les autorités devaient l’organiser depuis belle lurette vu que l’Arch d’Ath Abass est connu pour sa vocation agropastorale», commente un septuagénaire. Les participants ont investi aussi la cour pour installer leurs stands. On n’y trouve pas seulement des objets artisanaux et des produits du terroir, à l’instar de l’huile d’olive, l’huile de lentisque, des gâteaux traditionnels et des robes kabyles mais aussi un atelier de greffage et autres produits nouvellement exploités. Un agriculteur ayant suivi une formation dans ce domaine explique les différentes techniques et leur efficacité. «Le greffage est une technique qui nécessite d’être pointilleux, car à la moindre fausse manœuvre, le résultat ne sera pas fructueux», précise l’orateur. Un stand a mis en valeur l’exploitation d’un produit abandonné, et ce, malgré son abondance dans la région, la figue de barbarie en l’occurrence. Il s’agit d’en extraire les graines pour les triturer afin d’obtenir une huile dont les bienfaits sont innombrables, notamment dans le domaine de la cosmétique. «Chaque année, des tonnes de ce trésor sont vouées à la déperdition, au lieu de les exploiter», regrette la représentante d’une association, venue de Souk Ahras. En face, c’est la faune qui fait l’objet d’investigation, où Madjid et Djaffar brossent le tableau de l’insémination et l’élevage des lapins. «Nous vivons dans un environnement des plus favorables à la réussite de cette filière ; pourquoi ne pas s’y investir, d’autant plus que ceci ne nécessite pas des moyens onéreux», déclare Madjid, avant que son associé ne révèle que «comparée à celle du poulet, la viande du lapin contient deux fois la quantité de protéine. Aussi, elle est très riche en oméga 3». Un module hydroponique, qui consiste à stimuler les graines d’avoine à germer et à pousser en l’espace d’une semaine seulement, a été exposé. «Avec cet appareil, l’agriculteur aura de quoi nourrir son bétail tout au long de l’année», fait savoir l’exposant. Du côté théorique, des conférences-débats ont été animées durant trois jours. Dans une intervention, le maire d’Ath R’zine a soulevé le manque de pistes agricoles et l’absence de raccordement au réseau électrique des fermes et poulaillers.  

Sidi Ayad : Une unité de soins en renfort

05/04/16 - Une unité de soins a été ouverte il y a quelques semaines à Sidi Ayad village, éloigné de quelques kilomètres du chef-lieu de la commune éponyme. «Cette structure de santé de proximité a été réalisée sur des subsides alloués à la collectivité dans le cadre des plans communaux de développement», nous apprend Ayad Nafaâ, le président de l’APC. L’unité assure la couverture sanitaire, en matière de soins infirmiers, lesquels sont pris en charge par un agent paramédical, apprend-on encore. «Nous allons enfin pouvoir faire l’économie des incessants déplacements au centre de santé du chef-lieu, pour un simple pansement ou une injection. Les personnes malades et impotentes sont soulagées d’une épreuve difficile», soupire un retraité de Sidi Ayad village. «Il faut remercier notre assemblée communale et les autorités sanitaires d’avoir fédéré leurs efforts pour nous offrir cette structure de santé. Avec de telles réalisations, la santé de proximité prônée par les pouvoirs publics recouvre la plénitude de son sens», renchérit un autre citoyen du village.

Béjaïa : Scolarisation problématique des autistes

05/04/16 - La célébration de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a été l’occasion de rappeler le droit à l’apprentissage et à la scolarisation des enfants atteints de cette maladie. J’aime apprendre et je veux aller à l’école parce que le monde m’appartient aussi. Certes, nous sommes si différents de vous mais si semblables.» En somme, c’est le message que veulent faire passer les enfants autistes par le biais de l’association qui défend leurs droits, laquelle a célébré, samedi dernier, la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, à la maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa. Le droit à l’apprentissage et à la scolarisation des enfants autistes est le thème dominant les activités concoctées par l’Association de prise en charge des enfants autistes (APCEA). A cet effet, les membres de l’APCEA ont estimé utile de promouvoir le concept de «l’éducation inclusive», un système éducatif qui «prend en compte les besoins individuels en matière d’enseignement et d’apprentissage de tous les enfants en situation de marginalisation et de vulnérabilité dans le milieu scolaire ordinaire», selon eux. D’après le président de cette association, Rochdine Kheireddine, «les établissements scolaires n’acceptent pas cette catégorie d’enfants parce que scolariser un autiste dans une école ordinaire implique qu’il doit être accompagné par un auxiliaire de vie scolaire (AVS). Cet accompagnateur pluridisciplinaire est considéré, selon les textes qui régissent le secteur de l’éducation, comme une personne étrangère à l’établissement». Et c’est sous ce prétexte que la direction de l’éducation n’admet pas les AVS en classe, ajoute-t-il. Toutefois la faisabilité de ce système a été vérifiée. D’autant plus qu’elle permet un progrès palpable chez l’enfant autiste. Un autre membre de l’APCEA affirme que «l’association a enregistré l’existence de quelques écoles où des autistes ont été admis avec leur accompagnateur (AVS), et ce, avec l’accord des enseignants et des directeurs. Ce que nous voulons, c’est de généraliser cette expérience parce que les résultats sont probants et surtout, nous appelons à ce que les lois soient changées afin de pouvoir inclure ce concept de l’éducation inclusive». Malheureusement, les efforts de l’Association pour l’intégration des enfants autistes dans le système éducatif butent sur l’interdiction des responsables de l’éducation d’accepter des AVS dans les écoles, ceux-là mêmes, qui accompagnent l’enfant le temps qu’il s’adapte à son nouvel environnement. Aussi, «certains enseignants ne souhaitent pas être dérangés en classe par le comportement connu des autistes», signale-t-on.Par ailleurs, pour donner de la visibilité à la cause des enfants autistes, un défilé de cyclistes et de judokas a sillonné la ville de Béjaïa depuis le Théâtre régional jusqu’à la Maison de la culture où les activités de l’association et quelques travaux et objets confectionnés par les enfants autistes ont été présentés.  

Akbou : Des habitants dénoncent une construction illicite

05/04/16 - Dans le sillage des opérations de démantèlement des constructions illicites menées par les autorités locales à travers la wilaya, les habitants d’une cité à Akbou interpellent le wali de Béjaïa, Ouled Salah Zitouni, à propos d’une construction réalisée sur un espace public. Le quartier Mahfi Seddik, dit cité Ciloc, à Akbou vit, ces jours-ci, au rythme d’une affaire qui défraie la chronique. Un habitant du quartier y a érigé «une muraille» et des extensions anarchiques, s’accaparant illicitement de l’espace public. Les habitants du quartier, qui jadis utilisaient cet espace, se sont plaints à maintes reprises au service de l’urbanisme de cette ville, mais en vain. Pis encore, le président de l’APC d’Akbou, Abderrahmane Bensebaa,  a délivré au «squatteur», en janvier 2016, une «autorisation» concernant «cette muraille» illicite construite en... 2000 ! Au lieu de rectifier le tir, M. Bensebaa a refusé de signer l’annulation de l’autorisation en question. Certains habitants du quartier sont perplexes et s’interrogent sur ce fait gravissime. Pour eux, le squatteur de ladite parcelle a «ses entrées à la mairie d’Akbou». Comment est-ce possible, se demande-t-on, qu’au moment où les autorités locales à travers la wilaya mènent des opérations de démantèlement de constructions illicites qui défigurent le paysage de nos villes et dans un contexte de rareté des assiettes foncières, un président d’APC peut-il se permettre de délivrer une autorisation pour légaliser ces constructions anarchiques et encourager, par là, le squat d’un espace public ?  Une requête a été envoyée par les habitants du quartier au wali et une autre réclamation a été déposée auprès de la direction de l’urbanisme et de la construction de la wilaya de Béjaïa. Affaire à suivre.  

Des associations en formation

03/04/16 - Une quinzaine de responsables associatifs ont bénéficié, lors du festival, d’une courte formation assurée par Nawel Guellal, consultante et directrice de la fondation Human developement network. La problématique débattue tournait autour de «La gestion des activités associatives». Ouverte par une séance de brainstorming, cette formation a décrit aux participants, en 7 étapes (de la définition des objectifs à l’évaluation) le processus à suivre pour réussir ses activités associatives. «Une activité mal préparée, dont les objectifs sont diffus, qui ne suit pas le processus décrit peut se relever chronophage et causer des désagréments ou devenir un véritable fardeau financier», a insisté la formatrice. Les questions des participants portaient notamment sur le nerf de la guerre, grand handicap des associations. «L’argent existe, il suffit seulement de le chercher et de savoir à qui le demander» argue la formatrice. Elle a, dans ce sens, invité les associations à se doter de sites web et de comptes facebook pour être visibles et se faire connaître.

Dans la tradition de «Amghar ucequf»

03/04/16 - L’association culturelle Ikhettaben, dans la commune d’Adekar, a organisé du 24 au 26 mars passé, la 2e édition de son festival de théâtre d’expression amazighe. Ce festival, qui coïncide avec la célébration de la tradition locale Amghar ucequf, se veut un espace d’expression pour les troupes théâtrales amatrices et une occasion pour maintenir et faire connaître une tradition ancestrale en perdition. Le village Ikhettaben a déployé pour cet événement ses plus beaux atours et a vécu durant trois jours dans une douce ambiance. Structuré autour de la tradition Amghar ucequf, qui est elle-même une sorte de théâtre de rue, le programme des festivités, même s’il comporte différentes activités, est articulé essentiellement autour du 4e art. Les troupes théâtrales de cinq associations — ACAU d’Ikettaben, Lemri d’El-Kseur, Numidia de Tizi-El Korn, AAJ d’Aït Yahia, SMA Ath Waghlis — se sont relayées sur les planches et ont présenté, devant un public en majorité jeune, des  productions de leur cru. Les représentations données, en dépit des moyens dérisoires dont disposent les associations, ont obtenu l’agrément des spectateurs, ce qui a fait dire à certains festivaliers que «le théâtre est un art majeur que les autorités se doivent  d’encourager et les industriels de sponsoriser». Vieux masqués, enfants gâtés Précédé dès le 17 mars par les sorties nocturnes conduites par «deux vieux masqués» pour la collecte des offrandes rituelles (œufs et argent), ce festival a débuté par une symbolique opération de plantation d’arbres pour dire l’importance de ce geste dans la vie d’un individu ou d’une communauté. En sus d’une exposition prolongée présentant les costumes de cérémonie des «deux vieux masqués», des objets traditionnels de Nadhira Haddad, des sculptures sur bois de Saïd Oubira, des photos de vestiges anciens de l’association Adrar N’ezzen, le public a eu droit, outre les représentations théâtrales quotidiennes, à d’autres activités culturelles et distractives. Ainsi, des ventes-dédicace avec les éditeurs et écrivains Rachid Oulebsir et Tarik Djerroud, un spectacle de magie avec le magicien Djohri, des soirées musicales animées par des chanteurs locaux (Arezki Aâmriw et Lounis Amayas) ont attiré la foule. Par ailleurs, faisant halte dans la région d’Adekar, la caravane de Mostaganem, composée des meilleurs élèves du CEM Mohamed Cherif Si Saoud, qui sillonnait la Kabylie sous le slogan  «Connaître la langue et les coutumes de la Kabylie», a honoré de sa présence ce festival et s’est imprégnée de l’atmosphère bucolique et fraternelle ayant caractérisé cette manifestation. «C’est toujours bénéfique ces rencontres et échanges entre différentes régions du pays» indique, dans ce cadre, un festivalier. La dernière soirée du festival a été marquée par la cérémonie de distribution des offrandes aux 250 enfants recensés. Chaque enfant du village âgé de moins de 12 ans a reçu, à cette occasion, 5 œufs et 200 DA.  Alliant traditions et 4e art, ce festival, de l’avis de plusieurs participants, est un espace à préserver et à renforcer tant il fait honneur à l’art, à la tradition et gâte les enfants. Fertas Ahmed, le président du festival, ne cache pas sa satisfaction devant la réussite de l’événement. D’après lui, les festivités se sont déroulées, à quelques exceptions près, selon la programmation établie. «Organiser un festival n’est pas une sinécure, mais on a réussi le challenge en dépit de tous les aléas. Chose formidable cette année, il y a une fréquentation féminine record», indique-t-il.   

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