PUB Ads

bajaia INFO Journal bajaia INFO Journal

 

Algerieinfo.be  Actualite Sports Politique sante economie » Category: » Bejaia
Guide-dz.com

«Nous devons donner des repères à nos jeunes»

21/07/15 - - Quel est l’objectif de cette manifestation culturelle ? En 2004, un très important colloque international (à Béjaïa et à Wedris) avait mis en avant la contribution scientifique de ce savant, ainsi que sa dimension spirituelle. Depuis, de nombreuses publications le concernant sont parues en Hollande, en France, au Liban, etc. En particulier, un article publié dans The Cambridge Journal (Oxford University Press) a analysé en détail ce qui s’était passé lors de ce colloque. Ceci prouve que l’histoire de la Vallée de la Soummam intéresse la communauté internationale. Nous devons donner à nos jeunes des repères. Il est important de faire savoir que ce savant est originaire de la région de Sidi Aïch. L’APC de Tinebdar, qui a eu l’idée d’organiser cette manifestation, a pensé qu’un festival était le moyen le plus approprié. - Pourquoi pensez-vous que Abderrahmane al-Waghlisi est un repère ? Parce que les travaux, en particulier les consultations juridiques, de Abderrahmane El Waghlisi ont permis de faire le lien entre la loi musulmane et les coutumes locales. (`Urf  ou `Ada). Par ailleurs, son comportement avait été exemplaire. Il n’avait jamais eu de contact avec les princes (le pouvoir), malgré ses fonctions de muphti et de Cheikh El Djamaâ à Béjaïa. - Est-il facile d’organiser un tel festival ? La première difficulté a été de concevoir un programme en rapport avec la dimension du personnage. Pour le mettre en œuvre, le comité d’organisation a bénéficié du soutien de très nombreux partenaires, notamment de celui des APC environnantes et du mouvement associatif. Quant au financement, il provient principalement de sponsoring. - Vous avez organisé dans le passé plusieurs colloques et des rencontres-débat sur l’histoire de Béjaïa. Qu’est ce que vous conseillez aux militants du mouvement associatif qui essayent de se lancer dans ce domaine ? Il faut éviter de faire du bricolage. L’organisation du colloque de 2004 sur El Waghlisi avait demandé plus de cinq ans de préparation. Par ailleurs, il faut travailler en collaboration avec toutes les institutions concernées, en évitant d’empiéter sur les prérogatives des autres.

L?Agora citoyenne 2015 cherche des participants

21/07/15 - Parole aux jeunes». C’est le slogan de la première édition de la rencontre associative appelée «l’Agora Citoyenne», que l’association Agora de la wilaya de Béjaïa organisera du 3 au 7 septembre prochain au camp de Toile Anisa Tour dans la ville de Souk El Tenine. Cette association, spécialisée en formation et l’appui aux initiatives des jeunes, compte réunir pour son projet pas moins de 250 jeunes participants qui auront à approfondir leur réflexion, débattre sur la démocratie, formuler des propositions et échanger leurs expériences en toute liberté. Pour se faire, Agora fait appel à toutes les associations de la wilaya afin d’accréditer ses membres et adhérents âgés entre 18 et 35 ans et s’inscrire avant le 10 août prochain pour prendre part à ce rendez-vous. Les organisations qui veulent y participer peuvent déléguer deux à six personnes parmi leurs membres et adhérents tout en respectant l’égalité entre les deux sexes. Les participants seront pris en charge par l’association organisatrice néanmoins ils devront verser soit 1000 DA si leur association est partenaire de l’Agora ou alors 1500 DA si celle-ci ne l’est pas. Ces frais contribueraient à couvrir une partie de la prise en charge durant les cinq jours de la rencontre, pendant lesquels des sessions plénières, tables rondes, visites, animations culturelles et séances de travail - au cours desquelles des questions spécifiques seront examinées -, ainsi que des conférences collaboratives dans des espaces ouverts et des ateliers de réflexion seront au programme. Des représentants de la société civile, des jeunes militants, des élus locaux, des parlementaires ainsi que des experts seront les invités de l’Agora citoyenne 2015. Les objectifs de cette activité associative est de «soutenir un processus de dialogue sociopolitique entre les organisations de la société civile et les acteurs institutionnels ; encadrer et sensibiliser les jeunes acteurs associatifs autours des questions liées à l’éducation, à la citoyenneté, à la démocratie, au respect des droits de l’homme et l’implication des jeunes et du mouvement associatif dans le développement local ; réfléchir pour un cadre juridique et institutionnel garantissant la participation effective de la jeunesse et des associations dans la gestion locale ; favoriser le réseautage entre les participants et motiver les leaders potentiels à participer à la promotion du dialogue interculturel dans leurs communautés locales et aussi créer un espace d’expression culturelle et de créativité», explique Abdenour Tahrat, le président de l’association Agora.  

Béjaïa : Tinebdar commémore Abderrahmane El Waghlissi

21/07/15 - Premier du genre en l’honneur du célèbre jurisconsulte originaire de la région, ce festival a débuté hier et s’étalera jusqu’à jeudi. Tinebdar était en fête hier, lundi, matin lors de l’ouverture de la première édition du festival Abderrahmane El Waghlissi. Les invités et la population qui les a accueillis se sont rassemblés à la place publique de Chebirdhou avant de descendre tous ensemble sous les airs de la fanfare du groupe scouts Ath Weghlis d’El Flaye et le défilé des cavaliers de la parade berbère de l’association Horizon (Ouzellaguen). La foule de citoyens, à ses côtés les représentants des autorités locales, s’est arrêtée au mausolée de Abderrahmane El Waghlissi. Le chemin de wilaya n°173 était rempli d’enfants et d’adultes, des deux sexes, dont la plupart prenait des photos souvenirs du spectacle de joie qui s’offrait à leurs yeux, des scènes plutôt rares dans une commune rurale dépourvue des espaces culturels. Puis l’espace des expositions permanentes, où l’ont remarque les dessins du caricaturiste Ghilas Aïnouche, a été inauguré avant de se rendre à la bibliothèque communale où se déroulera quelques minutes plus tard un atelier sur l’environnement animé par le Conservateur des forêts de Béjaïa, M. Ali Mahmoudi. Parallèlement, un autre atelier des arts plastiques sera dirigé par deux artistes-peintres Abdelmalek Chérid et Ali Tabchouche. Organisé par l’APC de Tinebdar, en collaboration avec le Groupe d’études sur l’histoire des mathématiques à Bougie médiévale (Gehimab), ces festivités visent à commémorer le 630e anniversaire de la mort du célèbre jurisconsulte Abderrahmane El Waghlissi (1384-2015). Le mois de février dernier, l’APC avait érigé une statue grandeur nature du jurisconsulte au chef lieu communal. Le festival s’étalera jusqu’au jeudi 23 juillet. Au programme, d’autres ateliers, tables rondes et conférences sont attendus. «Nous n’avons pas prévu autant d’activités au départ, mais des associations étaient nombreuses à s’intéresser dès l’annonce du festival», dira à El Watan Braham Bennadji, P/APC de Tinebdar. Des militants du mouvement associatif, avide de manifestations culturelles, sont venus de partout pour partager leurs passions avec les habitants de Tinebdar et leurs invités. L’on retrouvera, entre autres, pendant ses quatre jours, les membres de l’association Ciné+ qui animeront un atelier dans la matinée d’aujourd’hui (mardi), ceux de l’association Sirius pour l’atelier sur l’astronomie et du club de spéléologie pour le mercredi. Une table ronde sur le rôle de la communication dans le développement local réunira, au deuxième jour du festival, des journalistes de la région et sera modérée par Kessaci Mustapha, le producteur et rédacteur en chef de l’émission satirique El Djazaïria Week-end, suspendue brutalement en avril dernier. Pour ce qui est des galas, Boudjemaâ Agraw est prévu pour la soirée de clôture. Les organisateurs ont mis des moyens de transport à la disposition des visiteurs par des navettes Sidi Aïch-Tinebdar.  

Fin du tournoi de wilaya de pétanque

19/07/15 - La triplette Zaidi de l’OS Tichy a remporté la semaine dernière à Tichy la deuxième édition du tournoi de wilaya de pétanque «la boule bleue» organisé par la section boules du même club, en prenant le meilleur sur son vis-à-vis la triplette Hmanou à l’issue d’une rencontre très disputée qui a duré près de deux heures. Dix-huit triplettes ont pris part à ce tournoi de wilaya. Cette compétition qui s’est déroulée sur une vingtaine de jours «a créé une ambiance festive» au niveau du boulodrome du Csp de Tichy, s’est félicité le directeur de l’office des établissements de jeunesse qui a assisté à certaines des rencontres, ajoutant que cette discipline «mérite plus d’attention de la part du secteur de la jeunesse et des sports». Le boulisme à Tichy, qui en est encore au stade de gestation et dont les animateurs locaux ne cachent pas leur volonté d’en faire une discipline à part entière, fut d’ailleurs l’objet d’un long entretien le lendemain de ce tournoi avec le nouveau directeur de l’ODEJ, M. Kabou Mansour, qui a prêté une oreille plus qu’attentive aux doléances et suggestions des amoureux de cette discipline.  

Béjaïa : Les démissionnaires du FFS préfèrent Belaïd Abdelaziz

19/07/15 - Deux ans après leur divorce collectif avec leur parti, les démissionnaires du FFS ont finalement trouvé en le parti du Front de l’avenir leur nouvelle chapelle politique. Du Front des forces socialistes (FFS), qu’ils ont quitté avec fracas, au Forum socialiste pour la liberté et la démocratie (FSLD), qu’ils ont crée dans la foulée, les démissionnaires du FFS ont finalement choisi de rester au «front» en intégrant le Front de l’avenir de Bélaïd Abdelaziz. Le choix a été tranché le 5 juillet dernier lors d’une assemblée générale qui a entériné le passage collectif avec armes et bagages sous l’aile politique du parti du désormais «camarade Bélaïd Abdelaziz», l’homme le moins déçu des malheureux candidats à la présidentielle de 2014. Le choix du Front de Bélaid Abdelaziz est adopté comme une quatrième voie qui n’a pas été initialement sur les tablettes du Forum socialiste. Il y a plus d’une année, le FSLD a opté pour l’intégration d’un parti et a avancé les noms du PT, de l’UDS, non agrée, de Karim Tabbou, et du MPA de Amara Benyounès. Les négociations avec ces partis n’ont pas abouti pour des raisons diverses et que l’on ne rend pas publiques totalement mais il est certain que pour l’UDS, l’absence d’agrément n’est pas étranger à l’abandon de cette piste malgré le rapprochement vérifié publiquement entre les deux députés en exercice Tabbou et Tazaghart. La preuve en est que les militants du FSLD avaient pris option, «globalement», en février 2014 pour la création d’un parti. Mais «par sens de responsabilité, nous n’avons pas voulu faire un saut dans l’inconnu. Nous n’avons pas les moyens, nous ne sommes pas affiliés à un général, nous n’avons pas confiance en les responsables dans la hiérarchie de l’Etat et nous savons que nous n’avons pas de chance pour avoir un agrément» argumente le porte-parole du Forum, Khaled Tazaghart. «Et puis à quoi sert de multiplier les sigles ?» s’est-il interrogé lors d’une conférence de presse nocturne tenue la semaine dernière. Négociations Ce n’est pas pour autant que des contacts n’ont pas eu lieu avec l’UDS. Les négociations ont buté sur la question des militants de 1963. Le «Oui mais» de l’UDS n’a pas satisfait dans sa totalité la charte du FSLD voulue non négociable notamment sur le dossier des anciens de 63 que le parti de Tabbou considèrerait, selon le conférencier, comme un dossier du FFS. «L’intégration sélective» n’a donc pas intéressé Khaled Tazaghart et ses camarades. De son côté, le MPA, qui a adopté «verbalement» et dans l’absolue la charte proposée, semble avoir séduit la majorité des militants du FSLD qui ont soutenu la proposition de passer sous l’aile du parti de Amara Benyounès avant de changer de cap. «Il y a une bonne partie qui n’était pas d’accord avec l’option du MPA, déclare le député Tazaghart. J’ai pris alors mes responsabilités, reporté le vote et cherché à rapprocher les visions pour aller ensemble». Le Forum a fini par s’apercevoir que le MPA «n’a pas la volonté de construire un parti à la base». Des contacts ont eu lieu aussi avec le FLN et le RND, mais le conférencier ne s’y attarde pas. S’est imposée alors l’option consensuelle d’intégrer le Front de l’avenir tout en se refusant à lâcher le FSLD qui, étrangement, «ne sera pas dissout». «Le Forum continuera à exister en tant que cadre en faveur de la démocratie et sera élargi à l’échelle nationale. Nous le maintenons par sens de responsabilité» annonce Tazaghart, donnant à croire qu’il y a dans cette décision une volonté de se doter d’un cadre-refuge pour un avenir incertain. Ambitions Il y a cependant dans le choix d’intégrer le Front de l’avenir la nostalgie du «FFS historique». «Nous sommes le front de l’avenir, un slogan du FFS» lâche Khaled Tazaghart au nom du FSLD dont les sorties s’accompagnent fidèlement des portraits d’Ait Ahmed et du bleu du FFS, une couleur que l’on retrouve justement dans le parti de Bélaïd Abdelaziz. «Ce n’est pas pour autant que nos valeurs de gauche ont changé» devait-il préciser d’emblée lors de la conférence à laquelle ont assisté de nombreux militants du Forum et quelques représentants de partis politiques dont le RCD avec lequel le Forum fait toujours alliance au sein de l’APW de Béjaïa. «Avec le Front pour l’avenir ce sera un bon avenir pour l’APW» lance le conférencier, un tantinet versificateur, en assurant les alliés du Forum, qui sont désormais aussi ceux du nouveau Front. «Toute la charte du Forum est intégrée dans le programme du Front de l’avenir» dit-il. La charte met en exergue notamment la particularité de la région de la Kabylie, comme «fer de lance» de la revendication démocratique, dans laquelle active le Forum. «Personne ne peut nous interdire une action sur le terrain» précise le conférencier qui insiste sur cette autonomie d’action en Kabylie sous la tutelle du Front dans lequel grandissent désormais des ambitions des démissionnaires du FFS. Localement «nous allons avoir des listes électorales dans les 52 communes de Béjaïa si le parti décide de prendre part aux élections de 2017. Nous avons l’ambition de prendre la majorité au nom du Front de l’avenir» déclare-t-il. Mieux, que cela. «Nous avons espoir, renchérit-il, de prendre le pouvoir en 2019». Le nouveau camarade de Bélaid Abdelaziz revendique «le droit de rêver». Mais, organiquement, combien pèse le Forum Socialiste ? Khaled Tazaghart esquive la question d’El Watan. «Nous allons gagner la majorité des APC en 2017» répond-il.

Tichy : Squat des trottoirs et racket des automobilistes

19/07/15 - Le phénomène du squat des trottoirs à Tichy tend à prendre des proportions considérables notamment au centre ville. Il en est ainsi des nombreux commerçants pour la plupart des restaurateurs au niveau du quartier dit de la cité des Orangers. Sans vergogne, ils n’hésitent pas à monopoliser les trottoirs de leurs devantures en sortant tables, chaises, présentoirs frigorifiques et autres appareils de rôtisserie sur la chaussée, gênant considérablement les nombreuses familles sorties le soir venu pour prendre un bol d’air frais. L’autre désagrément, et non des moindres, est le racket auquel s’adonnent quelques jeunes sur les automobilistes en stationnement près du manège qui a attiré, notamment pendant le ramadhan, de nombreuses familles après le f’tour. Malgré la présence de quelques agents de police de la sûreté de daïra censés sécuriser les lieux, ces jeunes rackettent impunément le quidam ou les familles véhiculées en leur faisant payer au prix fort le moment de stationnement. Il va sans dire qu’une fois le ramadan passé et avec le rush touristique que la ville de Tichy connaît en pareille saison, ces phénomènes de squat et de racket iront en s’amplifiant si les autorités locales ne se décident pas à sévir dès maintenant.

Juste un mot : « Et pourtant elle tourne ! »

19/07/15 - Les perturbations dans la distribution de l’eau potable dans la ville de Béjaïa pendant et même à la veille du ramadhan qui vient de s’achever ont stressé les familles bougiotes. Même si elles sont moins importantes, convenons-nous, que d’habitude, elles sont bien là. Têtues. Dans certains quartiers comme Sidi Ahmed, elles ont exacerbé la patience de certains ménages jusqu’à faire sortir certains de leurs gonds. Et c’est ressorti sur les ondes de la radio locale. À Tala Ouariane, un quartier voisin, ce n’est pas la pénurie, mais les résidants vous diront que l’eau n’arrive pas aux horaires habituels et repart plus tôt que d’habitude. Un fait indéniable comme tant d’autres. Paradoxalement, les responsables des services chargés de la gestion des eaux assurent que le programme de distribution de l’eau potable n’a été aucunement perturbé. Pas même d’un iota. Et pourtant… !. Une vraie énigme. De deux choses l’une : où bien les réclamations des ménages de Sidi Ahmed sont tout juste une vue d’esprit ou alors Sidi Ahmed est un homonyme qui désigne un autre espace. Il y a là un décalage, sérieux, intriguant, inquiétant et à plusieurs niveaux. Les files humaines que nous pouvons encore apercevoir de nos jours dans certains endroits de la ville de Béjaïa pour se procurer le lait en sachet sont bien réelles. Pour la direction du Commerce, la presse en fait trop. Et pourtant… !. Les perturbations dans la connexion Internet sont un supplice encore d’actualité. Pour Algérie Télécom, il n’en est rien. Et pourtant… !.  «Et pourtant elle tourne !» disait Galilée, le grand savant du XVIe siècle, qui jurait à qui voulait le croire que la terre tourne bel et bien autour du soleil. On a fini par croire à sa théorie de l’héliocentrisme. Qui croira aux complaintes du citoyen ?  

Protection civile : 11 735 interventions en six mois

14/07/15 - Le plus grand nombre d’interventions effectuées par la protection civile (PC) de Béjaïa durant les six derniers mois est celui concernant le mois de juin coïncidant avec le lancement de la saison estivale et la première quinzaine du mois du Ramadan. La PC a enregistré, durant les six premiers mois de 2015, 11 735 interventions dont 2 280 au mois de juin, selon le bilan de la protection civile. Ainsi, le même service a comptabilisé dans la même période 652 accidents de la circulation qui ont engendré 28 morts et 1 009 blessés. Les six premiers jours de ce mois de juillet, la protection civile est intervenue sur 33 accidents qui ont provoqué le décès d’une personne et blessé 45 autres. Depuis l’ouverture de la saison estivale, la protection civile a enregistré, dans le cadre de ses actions,  deux décès par noyade sur les plages de Boulimat, dans la commune de Béjaïa, et la plage Ighzer Lablat à Souk El Tenine. Dans cette dernière localité, un jeune de 23 ans issu de la wilaya de Médéa a été emporté par la mer puis rejeté quatre jours après au niveau de la plage la Sablière d’Aokas, à l’est de Béjaïa. Quand au second, il a été repêché par des citoyens puisqu’il s’est noyé avant les horaires de surveillance. A travers les 33 plages autorisées, le dispositif de surveillance a intervenu pas moins de 549 fois. La même source précise que pendant ce mois de juin, les plages de Béjaïa ont été fréquentées par environ 180 000 baigneurs. En ce qui concerne les feux de forêts, la PC est intervenue sur 412 incendies dont 67 en milieu urbain et 117 en milieu végétal.

Béjaïa : La plaie puante des canaux non dallés

14/07/15 - Des eaux usées coulent dans de nombreux cours et canaux d’évacuation non dallés qui défigurent et empoisonnent la ville qu’ils traversent. Si la pluie et le froid de l’hiver camouflent la pestilence, la chaleur de l’été l’exalte et la fait fleurir. Exacerbée par la montée du mercure, les mauvaises odeurs qui se dégagent des nombreux oueds et canaux d’évacuation des eaux usées à ciel ouvert qui sillonnent la ville de Béjaïa, de long en large et en travers, pourrit littéralement la vie aux habitants. Flâner dans certains quartiers c’est risquer d’avoir le cœur au bout des lèvres. Se pincer le nez et presser le pas pour en ressortir sont alors recommandés. Si s’éclipser est faisable pour le passant ou le visiteur occasionnel écœuré, les résidants de ces quartiers, eux, n’ont point de choix que de composer, impuissants,  avec la pestilence, les invasions de moustiques, de mouches et de cafards, et le pullulement des rats qui trouvent leur compte dans cet environnement intenable et en constante détérioration. Trouver une solution à l’assainissement des rejets domestiques à l’air libre, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive à Béjaïa, est pourtant sans cesse revendiqué. En dépit des risques que cela fait peser sur la santé publique, les pouvoirs publics se complaisent dans leur passivité et semblent totalement ignorer l’ampleur de la menace. Assainissement à l’air libre L’existence de ces canaux remonte, dit-on, à la dernière décennie de l’occupation française. Ils ont été conçus, à l’origine, pour drainer les crues afin d’éviter les inondations en période de forte pluviométrie, dans une zone dont l’altitude est égale ou parfois même inférieure au niveau de la mer. Il s’agit d’une vieille technique du génie hydraulique, aujourd’hui obsolète, en usage dans les régions côtières facilement inondables et à basse altitude, nous explique un étudiant en hydraulique. La démographie galopante, l’expansion frénétique des dernières décennies et l’absence d’un plan d’évacuation des eaux usées en particulier, et d’un plan d’urbanisation en général ont transformé de fait ces canaux en un gigantesque réseau d’assainissement à l’air libre. Par conséquent, le cadre de vie et la qualité de l’air en ont pris un sérieux coup. Les habitants sont outrageusement importunés et le risque de contracter des maladies respiratoires ou autres, liées à l’inhalation à longueur de journée des puanteurs qui émanent de ces canaux est très grand. «Habiter de manière durable à proximité d’un cours d’eaux usées augmente trois fois plus le risque de maladies inflammatoires graves à l’image de la méningite ou la conjonctivite, sans parler des maladies respiratoires et d’autres maladies que peuvent provoquer des vecteurs comme les moustiques, les mouches, les cafards, ou les rats qui prolifèrent en ce milieu», avertit un médecin. «Cela fait bientôt cinq ans que j’habite le quartier Seghir, dans un appartement que j’ai acheté. Aujourd’hui, je regrette d’avoir opté pour ce quartier, au regard des désagréments que ma famille et moi subissons, à cause des eaux usées qui coulent à fort débit à quelques mètres de l’immeuble», se plaint un habitant, rencontré sur la terrasse d’un café maure de son quartier, juste après la rupture du jeûne. D’ailleurs, au moment où notre interlocuteur faisait entendre ses jérémiades, une flopée de rats d’égout se sent bien dans son élément au milieu d’un amas d’ordures déposées par les riverains. C’est le même spectacle  tout au long de ce canal que bordent d’un côté des commerces, souvent de restauration, et de l’autre, des cités universitaires. Dallage Pour écarter les dangers et les désagréments que font peser ces canaux sur la santé publique et le cadre de vie de la population, le dallage est le moyen le plus indiqué. D’ailleurs, plusieurs opérateurs privés ont demandé leur concession pour dallage, en vain. Seules certaines parties sont couvertes par la direction des ressources en eau (ex direction de l’hydraulique) suite à de multiples plaintes des habitants et, sans doute, pour sa proximité immédiate du siège de la wilaya. C’est le cas du cours qui afflue de Dar Nacer et qui traverse le cœur de la ville. La direction de l’hydraulique de la quelle il relève tout autant que la majorité des autres canaux, l’a couvert dans sa partie qui traverse le quartier Daouadji. Selon un élu de l’APC de Béjaïa, la partie supérieure (Sidi Ahmed) serait aussi en travaux. Non pas forcément pour dallage, puisque, selon le responsable, couvrir un canal n’est pas toujours la solution, de plus, ajoute-t-il, ce moyen pose un problème dans les opérations de curage.  Les exemples de canaux dallés se comptent, de ce fait, sur les bouts des doigts. Que des parcelles, de-ci, de-là, sont couvertes. Les autorités se contentent d’un curage annuel. Cependant, il y a longtemps que ce moyen, pratiqué par l’APC, s’est avéré insuffisant, voire insignifiant. On n’a qu’à regarder l’état de pollution actuel de ces canaux, déjà immonde, alors que le prochain curage ne se fera pas avant l’arrivée des premières pluies. Car, aux eaux usées, il faut ajouter les jets d’ordures délibérés qui accentuent la pollution, au même temps qu’elles provoquent la stagnation du cours et, par conséquent un accroissement de leur nuisances sur les habitants.

«L?incivisme et les jets d?ordures dans les canaux aggravent la pollution»

14/07/15 - - Y a-t-il une réflexion pour couvrir les canaux d’assainissement à ciel ouvert de la ville de Béjaïa ? D’abord, il faut savoir que ces oueds dépendent, non seulement de l’APC mais aussi de la direction des ressources en eau (DRE) qui est responsable de tous les oueds et des grands ouvrages hydrauliques. La DRE prend en charge les projets directeurs de l’assainissement. Actuellement, ses équipes sont en phase de réalisation d’un projet de déconnexion des rejets d’assainissement qui se déversent dans les oueds par la réalisation de conduites à grand diamètre pour l’évacuation des eaux usées. Le projet est déjà mis en exécution pour libérer les oueds Bouhatem et Srir, à hauteur du tronçon Taghzout. - Et pour ce qui relève des responsabilités de l’APC ? Nous procédons à un curage annuel, en plus de prendre en charge des opérations d’aménagement et de bétonnage, et parfois de couverture des oueds. - Il y a donc possibilité de couverture des oueds pour en finir avec leurs nuisances ? Ce n’est pas aussi facile. La DRE oppose son veto avec des arguments scientifiques à l’appui à chaque fois qu’on lui demande la couverture des oueds. Car, selon elle, leur couverture ne sera pas sans risque d’inondations en cas de fortes pluies, ou d’accumulation de gaz. - Qu’elle est donc la solution ? Ce n’est qu’une fois les oueds déconnectés des rejets d’eaux usées qu’on pourrait parler de couverture. C’est ce qui est en train de se faire. De notre part, nous procédons à des curages annuels. Nous recommencerons à la mi-juillet. L’incivisme et les jets d’ordures dans les canaux ont aggravé leur pollution.

Copyright © 2004/2011 presse.algerieinfo.be .......