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Rassemblement contre l?oubli à Béjaïa :«La lutte contre l?islamisme politique n?est pas terminée »

21/03/15 - A l’initiative de la fédération locale du Mouvement démocratique et sociale (MDS) de Béjaïa, un rassemblement contre l’oubli des victimes de la décennie rouge qu’a traversé le pays dans les années 1990, a été organisé, ce samedi 21 mars, à la place de la liberté d’expression Saïd Mekbel.  Membre fondateur du Mouvement démocratique et social (MDS), Hamid Ferhi, a déclaré : «Le 22 mars a été choisi comme date symbolique pour nous rappeler de la lutte du peuple Algérien face à l’islamisme politique et son bras armé. À la même date des années 1993 et 1994, la société algérienne,  par les grandes manifestations d’Alger a permis  à l’Etat de se redresser  et de réussir la victoire contre le terrorisme islamiste». Le militant du MDS a estimé également que la lutte contre l’islamiste politique n’est pas encore terminée d’où la nécessité de mobiliser la société. Il dit à ce propos : «Sans la mobilisation de la société algérienne, aujourd’hui, on ne peut pas continuer la lutte contre l’islamisme et faire les tâches d’édification national et la résistance aux pressions internationales. Et, en même temps, combattre la politique du pouvoir actuel qui essaie de mettre sur le même pied d’égalité les terroristes et les résistants, conclut-il. De son coté, Hocine Boumedjane, président du centre de la documentation et d'information des droits de l'homme de Béjaïa (Cddh) de la ligue algérienne des droits de l’homme a affirmé : «Nous ne devons pas oublier le sacrifice de la société algérienne, dont des citoyens, des patriotes, des journalistes qui se sont battus pour la liberté. Le bilan est lourd : plus de 200 000 morts et des milliers de disparus et autant de personnes qui ont été contraintes à fuir le pays. Pour nous, c’est un devoir de mémoire».

Journée nationale des handicapés à Béjaïa : Une célébration et des défis

17/03/15 - Le centre sportif de proximité (CSP) d’Amizour a abrité samedi dernier les festivités de la journée nationale des handicapés, coïncidant avec le 14 mars de chaque année, initiée conjointement par l’association algérienne de tourisme et loisirs des handicapés de Béjaïa (AATLHB) et l’association Sport handicapé de la commune d’Amizour. Selon Lamia Messaoudi, présidente de l’AATLHB, «dix familles ayant des enfants nécessitant une rééducation fonctionnelle ont bénéficié d’une enveloppe financière de 10 000 DA chacune». Mourad Aouchiche, jeune handicapé venu du village Boussoumer de Timezrit pour adhérer à l’association Sport handicapé, s’est dit insatisfait de la situation que vivent les handicapés. «Nous continuons à lutter pour décrocher entièrement nos droits» dit-t-il. De son côté, le secrétaire général de l’association Sport handicapé, Akli Benchikh, regrette que leur association continue à travailler sans local depuis 2012. «J’appelle les autorités locales de la ville d’Amizour à dégager un siège pour notre association afin de pouvoir accompagner dignement nos adhérents», interpelle-t-il. Par ailleurs, plusieurs familles, associations et représentants des autorités locales ont répondu favorablement à l’invitation de Smail Benabbas, un propriétaire d’une salle des fêtes au village Amarat, dans la commune de Barbacha. L’ensemble des associations, dont Afennan, Talsa, Éclipse, Bab Lkhir, Mains blanches, Itij et les scouts d’Ait Ifser se sont mobilisées pour réussir une initiative qualifiée de «charitable». Les organisateurs ont préféré recevoir leurs invités avec le fameux plat culinaire Seksu Uderyis dans une atmosphère chaleureuse. Conférences dans le domaine de la médecine et de la psychologie, récital de poésie, chants patriotiques, spectacles clownesques, exposition de couture traditionnelle, animations artistiques et remise de cadeaux ont été au programme. «C’est le moins que l’on puisse offrir à ces enfants et jeunes qu’on dit handicapés. En réalité, ils ne le sont pas puisque ils relèvent constamment leurs défis» estime Omar Assoul, président de l’association Afennan d’Ait Sidi Ali. Saida Benhlima, une handicapée moteur, n’admet pas de voir ses pairs privés de moyens nécessaires. «Nous souffrons énormément du manque de moyens pour se déplacer facilement d’un lieu à un autre», dit-t-elle. Et d’ajouter : «je n’ai pas de métier mais je suis une passionnée des aiguilles et de la broderie. Je n’ai pas été à l’école, mais maintenant je suis des cours d’alphabétisation et j’ai réussi à lire et écrire le plus normalement. C’est dire que je n’ai pas du tout cédé à mon handicap». L’association Mains blanches de Béjaïa active depuis sa création pour l’amélioration du cadre de vie des personnes handicapées. D’après sa présidente, Mme Hakima Zenati, il est grand temps de regarder cette frange de la société avec plus de considération. «Car ils veulent et peuvent contribuer à la construction de leur pays et prouver leur citoyenneté. Nous sommes très optimistes que l’article 27/2002, obligeant les entreprises à intégrer 1% des handicapés diplômés parmi leur personnel, soit appliqué, d’après notre tutelle, à partir du 14 mars», déclare notre interlocutrice.

Sidi Aïch : Âami Rabah, un SDF, crée la polémique

17/03/15 - La situation sociale d’un homme de 85 ans sans domicile fixe crée une controverse à Sidi Aïch. Nasri Rabah, puisque c’est de lui qu’il s’agît, alimente notamment les discussions depuis mercredi dernier, quand deux employés de l’établissement public hospitalier (EPH) l’ont déposé sur le seuil du siège de l’APC aux environs de 17 heures. «Un chauffeur et un agent de sécurité de l’hôpital l’ont ramené dans une voiture banalisée et l’ont jeté ici», s’indigne un habitant. Très vite, une foule s’est rassemblée sur les lieux. Arrivés sur place, le président et des élus de l’assemblée communale ont alerté la sûreté de daïra et ont accompagné le vieil homme, transporté par les éléments de la protection civile à l’EPH. «C’est un geste inhumain», lance M. Boudjou, vice-président de l’APC. «En voyant une telle scène, les esprits des citoyens étaient chauffés et on craignait même un dérapage», poursuit un autre élu. Le directeur de l’EPH, Rachid Hocini, estime que «c’est un cas social qui n’a rien à faire dans un établissement curatif.» «Même si ce n’est pas notre rôle, nous l’avons pris en charge convenablement pendant une quinzaine de jours», enchaîne un autre responsable. «Nous manquons de places et cet homme, en plus d’être exposé aux maladies qu’il peut contracter, dérangeait les malades alors qu’il ne nécessite pas une hospitalisation», déclare le directeur. Et de continuer : «aucun élu ne s’est enquit de sa situation et personne ne nous répond au téléphone à l’APC.» Une décision de le faire sortir de l’hôpital a été donc prise par la direction de l’établissement pour «tarabuster» les élus afin qu’ils trouvent une solution. Ces derniers disent avoir saisi les services de la direction de l’action sociale (DAS) de Béjaïa maintes fois et admettent qu’il y a eu des lenteurs dans les démarches entreprises. «Pour nous, il était placé provisoirement dans le seul établissement que nous avons et qui peut être adéquat pour l’accueillir» nous dit-on à l’APC. Au cours de la semaine écoulée, un affichage anonyme, dans lequel on est revenu sur cette histoire, a accablé l’EPH. Et rien ne va plus entre l’assemblée populaire de Sidi Aïch et l’hôpital de la même ville. Les élus ne comptent pas en rester là et auraient fait réexaminer le SDF par un autre médecin afin de prouver la «négligence» des responsables de l’hôpital qui, eux, disent qu’ils n’ont rien à se rapprocher. Âami Rabah, connu de tous, vendait des plantes potagères au marché de la ville de Sidi Aïch et habitait jusque-là dans un hammam de la région. Le lendemain de cet incident, il est enfin pris en charge par les services de la DAS de Béjaïa. Il se trouve actuellement à l’auberge des vieux de Sidi Ouali, dans la ville de Béjaïa.  

Programme festif à Akbou

17/03/15 - Les associations des handicapés SID et Espoir ont respectivement organisé, vendredi et samedi derniers, des activités culturelles à la salle de cinéma d’Akbou à l’occasion de la journée nationale de l’handicapé, célébrée annuellement le 14 mars. Les personnes aux besoins spécifiques, accompagnées de leurs familles, ont eu droit à des intermèdes musicaux, animés par des DJ et des troupes d’Idebalen, et aux sketchs de l’humoriste Hriroche et du duo comique Lewhama. Si ces deux journées festives n’ont pas manqué de faire du bien à cette frange de la société, ses préoccupations de la vie quotidienne demeurent un souci permanent tant que les autorités publiques ne leur trouvent pas de solutions concrètes. «Des postes d’emploi aménagés pour les handicapés, la revalorisation de l’allocation financière qui leur est allouée et l’aménagement de rampes d’accès aux établissements recevant le public sont autant de revendications légitimes», dira Kamal Isdiken, président de l’association Espoir. En attendant que leurs doléances se concrétisent sur le terrain, les membres de cette association font de leur mieux pour s’entraider. «Grâce aux bienfaiteurs, que nous remercions au passage, nous distribuons du matériel orthopédique aux nécessiteux et nous organiserons à la fin de ce mois un mariage collectif au profit de deux couples démunis», ajoutera notre interlocuteur. L’association SID n’est pas en reste puisque des projets ont été montés au profit de certains de leurs adhérents dans le cadre des dispositifs d’aide de l’Etat. «Nous intervenons pour faciliter les formalités administratives, notamment. Des prêts bancaires pour l’acquisition d’un four, l’ouverture d’une librairie et d’un kiosque au profit des membres de notre association ont été décrochés dernièrement», affirme Madjid Takournant, secrétaire général de l’association SID qui souhaite ainsi aux heureux bénéficiaires une meilleure insertion socioprofessionnelle.

Slimane Zenati, coordinateur du Cnapest-e à Béjaïa «Il y a plutôt une bureaucratie structurelle au niveau du ministère»

16/03/15 - Propos recueillis par Nordine Douici L’association nationale des parents d’élèves a décidé de porter des plaintes individuelles contre les enseignants grévistes. Qu’en pensez-vous ? Nous souhaitons que les parents d’élèves rectifient le tir et qu’ils ne se trompent pas d’adversaire. Ce n’est pas de cette manière qu’ils vont contribuer à la solution et faire avancer les différentes revendications socioprofessionnelles et pédagogiques portées par le Cnapest-e depuis des années. Nous dénonçons les agissements d’une poignée de personnes qui ne représentent pas tous les parents d’élèves qui sont présents, aujourd’hui, et qui nous soutiennent dans nos actions. Ces derniers, comme nous tous, veulent que le gouvernement intervienne pour trouver des solutions à nos demandes et nous n’avons jamais fermé les portes du dialogue sérieux. La ministre a qualifié le mouvement du Cnapest-e d’une «grève structurelle» qui met en danger l’école, un commentaire ? Nous disons plutôt qu’il y a une bureaucratie structurelle au niveau du ministère de l’éducation. Nous interpellons les pouvoirs publics d’aller dans le sens d’éradiquer cette bureaucratie qui empoisonne la vie du secteur de l’éducation. S’il y a des carences structurelles, elles sont à chercher au niveau du ministère. Les communications de madame la ministre traduisent purement et simplement une fuite en avant et son désengagement sur les revendications cosignées dans divers PV avec la tutelle. Aujourd’hui, qu’est ce qui bloque le dossier des œuvres sociales du secteur de l’éducation ? Nous avons demandé la passation de consigne - chose logique - entre les anciens membres des commissions qui avaient géré les œuvres sociales et les nouvelles commissions nouvellement élues et installées. Au lieu d’aller à ce qui a été convenu, les pouvoirs publics ont répondu par une autre proposition, à savoir l’instauration d’une commission gouvernementale pour le recensement des biens et des avoirs des œuvres sociales. Mais depuis 2010, il n’y a pas eu cette commission. Aujourd’hui, nous nous posons la question : pourquoi les pouvoirs publics ne veulent pas donner le passif de la gestion des œuvres sociales ? Nous exigeons que la lumière soit faite sur sa gestion antérieure. Nous disons et nous l’assumons ; il y a une dilapidation massive de l’argent des œuvres sociales depuis 1994 à 2010. Les travailleurs ont le droit de savoir où sont passées leurs cotisations. Pour une meilleure gestion, nous tenons au principe de l’élection à la base des représentants des commissions de wilaya et de la commission nationale des œuvres sociales. Vous êtes accusés au Cnapest-e de ne vous intéresser qu’à l’argent,…? Pas du tout, au Cnapest-e nous sommes pressés d’en finir avec ces revendications qui traînent depuis longtemps et conforter le travailleur. Nous souhaitons vivement l’accélération de la prise en charge du volet pédagogique, tel que la surcharge des classes, les moyens pédagogiques, des formations de qualité pour les encadreurs. C’est des chantiers que nous avons ouverts et que nous n’allons pas lâcher. Nous avons des propositions qui méritent l’attention de la tutelle.

Akbou : Menace d?effondrement à Idjedarene

15/03/15 - Les fortes pluies tombées depuis le mois de février ont provoqué des dégâts et des désagréments pour les habitants du quartier Hira Tahar, communément appelé Idjedarène (Akbou). Des murs d’habitations se sont effondrés, et d’autres menacent ruine. Notre virée à ce  quartier populaire le plus ancien de la ville d’Akbou, accompagné de l’un de ses résidants, nous fait découvrir non seulement les étroites voies du quartier mais aussi le rude quotidien des dizaines de familles qui y vivent dans la précarité, l’insalubrité et la promiscuité. Le quartier nous offre un décor qui cache mal la misère des centaines d’âmes qui y vivent. Les maisons sont érigées au milieu d’un tissu urbain déjà mutilé par les constructions anarchiques en l’absence d’un plan directeur d’aménagement. C’est une véritable plaie béante au cœur de la deuxième grande ville de la wilaya et l’une des communes des plus riches du pays. Un samedi, alors que le ciel offrait une petite accalmie, nous rendons visite à M. B. Abedelaziz qui habite deux minuscules pièces faites d’argile et d’objets hétéroclites. A travers  les murs et le toit, l’eau pluviale s’infiltre sans cesse. Les bâches en nylon, mises en place pour assurer l’étanchéité du toit, gardent encore des poches d’eau pluviale suspendues et qui risquent de se déverser à tout moment sur les têtes de deux écolières qui étalent leurs cahiers au milieu de la pièce. «Le mur s’est effondré, alors que j’étais allongé dans la pièce. C’est grâce à Dieu si je n’ai pas été enseveli», dira le locataire des lieux. «Il s’agit d’un cas social, c’est un malade alité depuis des mois suite à une intervention chirurgicale invalidante», enchaîne notre accompagnateur en soulignant que des dizaines de familles dans le quartier risquent d’être ensevelies sous les décombres et nécessitent leur recasement en urgence. Il nous apprend également que même les appels de secours pour un éventuel recasement n’ont pas eu d’échos auprès des autorités concernées. «Cela fait des années que nous vivons dans cet état sans que les autorités communales ne daignent s’enquérir de notre situation» se plaint une femme. Pas loin de cette habitation qui n’a d’habitation que le nom, une autre famille de huit membres s’entasse dans une pièce humide de quelques mètres carrés. Le toit éventré n’offre plus l’étanchéité et la sécurité aux occupants des lieux. A. H est là depuis des dizaines d’années avec sa famille de huit membres. «Personne ne peut ignorer la dure réalité de ces milliers de personnes», souligne le représentant de l’association du quartier, en déplorant l’absence d’un programme de résorption de l’habitat précaire et le relogement des familles en détresse. «En l’absence d’infrastructures sportives et culturelles pour accueillir les jeunes, ces derniers sont en proie aux fléaux sociaux», a-t-il ajouté. Même les projets d’une salle de soins et d’une salle de sports ont été, dit-il, renvoyés aux calendes grecques. H. F, une cinquantaine d’années, occupe une maisonnette sur le bord du ravin qui traverse le quartier en charriant toute sorte de déchets et d’eau d’égout. «Maintes fois, on a demandé la canalisation de ce ravin, en vain», dira un riverain, en signalant l’affaissement de terrains qui risque de provoquer l’effondrement d’habitations entières. En été, le ravin dégage des pestilences où pullulent les insectes et les rongeurs. En somme, toutes les conditions sont réunies pour adopter un plan d’urgence à même de sauver des vies humaines.  

Santé : Un malade «coincé» dans un hôpital en France

15/03/15 - Faute de pouvoir payer une opération chirurgicale exorbitante, un citoyen originaire de Béjaïa est coincé à l’hôpital Saint-Eloi de Montpellier (France), depuis le mois de juin dernier. L’homme, qui répond aux initiales O. H., est un célibataire de 44 ans qui était fonctionnaire de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) pendant 25 ans. L’équipe d’hématologie clinique de l’hôpital français, où il a été évacué en urgence alors qu’il était en plein séjour touristique dans l’hexagone, lui a diagnostiqué un lymphome T périphérique, qui nécessite une longue hospitalisation et une greffe de cellule souche à 80 000 euros, nous indique un membre de sa famille. Le patient se retrouve «piégé», ne pouvant ni quitter l’hôpital Saint-Eloi ni même se faire transférer vers l’Algérie, dès lors qu’un prélèvement de cellule souche a été effectué par les médecins français, opération non reproductible obligeant l’établissement du prélèvement de garder le patient et de le greffer sur place, conformément à la loi française régissant les hôpitaux, indique la même source. Incapable de rassembler la somme demandée et d’honorer les frais tout aussi exorbitants des soins réguliers de son fils, la famille du concerné en appelle désespérément à l’intervention de la CNAS pour le «la prise en charge de l’opération afin de mettre fin aux souffrances de O. H. et de son entourage».  

Tinebdar : Une statue pour Abderrahmane Awaghlis

15/03/15 - Une statue à l’effigie du jurisconsulte Abderrahmane Awaghlis a été inaugurée il y a quelques semaines à Tinebdar. Le monument réalisé à l’initiative de l’APC, trône au centre du chef lieu communal. Cette œuvre d’art, aux mensurations grandeur nature, a été sculptée par l’établissement Mehdi, domicilié à El Kseur. A travers cet hommage posthume, l’APC a voulu perpétuer la mémoire d’un jurisconsulte de renom, qui a transcendé les limites de son époque. Originaire de la tribu des Ath Waghlis (Sidi Aich), Abderahmane Awaghlis s’est distingué dans la première moitié du XIVe siècle en créant une école de jurisprudence, dont l’influence s’est étendue sur plusieurs siècles. Il a, par ses remarquables enseignements, formé toute une génération de disciples, qui deviendront des Ulémas célèbres (al-Mashdaly, al-Huwary…). A travers Awaghlis et ses disciples, on s’aperçoit à quel point ont été puissants les rapports qui avaient existé entre Béjaïa et sa province d’une part, et entre Béjaïa et les autres cités algériennes d’autre part (Alger, Oran, Tlemcen…). L’un des manuels de jurisprudence les plus connus de l’époque était le fameux Mukhtasar d’Ibn al-Hajib, qui, selon Ibn Khaldun, avait été ramené d’Egypte vers Béjaïa par «le plus grand des cheikhs», Nasir ad-Din al-Zwawi et de là diffusé dans tout le Maghreb. C’est dans ce contexte qu’est apparue al-Mukkadima al-Fiqhiya, plus connue sous le nom d’al-Waghlisia. Cet ouvrage de Abderahmane Awaghlis va rester pendant des siècles le livre de base de l’enseignement pour les débutants. Il a été commenté par de nombreux savants célèbres (Abdelkrim az-Zwawi, Ahmed Zerruk al-Barnusi, Abu Abdellah as-Sanusi) et a été abrégé par Abderahmane as-Sebagh à la demande du célèbre Yahia al-Aydli, fondateur de l’une des toutes premières Zawiya. Ses consultations juridiques, encore présentes de nos jours dans des ouvrages de référence à Tlemcen (al-Maghili), au Maroc (al-Wanharisi) et en Andalousie (al-Ziyati), permettent d’appréhender la profondeur de son raisonnement et de cerner les contours de la vie sociale dans la région à cette époque.

En bref?

10/03/15 - Béjaïa-ville : Installation des feux tricolores Le projet d’installation du  premier lot des feux tricolores acquis par l’APC de Béjaïa, sera entamé ce mercredi, selon le président de l’assemblée populaire communale, Abdelhamid Merouani. Un marché de  114 millions de dinars qui, une fois réceptionné, est sensé réguler un tant soit peu la circulation dans l’ex-capitale des Hammadites. D’après l’élu, dans cette première phase, «12 carrefours seront dotés à commencer par celui de l’Edimco», avant d’indiquer qu’une «rallonge de 6 milliards de centimes a été dégagée du budget primitif de 2015 afin d’acquérir et d’implanter moins d’une dizaine d’autres feux tricolores pour arriver à 24 unités sur le même nombre de croisements». À croire le maire, les automobilistes ainsi que les piétons verront la mise en service de ce nouvel équipement acheminé d’Allemagne, dans un délai de  trois mois.  Par ailleurs, Abdelhamid Merouani, a informé que dès l’achèvement de ce projet les services communaux entameront aussitôt le programme d’aménagement des mêmes carrefours. Noyades : Deux enfants morts depuis janvier Le bilan de la Protection civile fait état de deux noyés déplorés depuis le début de l’année en cours. Le premier est un enfant de 7 ans qui a été emporté par les eaux d’une rivière au lieudit Hrayeche, dans la commune de Draâ El Gaïd, et le deuxième est une fillette de 8 ans, emportée, le 3 mars dernier, par les eaux de l’oued Aït Aïssi Khellil. Selon le même bilan, sept personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la circulation survenus dans la wilaya de Béjaïa depuis le début de l’année jusqu’au 3 mars dernier. Parmi ces victimes figurent deux octogénaires. 

Akbou : Premier forum pour la sauvegarde de l?enfance

10/03/15 - Un sociologue, un psychologue, un pédagogue et une adjointe d’éducation sont intervenus pour dire l’intérêt qu’il faut porter pour les enfants, notamment ceux se trouvant en difficulté. L’association Ikhoulaf des enfants victimes de séparation conjugale a organisé, samedi dernier, la première édition du forum pour la sauvegarde de l’enfance à la salle des délibérations de l’APC d’Akbou. Pour Sofiane Aoudjit, sociologue, «l’enfant est un être vulnérable et irresponsable dont le bien-être dépend de la qualité de vie dans laquelle il est élevé. Le facteur biologique (santé des parents, vaccination, dépistage scolaire) et l’aspect socioéducatif de l’enfant sont déterminants pour son épanouissement». Ces facteurs de développement influant sur le bien-être de l’enfant sont-ils réunis dans notre société ? Beaucoup d’efforts restent à faire, selon le psychologue Aït Belkacem : «la prise en charge de l’enfance en danger est défaillante. Aucune structure ne s’occupe, à titre d’exemple, du cas des enfants toxicomanes et l’hôpital de Oued-Aïssi est un asile psychiatrique qui ne sied pas aux enfants drogués. Le seul service pédopsychiatrique de désintoxication existant à Béjaïa est un service de consultation externe», déplorera-t-il lors de sa prise de parole. L’orateur ne manquera pas de relever, aussi, une exigence avérée dans les pays développés sans laquelle la prise en charge de l’enfant en difficulté ne peut être efficiente : le travail intersectoriel. «La Santé, l’Action sociale, les autres secteurs et les associations doivent travailler en étroite collaboration pour une meilleure prise en charge de l’enfant en difficulté. Encore faut-il que l’orientation pédiatrique se fasse de manière précoce avant que le mal ne soit irréversible», précisera-t-il. Les activités d’éveil dans le développement de l’enfance en général sont, selon Saddek Hadjout, pédagogue, très importantes. «L’enfant doit être préparé à affronter la vie car il s’agit d’un combat face auquel il faut s’armer en conséquence. Des activités sensorielles, physiques et cognitives (pâte à modeler, sport, jeux éducatifs…) contribuent au développement de la personnalité de l’enfant», estime-t-il tout en invitant, toutefois, les parents ayant des enfants souffrant de déficience à se rapprocher des structures psychopédagogiques les plus proches, à l’image de celle qu’il dirige à Akbou. Houda Benghanem, adjointe d’éducation, abordera, pour sa part, le cas des enfants victimes de séparation ou de conflits conjugaux en prônant la médiation. «Si, en Occident, le couple divorcé peut continuer à communiquer pour pérenniser les liens affectifs et les appartenances sociales de l’enfant, ce n’est pas le cas chez nous. La médiation familiale entre les parents séparés est, donc, nécessaire pour réorganiser la vie de l’enfant», dira-t-elle en substance. Les travaux d’atelier entrepris à l’issue des communications par les membres associatifs invités pour la circonstance ont débouché sur une batterie de recommandations à transmettre à qui de droit. «Elles concernent la protection de l’élève dans le système éducatif, la mise en place de structures spécialisées dans les quartiers, la sensibilisation des parents contre le châtiment corporel et l’organisation de rencontres d’enfants en échec scolaire de différentes régions», les résume Zaïdi Djerrah, président de l’association Ikhoulaf.  

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