PUB Ads

bajaia INFO Journal bajaia INFO Journal

 

Algerieinfo.be  Presse dz24.info » Bejaia
Actualite Sports Politique sante economie culture

Voir Béjaïa et mourir !

27/10/14 - Ces chiffres effarants, on ne les met suffisamment pas en relief faute de campagnes de sensibilisation qui ne profitent que pour la sécurité routière. Ils autorisent pourtant à voir que le péril de la mer rivalise avec le terrorisme des routes. Destination enchanteresse, ensorceleuse et aimantine, Béjaïa a des charmes dévorants. Les baigneurs qui ont déferlé, depuis la fin du mois de carême, par dizaines de milliers quotidiennement sur la côte bougiote ont quitté la côte et se sont engagés sur le chemin du retour depuis les rentrées sociale et scolaire. Ce n’est pas pour autant que les plages se sont désempli. D’insatiables baigneurs, ou tout simplement derniers arrivés ennemis des foules, y profitent des grands espaces libérés par les derniers aoûtiens. Les plages attendront encore quelques jours pour se désemplir, même si le dispositif sécuritaire a été levé totalement ce 30 septembre signifiant la fin officielle de la saison estivale. Mais le temps est déjà aux bilans. Celui qui donne la mesure de l’affluence estivale enchante avec 6,5 millions de baigneurs, recensés très approximativement. Un peu au-delà de la proportion de l’été passé. Mais les bilans de tous les étés font de l’ombre à d’autres statistiques. Macabres celles-là. Malheureusement, aucune saison estivale n’est passée sans que la méditerranée n’avale traîtreusement des vies. Depuis début juin jusqu’au 28 septembre, vingt six baigneurs se sont noyés sur la côte bougiote. Un bien lourd bilan qui signe un pic de ces dix dernières années. Et chaque fin d’été, la liste des noyés confirme un fait relevé fatalement l’été d’avant : c’est que dans leur écrasante majorité, les victimes viennent de l’intérieur du pays. «Voir Béjaïa et mourir !». Sensée traduire tout juste une ardente envie de goûter au charme irrésistible de Béjaïa même au prix de la vie, cette expression trouve là un tout autre sens, dramatique, et traduisant une dernière «volonté» que l’on n’a du tout pas formulée. Du 1er juin au 31 juillet 2011, la protection civile a compté 13 noyés dans les eaux de Béjaïa, le plus âgé ne dépassant pas la quarantaine d’années et le plus jeune d’à peine 12 ans. Moins que les étés passés, parce que le mois de carême empiétant de plus en plus sur la saison estivale et réduisant du coup le taux de fréquentation des plages, mais le chiffre révèle que sur les 13 noyés, l’écrasante majorité, soit 12 victimes, sont des jeunes venus de l’intérieur du pays que le danger de la mer a surpris. La majorité a péri sur des plages interdites à la baignade, donc non surveillées, ou en dehors des horaires de surveillance. Ils sont de Tebessa, Batna, Sétif, Oum El Bouaghi, Khenchela, et d’El Oued, toutes des wilayas de l’extrême est du pays. Un hasard ? Avant d’aller plus loin, voyons voir d’abord le détail du bilan de l’été 2014. Les noyés, tous de sexe masculin, âgés entre 14 et 40 ans, sont de Sétif, BBA, Tebessa, El Oued, Oum El Bouaghi, Batna, Mila, Ghardaia, …. Six d’entre eux sont de la seule capitale des Hauts plateaux. Et ce triste fait ne date pas de cet été qui vient de s’achever. Macabre liste En 2010, on a déploré 16 noyés. Et ce ne sont pas forcément de jeunes baigneurs emportés par la joie de la mer, puisque on a aussi repêché le corps inerte d’un vieux de 78 ans. La moitié des 16 noyés était de la wilaya de Sétif. Huit jeunes sétifiens qui ont laissé leur vie sur les côtes bougiotes, faisant le gros des victimes depuis déjà quelques années. En 2009, ils étaient sept jeunes sétifiens sur les 18 noyés et autant en 2008. En 2012, sur les 8 noyés, trois sont originaires de Sétif. L’été passé, ils étaient deux sur une macabre liste de 14 victimes dont quatre Biskris. Le chiffre est effrayant : rien que pour les sept étés 2008-2014, la mer a rejeté les corps sans vie de 35 jeunes sétifiens à Béjaïa. C’est le tiers des 109 noyés que la mer a rejeté depuis 2008. Presque tous du sexe masculin. Pas une seule femme ne s’est aventurée dans la grande bleue avant cet été de 2013 où trois jeunes filles ont péri. Les listes des victimes sont allongées par les noms de jeunes baigneurs originaires majoritairement de wilayas non côtières : Laghouat, Constantine, M’sila…. Les dégâts auraient pu être plus lourds s’il n’a pas fallu compter avec la promptitude des surveillants de baignade et plongeurs de la protection civile qui ont sauvé «d’une mort certaine» bien des vies. A se fier aux différents bilans de la protection civile, et rien que depuis 2011, bien plus de 18 000 baigneurs ont été arrachés des dents de la mer. «La majorité est originaire des Hauts plateaux» affirme à El Watan capitaine Soufi, le chargé à l’information à la direction de la protection civile de Béjaïa. Un travail de sensibilisation des risques de la mer semble manquer dans les wilayas de l’intérieur du pays. Ces chiffres effarants, on ne les met suffisamment pas en relief faute de campagnes de sensibilisation qui ne profitent que pour la sécurité routière. Ils autorisent pourtant à voir que le péril de la mer rivalise avec le terrorisme des routes.   Continue reading

«Walah que c?est plus que malheureux de repêcher des baigneurs ivres !»

27/10/14 - Ancien chef de poste et plongeur depuis 1986, Salhi Abdelmadjid a une expérience longue de 28 ans sur les plages de Béjaïa. Actuellement inspecteur des plages, il rend compte dans cet entretien d’une situation, le moins que l’on puisse dire, dégradée. Il décrit un monde de fous des plages où inconscience et négligence font bon ménage, et où l’alcool obnubile de jeunes baigneurs pour faire d’eux de faciles proies entre les dents de la mer. Il tire la sonnette d’alarme. -Un grand nombre des noyés sur les plages de Béjaïa sont originaires des Hauts plateaux.  Avez-vous eu à faire ce constat ? Ce constat on le fait chaque année. Effectivement, la majorité des noyés sont des Hauts plateaux. 90 à 95 % des noyades ont lieu en dehors des heures de travail, surtout avant 9h, heure de l’ouverture des plages, mais aussi après 19h, heure de leur fermeture. Il y a un sérieux problème. Des personnes dorment sur les plages même et se jettent à l’eau dès qu’ils se réveillent. Ils sont H24 sur les plages. Ajouté à cela la consommation d’alcool sur place. Il y a beaucoup de négligence. Les gens ignorent carrément les horaires autorisés pour la baignade. Ça m’est arrivé plusieurs fois de me confronter à des baigneurs qui ne veulent rien savoir des risques de la mer déchaînée. Une fois, c’était avec un homme, en compagnie de toute sa famille, six enfants entre 5 et 10 ans, resté sourd aux paroles des maîtres nageurs. J’ai intervenu pour lui faire comprendre que la baignade est dangereuse, qu’il y a drapeau rouge. Rien n’y fait. «C’est drapeau rouge tout le temps, quand est-ce qu’on se baigne alors ?» m’a-t-il répondu avec agressivité. Que faire devant ce genre de comportement ? -Pourtant les plages de Béjaïa ne sont pas réputées pour être dangereuses. Nous avons de grandes plages. Rien à voir avec les plages de Jijel, d’Alger, de Tizi Ouzou ou d’ailleurs où il est question surtout de baies. Certaines plages, comme à Aokas ou Tichy, atteignent les 1000 mètres. Elles exigent plus de surveillants et à ce propos il faut dire que nous avons un manque d’effectif cette année. Les gens ne veulent pas travailler. Les jeunes préférèrent aller s’inscrire pour quelques heures de travail dans le cadre de l’ANEM pour un million huit cent mille centimes que de travailler toute la journée comme surveillant de plages pour moins que cela.Et ils ont raison. Nous avons quelque 300 surveillants recrutés cette saison. Certains ont travaillé quelques jours avant de s’en aller. Ils arrivent en retard au travail et se rebiffent lorsqu’on leur fait la remarque pour manquement aux heures de travail. Nous essayons d’être diplomates avec eux, inutilement. D’ailleurs, les cinq maîtres nageurs saisonniers sur la plage des Aiguades ont décidé d’arrêter parce que c’était la rentrée scolaire et nous n’étions que le 2 septembre.De fait, nous sommes obligés de faire appel à deux pompiers pour leur remplacement. C’est un vrai problème. -Les baigneurs sont-ils suffisamment sensibilisés sur les risques de la mer ? Beaucoup sont ignorants des risques de la mer. S’ils sont conscients de ces risques, ils n’accepteraient pas de s’exposer à la mort. Nous avons passé cette année des nuits perturbées. On nous appelle à minuit pour secourir des baigneurs qui se sont égarés dans la mer à bord de pédalo ou autre embarcation. Et cela s’est passé plusieurs fois notamment à Aokas. J’ai vu les vingt derniers jours d’août ce que je n’ai pas vécu pendant mes 28 ans de carrière sur les plages. Des groupes de jeunes, dont des adolescents de 15-16 ans, qui ne sont pas de la région, se saoulent sur les plages à ne plus pouvoir se tenir debout. Et il ne sert à rien de discuter avec eux. L’alcool coule à flot. Surtout les week-ends. Il fait des ravages. Il est pour quelque chose dans les noyades surtout à Tichy, Aokas et Melbou. Souk El Tenine est moins touchée. Walah que c’est plus que malheureux de repêcher des baigneurs ivres! Ce matin, à Tichy, où la mer était démontée, nous avons dégagé un jeune, de 20 ou 22 ans, qui est resté coincé sur les rochers. Il y était de bon matin et ne s’est pas aperçu du niveau de la mer qui montait progressivement. C’est l’ignorance. -La sensibilisation ne doit-elle pas se faire dans les wilayas d’origine, avant l’arrivée sur les plages ? Il faut une large campagne de sensibilisation à la télévision, à la radio…. Il y a les moyens de le faire et un ou deux mois à l’avance. Cette année, il paraît qu’ils ont fait ici des tournées de sensibilisation avec affichage. Au niveau de chaque unité, à Tichy, Aokas, Souk El Tenine, on a accroché de grandes banderoles mais la sensibilisation doit toucher toutes les wilayas. -Est-ce que la présence du drapeau rouge empêche-t-il, à lui seul, la baignade ? Lorsqu’on sait que le drapeau rouge signifie interdiction de baignade pourquoi s’aventurer dans l’eau ?  On peut toujours rester sur le sable, jouer au ballon. Il y a certains qui défient la mer en croyant être de bons baigneurs, et ils sont souvent suivis par d’autres qui ne le sont pas. Et lorsque nous les rappelons à l’ordre, ils manifestent tout simplement une envie d’en découdre avec les maîtres nageurs. Nous sommes plusieurs fois arrivés à des dépôts de plainte auprès de la police. Les conflits se règlent toujours à l’amiable, mais après des journées de tracasseries. -Selon vous, que faut-il faire pour réduire les cas de noyades ? La sensibilisation est d’un apport considérable, et non seulement à Béjaïa. A quoi bon de le faire ici pour la population locale alors qu’on vient de Béchar et d’ailleurs. Croyez moi qu’il y a des personnes qui ne savent même pas ce que veut dire un drapeau rouge, vert ou orange. Allah ghaleb, ce n’est pas de leur faute, ils vivent très loin de la mer. -Qu’en est-il des moyens ? Les moyens de base dont nous avons besoin comme les palmes et les bouées ne manquent pas. Ces derniers temps, nous avons suffisamment de pneumatiques semi rigides aussi. Les moyens de secours nous en avons. Il y a par contre un manque de saisonniers et le problème que nous rencontrons cette saison est particulier bien qu’il se soit manifesté déjà l’année dernière. C’est catastrophique. Continue reading

Tifra : Les manifestations du 17 octobre 1961 célébrées

26/10/14 - Le groupe scout Thiziri de la commune de Tifra, à une quarantaine de kilomètre au sud de Béjaia, a commémoré, le week-end passé, le 53e anniversaire des manifestations  des Algériens à Paris, du 17 octobre 1961. À cet effet, un mini tournois de football a été organisé, réunissant quatre équipes issues des localités d’Akbou, Akfadou, Tifra et un club de Ghardaia. Organisée en collaboration étroite avec l’APC, cette commémoration a permis, notamment, de susciter des questionnements autour de cet événement peu connu encore aux jeunes générations. «De notre histoire récente seuls le 1er  novembre 1954 et le 5 juillet 1962 sont connus des nouvelles générations. A cet effet, nous œuvrons à ce que toutes  les grandes dates de l’histoire de notre pays soient connues de notre jeunesse», nous a déclaré, à ce propos, Abdelkader kharbache, le responsable du groupe scout. De son coté, Hamza Hamoudine, de Ghardaïa a déclaré que «sortir de l’oubli cet évènement et rendre hommage aux centaines victimes de la répression française est un devoir et nous sommes contents de participer aux cotés de nos frères de Béjaïa à cette célébration».   Continue reading

Les artisans dénoncent la concurence déloyale

26/10/14 - Pas moins de 50 participants, représentants 20 wilayas sont attendus à cette quatrième édition. Le but assigné à cette manifestation est la promotion du travail du bois et la commercialisation des produits artisanaux. Sofiane est sculpteur sur bois, un métier artisanal qu’il a hérité de son père. De Bordj Bou Arreridj, il s’est déplacé à Béjaia pour participer au quatrième salon national du bois, qu’organise chaque année la chambre de l’artisanat et des métiers à Sidi Ali Levhar, à l’est du chef-lieu de wilaya. Ouvert jeudi dernier, ce rendez-vous commercial s’étalera jusqu’à mercredi 29 octobre. Pas moins de 50 participants qui représentent une vingtaine de wilaya sont attendu au cours de cette semaine. Le but assigné à cette manifestation est la promotion du travail du bois et la commercialisation des produits artisanaux et leur publicité. Pour Sofiane, «nous n’enregistrons pas de grands profits dans ces espaces, mais il arrive que des familles nous achètent quelques pièces décoratives».Toutefois, ce qui est intéressant surtout pour les artisans «ce sont les contacts que nous nouons avec d’autres artisans venus des quatre coins du pays car ça nous permet d’échanger des informations sur le marché et les opportunités d’approvisionnement en matière première», atteste le jeune artisan.   Pour ses sculptures, Sofiane utilise en général du bois de chêne, de l’olivier, le frêne qu’il collecte dans les champs. Il dit à ce propos qu’«il est interdit par la loi de couper des arbres, donc, si je ne m’approvisionne pas de Sétif, je le ramasse moi-même. Le bois que j’utilise est disponible dans notre région».   Ayant quitté le lycée en 2012, Sofiane a rejoint directement l’atelier de son père. Bénéficiant d’un crédit Ansej, il engage deux ouvriers dans son atelier à El Bordj. Afin de commercialiser son produit, l’artiste se déplace constamment. Mais il privilégie, en plus des salons, les sites touristiques et travaille avec des revendeurs fidèles au produit de son atelier. Contrairement à cet enfant de Bordj Bou Arreridj, Smaïl, un fabricant de Gassaâtes (un ustensile confectionné en bois de pin, qui sert à rouler le couscous, à pétrir la pâte comme pour la préparation de la galette) se plaint de la concurrence déloyale des importateurs de produit chinois. De plus, il estime que sa wilaya, Mila, est une région isolée. «Ce n’est pas   évident d’écouler son produit facilement. Les salons sont notre seul salut en plus des commandes qu’on réussit à décrocher», explique-t-il. Ceci étant, Smaïl souhaite que les responsables du secteur accordent plus d’intérêts à ces métiers. Et de fulminer que «si les métiers de l’artisanat  ne nourrissent pas l’artisan, c’est le métier qui disparaitra!». Preuve du mépris des pouvoirs public, «le place au Salon international d’Alger coûte 24 000 Da que nous devons payer d’avance. En plus, ils nous réservent les pavillons qu’on atteigne que par voiture tellement ils sont loin des pavillons centraux et des entrées du Salon», regrette-t-il.   Pour moi, dit-il, «ce n’est pas le prix, ni la disponibilité de la matière première qui pose problème. Car nous réussissons toujours à récupérer le bois coupé par les services des APC (mairie) ou les entreprises de bâtiment  et des travaux publics avant d’installer leur chantier ou ouvrir une route. Le souci est dans la commercialisation», affirme-t-il.   Continue reading

Les habitants exigent un pont

26/10/14 - Les habitants du quartier Iguermougen, relevant du village Aghomrasse, commune de Fenaïa (daïra d’Il Matene), à une trentaine de kilomètres au sud de Béjaia, lancent un cri de détresse  sur l’état dégradé de la route qui les relie au chemin communal et exigent la réalisation d’un pont. Dans une lettre qu’ils ont adressée à leur édile communal en date du 19 août dernier, à laquelle est jointe une pétition portant quelque 120 signatures, les villageois font état d’une route «impraticable», à cause des eaux usées qu’y déverse une rivière adjacente. En soulignant les dangers que fait peser sur les usagers de la route la présence d’un cours d’eaux usées sur les lieux, les villageois attendent de leur APC la prise en charge «de la réalisation d’un pont qui permettra à la fois l’utilisation de la piste convenablement, et en toute sécurité, et de protéger les usagers des risques de maladies liées aux eaux usées». Les villageois estiment que ce pont permettra, par ailleurs, aux agents de l’APC une meilleure collecte des déchets ménagers, qui se fait actuellement «non sans difficultés». Comme pour donner plus de chance à leur requête d’aboutir, les villageois s’engagent volontairement «à fournir la main d’ouvre nécessaire et le transport des matériaux à défaut de la disponibilité des services de l’APC pour la réalisation du pont».   Continue reading

Hommage au journaliste Mohamed Abderrahmani

26/10/14 - Une stèle, sous forme d’un portrait sur céramique posé sur un socle en marbre, réalisée en hommage à Mohamed Abderrahmani, ancien directeur du quotidien national El-Moudjahid, a été dévoilée, à l’occasion de la journée nationale de la presse qui coïncide avec le 22 octobre, à Melbou la ville natale du journaliste (sise à 36 km à l’est de Béjaia). Officiant à la tête du quotidien El Moudjahid de 1992 à 1995, le défunt Abderahmani a été assassiné par les intégristes islamistes le 27 mars 1995. Retraçant son parcours, la directrice du journal El Moudjahid présente à cette cérémonie aux  cotés des autorités locales de la wilaya et les journalistes locaux, a  salué le professionnalisme et la rigueur dont Mohamed a fait preuve durant toute sa vie professionnelle. A ce propos elle informe que «feu Mohamed Abderrahmani a été nommé rédacteur en chef d’El Moudjahid, en janvier 1976, puis directeur de la rédaction en juillet 1986. Il est désigné le 5 mai 1992 comme administrateur de l’entreprise nationale de presse El Moudjahid. Le défunt est diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme, de l’Ecole des hautes études internationales de Paris», a-t-elle  déclaré. Le fils du défunt, également présent, a tenu à remercier les initiateurs de ce vibrant hommage. Il dira à cette occasion : «Je suis très ému par cette action. D’ailleurs, je ne trouve pas les mots pour m’exprimer. Je veux tout simplement dire un grand merci à tous d’avoir contribué à la réalisation de cette stèle dans la ville natale de mon père. Une ville où il aimait  venir pour s’inspirer et se ressourcer», a-t-il déclaré devant l’assistance. Cette célébration  a été ponctuée, par ailleurs, par le dépôt d’une gerbe de fleur à la place de la Liberté Saïd-Mekbel, au chef lieu de wilaya, en hommage à tous les journalistes exécutés dans l’exercice de leur métier. Enfin, une réception a été organisée par le wali de Béjaia en l’honneur des journalistes qui exercent au niveau local.  Continue reading

Fenaïa bientôt raccordée au barrage Tichi Haf

22/10/14 - Fenaïa, une petite commune rurale lovée sur la rive gauche de la Soummam, compte parmi les nouvelles circonscriptions inscrites pour bénéficier de la connexion à l’eau du barrage Tichi Haf, selon un responsable de l’hydraulique. «Le projet de transfert de l’eau du barrage Tichi Haf vers la commune de Fenaïa est sur le point de connaître un début de réalisation, en ce sens que le dossier technique, de même que les consultations pour la sélection des entreprises réalisatrices, ont été menés à bon port», a déclaré un responsable de la direction des ressources en eau.Et d’ajouter que «le projet a même fait l’objet d’une attribution provisoire. Si ce choix est confirmé par la commission des marchés publics de la wilaya, des notifications d’ordre de service seront adressées aux entreprises titulaires du marché à l’effet d’ouvrir le chantier». A cet effet, une AP (autorisation de programme) d’un montant de 987,21 millions de dinars est mobilisée sur les fonds sectoriels pour prendre en charge le coût de ce projet qui, nous signale-t-on, prévoit de raccorder également la commune de Chemini. La réalisation des travaux d’adduction fera intervenir simultanément trois maîtres d’œuvres, nous indique-t-on. La même source a indiqué, également, qu’«un délai contractuel de 40 mois est accordé à ces entreprises pour livrer le projet». Les perspectives en matière de distribution publique d’eau potable, s’annoncent donc prometteuse pour ces deux communes qui souffrent d’une pénurie chronique. «Toutes les localités de notre commune sont, peu ou prou, confrontées au manque d’eau potable. En été, la pénurie se fait encore plus pressante, et les citoyens n’ont d’autres choix que de recourir au système D pour faire leurs provisions d’eau», rapporte un citoyen du village Smaoun, dans la commune de Chemini », dit un quadragénaire d’Ilmaten. Pour lui, «Notre localité a trop enduré les ruptures d’approvisionnement, consécutives aux pannes et à la rareté du liquide. L’idée d’avoir de l’eau en suffisance me réchauffe le cœur», pavoise un.   Continue reading

Ville de Béjaïa : Le vieux bâti sous expertise

22/10/14 - L’étude d’expertise technique du vieux bâti de la ville de Béjaïa a été présentée par le CTC-EST, qui a été engagé par la wilaya dans le cadre des différents projets entamés dans le but de moderniser la ville. La présentation a été faite devant une assistance composée des directeurs techniques, d’élus et de représentants d’associations dont celle de la protection du patrimoine de la ville, et des représentants de l’Ordre des architectes. Le responsable de cette étude cite, parmi les objectifs de l’opération, la connaissance exacte de l’état de santé de chaque édifice composant le tissu urbain de la ville de Béjaïa. Interviendra ensuite la mise en place d’un instrument d’identification, d’information, d’analyse, d’évaluation et de diagnostic global et cohérent de tout le cadre bâti, basé sur le système d’information géographique ayant pour but la connaissance exacte de l’état de chaque édifice composant le tissu urbain considéré. Cette expertise, une première du genre pour la ville de Béjaïa, va permettre également d’aboutir à un état des lieux du parc bâti de la ville, faisant ressortir les immeubles menaçant ruines, ceux nécessitant un renforcement de type léger, moyen ou lourd et les immeubles sains. D’après ce responsable, «cet état des lieux permettra par la suite la prise de mesures appropriées visant soit à préserver le bâti existant à travers des actions de réhabilitation, de confortement ou de réparation, soit à démolir celui qui ne peut pas être préservé».Par ailleurs, cette étude a coûté prés de 24 millions de dinars, d’après le directeur de l’urbanisme de la wilaya. Et d’ajouter que «l’expertise concerne les bâtisses sises à l’intérieur du secteur sauvegardé de la ville de Béjaïa, défini par le décret 13-187 du 06/05/2013, portant création et délimitation du secteur sauvegardé de la vieille ville de Béjaïa qui s’étale sur une superficie globale de 70 hectares». Continue reading

17 octobre 1961 : Hommage à Fatima Bedar dans la ville de Tichy

22/10/14 - à l’initiative des autorités locales, des dizaines de citoyens de la localité de Tichy se sont déplacés, vendredi, au cimetière des martyres de la ville pour se recueillir à la mémoire des martyres, à l’occasion de la commémoration des évènements tragiques du  17 octobre 1961. A cet effet, un hommage particulier a été rendu à Fatiha Bedar, une adolescente originaire de la commune de Tichy. Victime des  évènements octobre 1961, elle disparut au cours de la même nuit sanglante ou des centaines de chouhadas ont été sauvagement réprimés par les forces de l’ordre français. Née le 5 aout 1946 à Tichy, Fatima Bedar part avec sa mère à Paris pour rejoindre son père, employé alors à la société Gaz de France en 1951. Arrivée dans la capitale française, elle est inscrite au collège de Stains (seine st Denis). Malgré son jeune âge, 15 ans, elle sera partie prenante du combat décisif engagé par la fédération de France du FLN. Bravant l’interdiction de sa mère, la collégienne quitte précipitamment, le domicile familial le jour de la manifestation. Elle ne rentra plus jamais. Le lendemain,18 octobre, son père Hocine signal sa disparition à la police. Ce n’est que le 31 octobre que le corps de la collégienne en état de décomposition avancée, sera retrouvé par les pompiers dans le canal de St-Denis. Ses parents ne l’identifient que grâce à ses longues nattes châtaines. Grâce au concours de la fondation de 8 mai 45, du ministère des moudjahidines, les ossements de Fatima ont été rapatriés en 2006 pour être enterrés à Tichy, 45 ans plus tard.  Continue reading

Chemini (Béjaïa) : 4 communes non raccordées au gaz naturel

22/10/14 - Le chef de l’exécutif a  signifié aux contestataires que «les  communes de Chemini seront inscrites dans le cadre du programme quinquennal 2015-2019». Les habitants des communes de la daïra de Chemini (60 km au sud de Béjaia), organisés en coordination se sont rassemblés, hier, devant le siège de la wilaya pour exiger le raccordement de leurs foyers au réseau de gaz naturel. Une délégation désignée sur place a été voir le chef de l’exécutif pour lui transmettre une lettre portant les revendications des citoyens, notamment celles relatives au raccordement au gaz des quatre communes de la même daïra, à savoir Tibane, Souk Oufella, Akfadou et Chemini, dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014. L’action vise à attirer l’attention des autorités sur le calvaire que vivent des milliers de villageois et  persuader les responsables à inscrire leur localité dans le cadre de la deuxième tranche du plan quinquennal 2010-2014, duquel les citoyens estiment être «exclus», qualifiant cela de «hogra». à l’issue de la rencontre avec le wali, la délégation a été déçue par la réponse du premier responsable de la wilaya puisque ce dernier  a signifié clairement que «les communes seront inscrites au plan quinquennal 2015-2019», selon un membre de ladite délégation. «Finalement, nos communes ne sont pas inscrites pour être raccordés au gaz au plan quinquennal 2010-2014, cela contraste malheureusement avec les promesses du wali qui a promis à maintes reprises que des localités seront raccordées dans le cadre de présent quinquennat». Dans une déclaration à la presse, le directeur de la Société de Distribution de l’Electricité et du Gaz (SDE) a affirmé qu’«effectivement, la daïra de Chemini est concernée par le plan quinquennal 2010-2014, mais elle sera programmée dans la troisième tranche». Les présidents des assemblées populaires communales de la daïra de Chemini ont rendu public en date du 11 septembre dernier un communiqué commun dans lequel il est précisé que «la daïra sera raccordée au gaz naturel durant le quinquennat 2015-1019» et à travers lequel les édiles ont appelé les citoyens à être compréhensifs «pour la levée de toutes les contraintes pouvant retarder la concrétisation du projet». Le même document rapporte également des clarifications sur l’état d’avancement du projet. Il y est mentionné, entre autres, que «les études d’implantation des postes de détentes sont finalisées et sont disponibles au niveau des communes et que sont également finalisés les études et les plans de la distribution du gaz».   Toutefois, les représentants des villageois regrettent : «Bien qu’un gazoduc de 20 pouces traverse le centre du territoire de la daïra de Chemini, le raccordement des foyers de nos populations est renvoyée aux calendes grecques». En même temps, la coordination met en garde les autorités et les invitent à «mesurer les conséquences de l’exclusion effective de la daïra de Chemini du raccordement de nos foyers dans la tranche II» et estime que c’est «à eux seuls qu’incombe la responsabilité d’éventuels dérapages». Pour la suite du mouvement, un membre de la coordination affirme que «des réunions seront organisées dans les prochains jours afin de penser des propositions et de donner suite à notre mouvement de revendication».   Continue reading

Copyright © 2004/2011 presse.algerieinfo.be .......